ACTE nr.uxiEME
COLETTE
C'est tous les jours que tu es de mauvaise humeur!
SIMON
Evidemment, on ne peut pas avoir constamment le sourire sur les lèvres!
Je t'assure que ça m'inquiète ! Tu n'as rien qui te tr;icasse ?
SIMON
Moi ? Quel tracas veux-tu que j'aie? Je ne fiche rien et rien ne m'arrive, ma vie est plate comme une excuse.
COLETTE
Je vois ce que c'est! Tu es souffrant et tu ne veux pas me le dire.
SIMON
Autre chose !
COLETTE
J'écris au médecin de passer dimanche ?
SIMON
S'il se présente, je le flanque par la fenêtre, (un temps.) Je me porte comme le pont Alexandre.
COLETTE
Tu maigris A vue d'oeil.
SIMON
Signe de santé.
COLETTE
Alors, je reviens à ma première idée... tu as un souci que tu me caches. Je le vois bien, va : depuis doux mois tu n'es plus le même avec moi. Tu ne me p:irlqs pçesqifo plu.s, tu es triste, .rcnrerinn. Par mo-
ment, je crains que lu ne m'aimes moins... que tu ne m'aimes plus.
SIMON, la prenant dans ses bras.
Ma petite Colette!
COLETTE
Tu m'aimes encore ?
SIMON
Je t'aime, tout court. Mon chéri, il ne faut pas m'en vouloir, si je suis parfois distrait, mon cœur est près de toi, toujours, quoi qu'il advienne ; souviens-toi que je t'aime, que tu es mon seul bien, mon seul souci, le reste n'existe pas.
Il laqaitt«.
COLETTE
Terminé? déjà?
SIMON
C'est assez pour une fois.
COLETTE
Ecoute, il fait beau, voici longtemps que nous ne sommes sortis ensemble. Tu es libre?
SIMON, étourdiment.
Je ne sais pas encore.
COLETTE, étonné*.
Gomment ? tu ne sais pas encore?
SIMON
Je veux dire : je ne crois pas.
Tu n'es jamais libre dès qu'il s'agit de sortir «fM tooi. Mais tu sors seul presque tous les jours I
SIMON
Je cours à droite et à gauchei je m'o«cape de