Millôth Higgayôn, 14; Comment, sur Sanhédrin, X
2. Guide, II, ch. 2, p. 50; H, ch. 29, p. 227; III, Observation préliminaire (p. 3). Le Maacéh beréschith, « question de la création », ainsi nommé d'après le mot « beréschith » par lequel commence la Genèse; le Maacéh merkabah, « question du char céleste », ainsi appelé d'après le premier chapitre d'Ézéchiel (cf. Ezéch., X; Isale, VI; Zacharie, I-IV; Habacuc, III). Du trône de Dieu, il n'est pas question dans le Pentateuque (dans Exode, XVII, 15, 16, il faut lire néss et non pas késs) ; il en est fait mention dans I Rois, XXII, l$;Is.,\l,l, Daniel, VII; Job, XXVI, 7-14; comparez l'attitude de Jér., III, 16, 17. Ces deux termes techniques sont empruntés au Talmud, voir 'Haghigah, 13a et suiv. Dans I Chr., XXVIII, 18, les chérubins sont mis en rapport avec la merkabah; le Siracide, XL1X, 8, parle également du char d'Ézé-
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Le Maacéh beréschith est la physique fhokmath haéba), l«v Maacéh mèrkabah est la métaphysique fhokmath ha-élohouth). La première s'occupe des origines du monde el des êtres; la seconde, de l'existence et de la nature de Dieu, des rapports entre Dieu et le monde, des anges, de L'âme, de l'immortalité1, de la prophétie et de la connaissance de Dieu2. « Ne désirerais-tu pas connaître les ( ieux et savoir quel est leur nombre, quelle en est la figure et ce qu'ils renferment? Ce que sont les anges? Comment le monde a été créé et quelle en est la fin? Qu'est-ce que là me et comment est-elle arrivée dans le corps? Est-elle séparable du corps, et, si oui, comment l'est-elle, par quel moyen et à quelle fin3? » Il s'agit de savoir « ce qu'il faut penser des attributs, comment on doit les écarter de Dieu, quel est le sens des attributs qui lui sont appliqués, ce qu'on doit penser de la création, de la providence, ce qu'il faut entendre par la volonté, la perception et la science de Dieu, comment on doit concevoir la prophétie4 ».
Le Guide n'a pas pour objet d'établir une philosophie sous forme de système5. Il s'adresse à un public tout particulier, l'auteur prend soin de nous en avertir dans l'Introduction. À plusieurs reprises et avec insistance il déclare que son ouvrage n'a pas été composé pour le commun des hommes, mais pour des esprits instruits déjà dans les
chiel. Voir encore Maïmonide, Commentaire sur la Mischnah, traité eHa-
ch. 70, p. 331.
1. Comment sur la Mischna, l. c. ; cf. Guide, 1, ch. 34, p. 127.