SCENE IV Les Mêmes, FRANCIS avec un journal
Monsieur...
SIMON
Quoi?
FRANCIS
C'est le Journal des Entrepreneurs.
SIMON, soudain glacé.
Ah ? Merci.
Silence. Francis sort.
COLETTE
Eh bien ? Tu es décidé, je mets mon casque?
SIMON
Non... je reste pour Bridier... et vers la fin de la journée, je sortirai... affaires urgentes !..
Il pose le journal sur la tabla.
ACTK DEUXIÈME 49
COLETTE
Gomme si tu ne pouvais pas me sacrifier une pauvre petite journée.
SIMON
Impossible!
COLETTE, câline.
Voyons, on s'en irait au bois! Tu sais, les petites nllées qui nous appartiennent, où il n'y a jamais per- F.onne, et où nous perdions maman quand nous étions fiancés, et qu'elle nous chaperonnait. C'est du passé très récent; il me semble que je te retrouverai là, tel que tu étais, et que tu me redirais les jolies choses dont je me souviens encore, comme si tu venais «le me les dire... dont je me souviendrai toute ma vie. Je te soufflerai, si tu les as oubliées.
SIMON, ému.
Colette!., ma chérie.
COLETTE
Allons! fais-moi ce plaisir! Faut-il te prier à genoux ?
SIMON, violent.
Eh bien ! oui, je sors ! je sors avec toi... nous irons au bois ensemble, parce que je t'aime, tu entends, que tu es ma fennnc, et que j'ai le droit de t'emmener promener si ça me plait à la fin des fins 1
COLETTE
A la bonne heure 1
SIMON
Il n'y a pas de Rri.iier qîii tienne. Va t'halnlîor, vite ! Regarde, je suis gai, je suis lieureux et je l'adore.
COLETTE, lui sautant au cou.
Ah I COCO I que tu es gentil ! Je vais mettre ma robe pastel, tu auras l'air d'être en bonne fortune.
Elle sort.