LIVRE IV
LA VIE DE L'ESPRIT
Chapitre premier. — L'intelligence. — Lacunes que présente la théorie de la croyance : 1° la substance n'est encore conquise qu'au bout d'un concept; 2" pour arriver à ce concept, on se fonde sur des principes qui contraignent l'esprit sans l'éclairer; 3" outre les notions indiquées plus haut, il y en a d'autres, à savoir les notions religieuses et morales, qui ont toujours préoccupé Maine de Biran et dont il devait un jour ou l'autre être conduit à chercher l'origine. —Passage du réalisme psychologique au réalisme théo-
TABLE DES MATIÈRES
logique. — Doux voies pour s'élever à Dieu : le raisonnement et la vision directe. — Comment elles conduisent au même but, sans s'exclure : « la raison explique ce qui était donné avant elle, et dans le sentiment même de notre existence »
Chapitre II. — La volonté. — Elle est libre. — Cette liberté s'exerce dans la comparaison des motifs, non dans la décision. — Elle enveloppe une tendance l'ondanuMitale qui a pour terme le bien. — Ce bien est Dieu lui-même. — Quel est son rôle à l'égard de la liberté? —Maine admet d'abord que Dieu sollicite notre liberté par des attraits et des répugnances; puis, (ju'il a dépos('« on elle la tendance de fond qui la meut et sans laquelle elle demeurerait inerte; enfm, (ju'il lui fournit, directement ou par l'intermédiaire du corps, la force enveloppée dans l'acte du vouloir. — La liberté perd de plus en plus de ses droits; elle ne conserve, sous l'envahissement du divin, que le pouvoir de donner ou de refuser son assentiment
Chapitre III. — Lamour. —La vie divine. — La liberté s'y absorbe dans l'amour. — Mais cette absor[)tion est son œuvre; et par suite, sa défaite est encore son triomphe. — Accord de cette dernière vue avec le point de départ du système Biranien
Chapitre IV. — La foi. — Du catholicisme de .Maine de Biran. — Opinions de Cousin, de PaulJanet, de M. Ern. Naville, de .M. Jules Didiot. — Nouvelle analyse de l'état d'àme de Maine de Biran. — Il a retrouvé la foi à un moment donné, mais « dans la pratique il est lent à s'ébranler » ; de plus et surtout, il a le souci de mettre sa philosophie d'accord avec sa foi. — S'il se rend à la dernière heure, c'est qu'il a fini par se convaincre. —La révélation intérieure
CONCLUSION
Principaux stades de la pensée de Maine de Biran. —Unité organique de sa doctrine. — Sa position à l'égard des autres philosophes modernes. — De l'action qu'il a exercée sur le xix« siècle. — Arrêt subit de son inlluence. — Ce qui demeurera de son système.. .. 300
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