Ibidem
5. Deux années plus tard, c'est-à-dire en 1484, nous trouvons un Raoul DE Bully, chevalier, seigneur dudit lieu, conseiller et chambellan du roi de
18 août 1507, un acte confirmatif des coutumes de Maintenay, grande seigneurie possédée par le duc de Longueville, comte de Dunois. Cette terre relevait de la couronne à cause du chAteau de Monstrœul '. D'une alliance ignorée naquit :
Antoine de Bully qui suit.
France, dans les mains duquel Jean Lallemant, receveur général des
ûnances au duché de Normandie, versa 240 livres tournois. Raoul de Bully
donna quittance de cette pension, qui lui était due pour service militaire :
« Nous Raoul de Bully, chevalier, seigneur dudit lieu, conseiller et
« chambellan du roy, nostre seigneur, confessons avoir eu et receu de Jehan
« Lallemant, conseiller du roy, nostre dit sire, et receveur général de ses
« finances es pays et duché de Normandie, la somme de deux cent quarante
« livres tournois, qui nous a été ordonnée par ledit sieur par manière de
« pension pour nostre entretenement en son service durant ceste présente
« année, commencée le premier jour de février passé ; de laquelle somme de
« deux cent quarante livres nous tenons pour contens et bien paies et en
« avons quicté et quictons ledit receveur général susdit et tous autres. En
« tesmoing de ce avons signé ces présentes de nostre main et scellées du
« scel de nos armes, le xviir jour de mars l'an 1484.
« Bully. »
{Titres scellés, vol. XXIII, BR, BU, fol. 1631, Cabinet des litres, Mss.)
Ce Raoul appartenait-il à la race des Bully primitifs ou à celle des l'Estendart, seigneurs de Bully? Les de l'Estendart à cette époque ne portaient poini isolément l'appellatif terrien, aucun d'eux, d'ailleurs, ayant le prénom de Raoul ne nous est connu. On sait en outre qu'en 1484 et 1485, une portion de Bully, notamment Marlincamp, appartenait à Jean Basset, chevalier, seigneur de Normanville, lieutenant du château de Rouen en l'absence de messire Louis de Brézé. Puisque Raoul de Bully ne peut être ni un de l'Estendart ni un Basset, il n'est pas téméraire de conclure qu'il descendait de Thomas de Bully, vivant en 1333, et dont il avait sans doute augmenté l'héritage.
1. Coutumes locales du bailliage d'AmieJis, rédigées en 1507, publiées par M. A. Bouthors, tome II, p. 6, article Mainlenon.
ANTOINE DE BULLY et sa femme MARIE DU ROY ' sont dénommés dans une sentence du i5 juillet 1516, dans un acte de 1517, un contrat du 2li septembre 1550 % et enfin dans une maintenue de noblesse du 18 juillet 1656 en faveur de Jacques de Bully, écuyer, sieur de Guéramé, de Destramé et autres places. Ces documents nous font connaître la postérité ci-après d'Antoine et de Marie du Rov :
1° Jean de Bully % qui va personnifier le degré suivant.
2° René de Bully, dont la destinée est demeurée tout à fait mystérieuse.
3° Pierre, qui figure, en l'année 1551, dans une transaction au sujet d'un moulin avec ses deux frères et qui conclut avec son aîné seul un arrangement le 10 février 1560*.
4 . Du Roy (Normandie) : D'argent, à trois aigles au vol abaissé de gueules.
2. Inventaire des titres de la Maison de Bully, vieux cahier manuscrit. Archives de M. Victor de Bully.
3. Maintenue de noblesse du 18 juillet 1656 conservée aux archives de la Cour des Aides de Normandie. Expédition authentiquée par le greffe du tribunal civil de Rouen et enregistrée le 9 novembre 1855.
