‹ Maison de GicquelChapitre 51 sur 73 · Situé paroisse de Pleumeuleuc, évêché de Saint-Malo · texte numérisé non relu

Situé paroisse de Pleumeuleuc, évêché de Saint-Malo

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Leux, seigneur de Lourme. C'est ainsi que ce fief passa de la maison du Leux à celle de Gicquel. Julien Gicquel est cité dans la réformalion de 1513, en compagnie de sa mère, noble Guitlemette Chef-Demaill, comme ayant affranchi plusieurs acquisitions roturières1. Il fut père de :

JACQUES GICQUEL avait pour blason d'après Guérin de la Grasserïe : De gueules, à la croix d'argent^ cantonnée de quatre cygnes de même, membres de sable2.

t. Évesché de Saint-Malo, ancienne ré formation... Publié par M. Henri Des

Salles, p. 273. — Armoriai de Bretagne, par A. -P. Guérin de la Grasserie, t. I,

2. Ces armes ne sont point les mêmes que celles des seigneurs de la Lohière,

lesquelles diffèrent à leur tonr du blason porté par les aînés des branches deKerrel et du Nédo. Cette dissemblance ne prouve rien contre la communauté d'origine et l'unité de race. Les aînés dans la ligne des Gicquel, seigneurs de Kerrel, paraissent avoir pris les armes de leur fief de Kerrel, à partir d'Olivier Gicquel, premier possesseur de cette terre (1441). Les sieurs de Kerrel revinrent plus tard à l'appellatif patronymique. Ces changements héraldiques n'ont rien d'étrange.

Avant l'édit d'Amboise (26 mars 1555), les armoiries étaient sans fixité, et chacun pouvait les modifier suivant ses convenances. Le chevalier banneret, dans les courses ou les batailles, était exposé fréquemment à perdre son sceau. Il opérait alors avec celui, soit de son office, soit d'une alliance, soit de l'un de ses fiefs et même avec celui d'un autre capitaine. « Il y eut les armes de famille et les armes personnelles, » dit M. de Coston dans son Êtymologie des noms propres, p. 207. Dalloz, en son Répertoire de jurisprudence, article Noblesse, page 501, n° 15, nous apprend que <i l'usage permettait, dans les premiers siècles, de changer arbitrairement les armoiries. »

Les abus se multiplièrent à tel point que Henri II tenta d'y remédier par l'ordonnance d'Amboise précitée.

La Roque, dans son Traité de l'origine des noms, chapitres xxin et xxxiv,

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Il fut conjoint à JULIENNE POULLAIN1 qui procréa :

page 54, 207, 208, avait démontré victorieusement « qu'il y a des familles qui ont mesmes nom et diversité d'armes et d'autres qui ont diversité de noms et des armes semblables, et quelques autres qui tirent leurs armes de leur seigneurie. »

Le célèbre feudiste corrobore son opinion par des exemples :

« Je commenceray par celle de Caumont en Gascogne, dont l'une porte : tranché d'or, de gueules et d'azur, et l'autre : d'azur, à trois léopards d'or.

« Percy en Angleterre, qui vient du sang de Louvain, désigne son escu : d'or, au lion d'azur ; et ceux de ce nom en France, originaires de Normandie et établis en Angleterre, portent : de sable au chef danché d'or.

« Ainsi, l'ancien Montgommery en Normandie portait : azur, au lion d'or; et en Angleterre, en Ecosse et encore en Normandie : de gueules à trois fleurs de lys d'or.

« On remarque aussi que les seigneurs d'Audelay, du nom de Touchet, en Angleterre, portent: d'hermines au chevron de gueules; et en Normandie ceux de ce nom ont : d'azur, à trois mains d'or. Les premiers y ont ajouté un chevron d'argent.

« Bray, en Angleterre, porte : d'argent, au chevron accompagné de trois pattes de griffon de sable.

« En Normandie, deux autres maisons du nom de Bray ont des armes différentes; l'une : d'argent, au chef de gueules, chargé d'un léopard d'or; l'autre échiqueté d'or et d'azur à la bande accompagnée de deux cottices de gueules.

