FILIATION
GUILLAUME GICQUEL est mentionné comme ancêtre direct d'Olivier Gicquel (qui va personnifier le troisième degré) dans les preuves de noblesse, faites devant la chambre de réformation de Bretagne, le 29 mai 4669, par Pierre Gicquel, seigneur du Nédo, chanoine de la cathédrale de Vannes, et ses frères Sébastien et Jean, le premier sieur de Kermainguy et le second de Gaslan *. Les Bretons partisans du roi de France demandèrent à leur duc l'expulsion des Anglais qui tenaient garnison dans le pays. Sur son refus les réclamants se mirent à la disposition de
1. Extrait des registres de la chambre établie par le roy pour la ré formation de la noblesse du païs et duché de Bretagne par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier mille six cents soixante et huit vérifiés en parlement. Cahier en papier grand in-4° de vingt cinq rôles, dossier Gicquel, fonds bleu , bibliothèque de Richelieu, cabinet des titres.
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Charles Y et s'obligèrent à combattre sous sa bannière. Froissard nous apprend que les sires de Laval, de Tournemine, d'Avaugour, de Rochefort, de Rieux, de Ruillé, de Fonteville, de Granville, de Hambie, de Denneval, de Gères, le vicomte de Rohan, le maréchal de Blainville et plusieurs autres bannerets de Bretagne et de Normandie vinrent attaquer la place de Bécherel, gardée et défendue par Jean Appert et Jean de Gornouailles qui résistèrent héroïquement à tous les assauts. Dom Lobineau prétend que le siège de Bécherel par le sire de Laval et le vicomte de Rohan eut lieu en 1374 et non pas en 1373. Charles V envoya aux assiégeants des renforts commandés par Olivier de Montauban et Amaury de Fontenay. Sous ces deux chefs servaient : du Chatelet, Melèce, la Feillée, Frezeau, Beloczac, le Vayer, du Houx, la Fouchaïe, la Chasteigneraie, Bertrand de Beaumont, des Aunois et Gicquel (Guillemot ou Guillaume) l. Celui-ci, après avoir fait montre à Pont-Audemer, le 4 k juin 1378, reçut, pour lui et trois écuyers ses servants, la somme de cent livres tournois *. En 1365 la maison de Blois céda tous ses
i. Histoire de Bretagne, par Dom Gui-Alexis Lobineau, t. I, p. 405.
2. Mémoire pour servir à l'Histoire de Bretagne, par DomMorice, t. IL p. 388.
14 juin 1378.
Extrait âii premier compte de Jean le Flament, trésorier des guerres du roi : Guillaume !&b Gicquel escuier, et trois autres escuier receus au Pontaudemer, *e 14 Juing, à lui C liv. tourn.
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droits à celle de Montfort par le traité de Guérande, qui mit fin à la guerre de succession de Bretagne. Cette convention fut ratifiée, le 20 avril 1381, parles grands feudataires du duché et notamment par Bertrand Cornel, Perrot du Tronchet, Olivier de la Hercedoyère, Guyon Guenoux, Jean Capelle, Robert le Moyne et Guillaume Gicquel *.
• Guillaume Gicquel était au nombre des grands seigneurs bretons qui conclurent en 1379 avec les bourgeois de Rennes un traité d'alliance offensif et défensifpour repousser l'invasion étrangère. Les nobles et ceux du tiers prirent l'engagement mutuel et solennel de vivre ou de mourir ensemble pour le maintien des privilèges locaux, la défense de la forteresse et des murailles de Rennes, dont la garde fut confiée à Àmaury de Fontenay, qui promit de ne livrer les clefs de la ville qu'à l'héritier légitime de la Bretagne. Pour parer aux besoins de la résistance on nomma un trésorier général, qui devait percevoir les deniers du duc et le fouage de 20 sous par feu. Le P. Alexis de Lobineau en son Histoire de Bretagne parle de cette ligue patriotique en ces termes : « Ce n'était pas assez que les « nobles du païs de Rennes se fussent unis à ceux qui « s'opposaient à l'invasion du duché, s'ils ne s'unis- « saient entr'eux et avec les bourgeois par un traité
\, Ut supra, col. 276.