JEAN DE BULLY, le 12 décembre 1536, procéda, de concert avec sa mère, au partage de la succession paternelle '. D'après le jugement de la Cour des Aides de Rouen qui ordonna l'inscription de Jacques, son petitfils, sur la liste des véritables gentilsbommes, Jean de Bully^'était marié à FRANÇOISE BLANGHET\ Il n'était plus en 1571, car à cette époque des tuteurs furent donnés à ses deux enfants que voici :
1° Jacques de Bully ^
2. Mainienue de noblesse du 18 juillet 1656, conservée aux archives de la Cour des Aides de Normandie. Expédition authentiquée par le greffe du tribunal civil de Rouen et enregistrée le 9 novembre 1855.
Il est présumable que Françoise Blanchet ne fut que sa seconde femme et qu'il avait eu pour première ISABEAU de Driqueville, de laquelle vint une fille unique, Callierine de Bully. Cette Catherine épousa, le 6 octobre 1563, d'après La Chesnaye-Desbois, et le 6 octobre 1550, d'après des actes de la famille de Bully, Robert de Bailleul, écuyer, seigneur d'Angerville et de Blangues. D'un autre côté, on voit que les enfants de Jean de Bully et de Françoise Blanchet étaient mineurs de leur père en 1571 . De ce fait on peut conclure sans trop de témérité que Catherine était issue du premier lit, et Jacques et Pierre du second. Robert de Bailleul fît acte de foi et d'hommage envers le roi, le 15 juin 1568, à raison des fiefs de Donjon et de Yillemesnil. Sa mort advint en 1 601 et celle de sa femme en avril 1 608 {Dictionnaire de la noblesse, par La Chesnaye-Desbois , tome l", pages 651 et 652. — Waroquier, tome II, page 170. — Archives de M. Victor de Bully.)
2° Pierre, dont l'existence nous est révélée par une transaction passée le ili septembre 1605 avec Robert Gautier, écuyer^ Il est présumé père : — 1. de Denis de Bully , époux de Marguerite de Bosquillon avant 1608; — II. de Jacques de Bully, marié à Perrine de Bosquillon en 1612; — III. de Charles de Bully , qui s'allia à Françoise de Lesne. Denis de Bully fit baptiser Antoine, son fils aîné, le 10 janvier 1608, Guillaume et Jean, ses deux cadets, l'un, le 10 février 1616, et l'autre le 22 avril 1627. Il eut aussi une fille nommée Jeanne, qui fut portée à l'église le 27 novembre 1612. Du mariage de Jacques de Bully et de Perrine de Bosquillon dérivèrent : Charles, né le 13 février 1612 ; Antoine, le 20 avril 1618, autre Antoine le 22 janvier 1626; enfin Catherine, venue au monde le 19 février 1615.
' JACQUES DE BULLY, dans un arrêt de l'échiquier d'Alençon, rendu en 1578, est qualifié « écuyer et seigneur de Guéramé ^ »
1. Inventaire des litres de la Maison de Bully; nous relevons, dans ce document, un achat fait par messire Hugues de Bully à Jean Artaud, prêtre, avant 1605.
2. Inventaire des titres de la Maison de Bully, vieux cahier manuscrit, Archives de M. Victor de Bully.
Il épousa ANNE LE HAYER % de laquelle vinrent :
i° Jacques de Bllly % point de départ des seigneurs <Ie Guéramé;
2° Pierre de Bllly, qui dut avoir pour parrain son oncle Pierre, et qui va incarner le prochain degré;
3° Anne de Bllly, qui régla avec son frère aîné, héritier presque en totalité du patrimoine, plusieurs questions d'intérêt domestique (iC58). Elle s'était alliée à N. Henry, procureur de la Cour des Aides de Paris, et portait : D'azur, à une fasce cV argent, chargée de trois merlettes de sable '.
Pierre de Bllly naquit à Airaines en 1607 ; laissé dans le veuvage par Catherine de Fourdrinier, il convola en secondes noces avec Noïile de Metz % et décéda le 2û novembre 1679, ayant eu du premier lit :
\ . Maintenue de noblesse en faveur de Jacques de Bully, conservée aux archives de ia Cour des Aides de Normandie. Expédition authentiquée par le greffe du tribunal civil de Rouen et enregistrée le 9 novembre 1833.
Hayer ou Le IIayer (Normandie) : De sable, à trois lances chargent.