« Bailleul, en Artois : d'argent à la bande de gueules;

« Baiireul, en Flandre : de gueules au sautoir de vair ;

« Bailleul, en Picardie, s'arme d'hermines à l'écusson de gueules ;

« Bailleul, en Normandie : parti d'hermines et de gueules; et encore : d'hermines semé de croisettes recroisées, au pied fiché, à la croix niellée de gueules. Autre Bailleul s de gueules, semé de croisettes à la croix niellée d'argent.

« Au nombre de ceux qui ont pris les noms et les armes de leur seigneurie qu'ils avoient acheptée, a été selon le sentiment de Jean Scohier, chanoine de Bergue, Jacques Mouton, seigneur de Turcoing, qui vendit la terre de Turcoing et achepta celle de Harchies en 1444 dont il porta le nom et les armes, brisées d'un canton de gueules; il les écartela de celles du Quesnoy, à cause de Marguerite du Quesnoy de Turcoing, sa mère.

« De môme que Guillaume Lejosne, seigneur de Gontay, gouverneur d'Arras, qui mourut en 1467, prit les armes de Gontay, sa seigneurie.

« Jean Le Landois possédait la terre de Herouville-Azeville, dont il prit le nom et les armes.

1. Réformation de la noblesse de Bretagne faite les années 1067, 1668, 1069,

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GUILLAUME GICQUEL, sieur de Lécluse et de Ville- Velours, paroisse de Saint-Michel, laissa deux rejetons :

— 1° Toussaint Gicquel, sieur de Lécluse ;

— 2° Françoise Gicquel qui dénombra, en 1539, à raison de diverses redevances qu'elle tenait dans la paroisse de Plerin, évêché de Saint-Brieuc i.

TOUSSAINT GICQUEL, sieur de Lécluse et de Villeaux-Loups,, paroisse de Saint-Michel, s'allia à CATHE- RINE ou CHRISTINE MOREAU 2, de laquelle vinrent :

— 1° Julien Gicquel, sieur des Châteaux et de la Ville-Bourno ;

— 2° Henri Gicquel, qui eut une fin tragique,

1670, 1671 et continuée jusqu'en 1717. Vol. Il, grand in-folio, catalogué H. 1875 A; manuscrit sans pagination, bibliothèque Mazarine.

1. Archives domestiques de M. Albert-Auguste Gicquel des Touches, viceamiral et préfet maritime à Lorient. Cahier en papier, in-folio de G feuillets.

2. Ut supra. — Réformation de la noblesse de Bretagne faite les années 1667, 1668, 1669, 1670, 1671 et continuée jusqu'en 1717. Vol. II, grand in-folio, catalogué H. 1875 A; manuscrit sans pagination, bibliothèque Mazarine.

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comme on le verra tout à l'heure. Une délibération de la municipalité de Saint-Brieuc, remontant, selon toute apparence, à l'année 4579 ou 1580, porte, « qu'il sera « baillé à un moine franciscain une somme de huit écus « pour avoir, le caresme dernier, prêché et annoncé la « parolle de Dieu ». Cet ordre de paiement est souscrit par plusieurs membres de l'échevinage local et notamment par un Gicquel 1 . Celui-ci paraît être le même que Henri Gicquel, tué, le 8 mars 1591, dans l'église Saint- Laurens, un jour où les cérémonies du culte y furent troublées par une collision sacrilège. M. l'Alloué, greffier de la ville, avec une escorte de dix soldats, fut chargé par l'évêque de Saint-Brieuc de faire une enquête et un procès-verbal au sujet de cet homicide et des profanations commises dans le saint lieu 2.

JULIEN GICQUEL, sieur des Châteaux et de la Ville-Bourno, gouverneur de Saint-Brieuc3 en 1600, fut sans doute, à raison de la dernière terre, appelé Ville- Giquel. Un personnage ainsi nommé participa, le

1. Anciens évéchés de Bretagne, histoire et monuments, par Geslin de Bourgogne et A. de Barthélémy. Diocèse de Saint-Brieuc, t. I, p. 255.

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