SCENE PREMIERE
GARRIGUE, MADAME FÉVEROLLES, BRIDIER, MADAME BIIIDIER, puis FRANCIS.
GARRIGUE
Pourquoi ne voulez-vous pas venir chez moi?
MADAME FÉVEROLLES.
D'abord, parce que je me méfie... vous êtes dangereux!
GARRIGUE
Certainement. Et puis?
MADAME FÉVEROLLES.
Et puis, parce que je n'ai pas le temps.
On a toujours assez de temps pour ça... Et puis?
MADAME FÉVEUOLLES.
Et puis, parceque je suis honnête femme I
GARRIGUE
Après tout!
MADAME FÉVEROLLBS.
Non... avant tout. J'aime flirter ainsi.
GARRIGUE
Sur le pouce.
MADAME FÉVEROLLBS.
J'aime bien vous emmener avec moi, mais ça suffit. Je trouve même que nous sommes allés trop loin.
GARRIGUE
Oh I nous n'avons jamais dépassé les fortifications!
MADAME FÉVEROLLES.
Mon mari a tant de confiance en moi I
GARRIGUE
A quoi bon, puisque vous n'en abusez pas 1 Enfin, promettez-moi que ce n'est pas votre dernier mot.
MADAME FÉVEROLLES.
Nous verrons. (Francis entre avec nno lampe ) Ah I II
fait déjà nuit! Quelle heure est-il?
Francis sort.
GARRIGUE, tirant sa montre.
Cinq heures et demie. Vous êtes bien pressée I
MADAME FKVEROLLES.
Vous m'avez fait pordro un tctnps! Une heure et demie que nous bavardons! je n'attends pas le retour de Colette. (Elle se lève.) A demain après-midi, chez les Barentin, n'est-ce pas?