‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 195 sur 325 · LIV-III · texte numérisé non relu

LIV-III

mal qui en est altoini, un aHaiblissemenl total des forces vitales qui s'annonce par la lassitude, la j)aresse et une diuiinulion de Tappétil. I-a gencive est enflée et flasque, el au nioiiidre contact elle donne écoulement à un sang noirâtre La peau de lanimnl est molle, et le lard qu'elle couvre cède à l'impression du doigt. Lorscpi'on arrache des soies, on eu trouve les bulbes noirs et sauguinolens, tandis qu'ils soûl fauves lorsque le porc est en bonne santé. — Les porcs délivrais sont exposés à cette maladie lorsqu'on les tient renlér- !i)és dans des porcheries où règne un air humide, ou bien lorsqu'on ne varie pas leurs iilimens. — Le traitement est long el queUpiefi>is infructueux; il vaut donc mieux tuer la bête si elle est suffisaumient grasse, car la ihair du porc qui en est atta'iué n'est pas malsaine. Cependant, si l'on veut essayer un !i-ailenient, il faut donner à l'animal une nouri-iture bonne el substantielle, le taire sortir à l'air libre, lui donner une élable propre, mêler tous les jours à sa nourriture de 4 à 6 livres (fune décoction d'une plante amère (absynthe, trèfle d'eau, écorce de saule ou de chêne, etc.), eu y associant, d'a[)rès le conseil de Viborg, une quantité égaie d'un lait de chaux ou une solution de deux gros d'alun.

§ 111. — Petite vérole.

Celte maladie est rare el encore peu connue. Au début, l'animal qui en est atteint baisse la hure et porte les oreilles en arrière; il a les yiHix ternes, et il éprouve quelques mouvements de fièvre. Vers le troisième ou le quatrième jour, on aperçoit sur les porcs blancs des taches rouges qui grossissent jusqu'au sixième jour, époquea laquelleellescommenrent à pâlir au centre et à suppurer. Au neuvième ou dixième jour, les boutons sont tout blancs et couverts d'une croûte qui commence à tomber vers le douzième jour. Cette affeclion est quelquefois régulière, d'autres fois irrégulière : on prétend qu'elle est contagieuse parmi les porcs, qu'elle naffécle qu'une seule fois le même animal, et qu'elle se (iéveloppe principalement S'ir les gorets. La salubrité des toits, l'usage du petit lait ou de l'eau acidulée par du levain pour les gros j)orcs et les mères des gorets, lorsque la maladie est régulière, sont les moyens que l'on a mis en usage avec le plus de succès pour combattre celle affection.

§ lY. — Bosse (jto/é).

Voyez Charbon, P^o^ 302.

§ V. — Boucle {charbon à la langue).

Voyez Charbon, page 302.

§ VI. — Aphthes et mal de pied.

Voyez Stomatite, page 303.

§ VII. — Maladie pédiculaire (p/hiriasis).

Développement de poux sur les porcs. Les cochons pouilleux se frottent, sont maigres et ne piofitent pas de la nourriture qu'ils prennent. Cette vermine fourmille quelquefois dans toutes les parties du corps, se fraie un passage sous la peau, sort par le nez, la bouche, les yeux, et même, dit Viborg, peut être évacuée avec les lu'ines et les excrémens. J'avoue que je trouve ce dernier fait bien ex traordinaire.

Il y a bien peu d'espoir de sauver l'animal atteint de la vraie maladie pédiculaire; car on a beau détruire les poux, il s'en développe d'autres presque aussitôt. Cependant on peut essayer de bassiner les places vermiueuses avec le vinaigre arsenical (2 litres de vinaigre, 1 litre d eau et 1 once d'arsenic; faire bouillir le tout ensemble jusqu'à ce que l'arsenic soit dissous). II est essentiel de tenir l'animal en traitement aussi propre que possible et de le bien nourrir. Viborg recommande de lui faire avaler tous les jours 2 gros d'éthiops minéral mêlé à 1 once de sel de cuisine.

§ VIII. — Esquinancic.

Voyez Jnginc, page 303.

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