‹ Maine de BiranChapitre 132 sur 140 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

2. Œucres inédites..., t. III, iVo^es sur l'Évanfjile de saint Jean, p. 294 et sqq.

LA VIE DE L ESPRIT. '2 1 i

nées de la foi et les conquêtes de la raison, ou mieux du sens intime, se correspondent. Ce que lune enseigne, l'autre le découvre : les deux doctrines sont concordantes, parallèles. Ne sont-elles pas identiques? La vérité qu'elle conçoit, la raison ne l'aurait-elle pas pu découvrir? ne l'a-t-elle pas vraiment découverte?

Cette question s'est posée dans la pensée de Maine de Biran; et voici la réponse qu'il lui donne.

Il y a un progrès intellectuel et moral qui tient à l'exercice naturel de nos facultés, dont le moi contient le principe et la loi; il en est un autre qui nous peut venir, et qui nous vient au fait, d'une cause supérieure à nousmêmes. Tous ceux qui d'une manière quelconque relèvent de Platon, reconnaissent que le monde intelligible, dont Dieu est la lumière, nous est toujours présent. Pour le voir, il suffit d'ouvrir et de diriger dans un sens convenable le regard de l'esprit; nous sommes dès lors en contact avec la vérité : nous la connaissons. Mais nous pouvons aller plus loin. Sous une impulsion étrangère, sous l'action même de Dieu, sans aucune initiative individuelle, nous pouvons être unis d'une façon intime, et par la pensée et par l'amour, à Dieu et à la vérité. Et cela, c'est quelque chose de plus que ce que l'homme sait tirer de lui-même ; cela, c'est une vraie révélation, une révélation intérieure. Faveur divine. Platon l'a reçue; et après lui, les Alexandrins. C'est elle que le Sauveur annonçait à ses Apôtres quand il leur promettait la venue de l'Esprit K Maine de Biran a été le témoin de ces mer-

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