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particulier. C'est ce qu'ils firent le mesme jour, et se promirent réciproquement de s'entr'aider à la défense du droit ducal de Bretagne contre les étrangers. Ils établirent messire Amauri de Fontenay, sire de la Motte au Vicomte, leur capitaine et garde de la ville et du chasteau de Rennes ; ils lui donnèrent pour associez vingt-deux gentilshommes de leur union, qui furent Che vigne, la Motte, Champagne, Montgermont, Bourdonnaie, un autre la Motte, Chenné, Henri, Brochard, du Gué, Saint- Pern, la Magnane, Beaucé, le Voyer, Bobril, Partenai, l'Evesque, la Roche, Boterel, un troisième la Motte, Mahé et un autre Chenné, qui jurèrent tous qu'ils ne rendraient la ville et le chasteau qu'avec le consentement ( de tous ceux de leur union, ou de la plus grande partie. Amauri et les vingt-deux autres jurèrent, ( outre cela, de vivre et de mourir ensemble à la garde de Rennes. Amauri de Fontenai, René de Blossac, Gui de Sévigné, Jean Raguenel et Alain du « Plessiz élurent un receveur général pour les deniers ( du prince, et pour le fouage de vingt sous par feu. Tous ceux de cette ligue particulière promirent de garder et de défendre les bourgeois, et de ne point coucher plus d'une nuit hors de la ville, sans la pert mission d'Amauri de Fontenai, de ne laisser à < Rennes aucune personne de considération, sans c l'obliger à promettre qu'il ne ferait aucun tort, ni
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« aux habitans, ni aux liguez; et de ne consentir « jamais à ce que la ville et le chasteau de Rennes « fussent mis en d'autres mains que celles d'Amauri « de Fontenai, jusqu'à ce qu'on leur eust accordé pour « eux, leurs alliez, et leur receveur, une amnistie ,« générale de tout le passé. La plupart des autres con- « ditions de ce traité sont semblables à celles du pre- « mier. Ces seigneurs si zélés pour la liberté de leur « patrie estoient quatorze chevaliers qui ont esté déjà « nommés, et cent vingt-sept escuïers, dont les plus « remarquables sont : Gicquel, Tréguené, Benazé, « Channé, la Roche, Hatter, la Tousche, Ghasteau- <( Letard, Preauvé, Glé, Beaucé, d'Espinai, la Bauldière, « Corcé, de Lourme, Bu ris, Partenai, Mandart, le Coq, « Tixuë 5. »
Le serment prêté, en 1379, pour le saluftde l'indépendance bretonne fut renouvelé et ratifié, le 20 avril 1381, par François de Boulogne, Guillaume deTournemine, Jean de Sévigné et Guillaume Gicquel qualifiés écuyers 2.
Un ancien manuscrit, ayant appartenu à M. Cunat et publié par M. Henri Des Salles, nous fait connaître le nom de la femme de Guillaume Gicquel, qui s'appelait PERRETTE BINO; elle est dite veuve dans une nomen-
1. Histoire de Bretagne, par Dom Gui- Alexis Lobineau, t. I, p. 421. (Voir, aux Preuves, p. 123, document X.)
2. Histoire de Bretagne, par Lobineau, t. II, p. 617. (Voir, auxPreuves, p. 123, document X.)
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clature des nobles qui possédait des fiefs, en 1426, dans la paroisse de Saint-Brieuc de Mauron en l'évêché de Saint-Malo *.
De cette union provinrent :
— 1° Guillaume Gigquel ;
— 2° Jamet Gigquel, qui apparaît dans la suite des chevaliers, chevetaines et gendarmes qui escortèrent le duc de Bretagne pendant un voyage en cour de France dans l'intérêt de la pacification du royaume. On y remarque : le comte de Penthièvre inscrit pour cxx livres; Jean de l'isle, Jamet Gicquel, Jean de Beaumanoir, Eustache de Plumaugat, Macé de Lourme, Robert de Mélèce. Ceux-ci touchèrent aussi un mois de leurs gages à partir du 10 avril 1418 jusqu'au 10 mai suivant, des mains de Salmon Periou, argentier du prince \ Jamet Gicquel engendra Guillaume Gigquel, auteur de la branche des seigneurs du Goudray que l'on retrouvera plus loin.