DE L'ÉLÈVE
Section m. — De l'clcvc du bétail.
On peut (Ihiser rélève en trois përiodes différentes : La première comprend la période pendant laquelle l'animal se trouve dans le sein de sa mère;
La seconde, pendant laquelle il tète et dépend encore de sa mère ;
La troisième comprend l'intervalle depuis le sevrage jusqu'à l'accouplemeut.
§ \". — Première période.
Avant que l'animal soit au monde, nous pouvons influer sur son état futur, sa venue, sa taille, etc., par le traitement auquel nous soumettons la mère.
Celle-ci doit être mieux nourrie, principalement pendant la seconde moitié de sa gestation, que dans l'état ordinaire; on doit aussi éviter avec soin, dès celte époque, de lui faire faire des travaux pénibles et de la mettre dans le cas de recevoir de mauvais traitcmens, surtout des coups sur le venti-e, si l'on ne veut I)as risquer de la faire avorter.
Le danger est d'autant plus grand, les soins sont d'autant plus urgens, que le moment du part approche davantage. Il est important de ne donner à l'animal immédiatement avant et après le part, qu'une nourriture légère, en ouantilé modérée et composée d'alimens de facile di°;estion, et cela, non -seulement pour la mère qui ne pourrait digérer une nourriture très- substantielle, mais encore dans l'intérêt du petit sujet qui n'a pas besoin d'une si grande abondance de lait et qui souffrirait même de sa faculté trop nutritive.
§ II. — Deuxième période.
Chez toute espèce de bétail, on doit, autant que possible, abandonner le part{\a mise-bas) à la nature, et ce n'est que lorsque le petit se présente mal, qu'il faut aider la mère en tâchant de le replacer avec précaution dans la position normale.
Dès que le petit est né, on l'abandonne aux soins de sa mère qui sait déjà le traiter de la manière la plus convenable. Chez les chevaux, les moutons et les porcs, celte méthode ne souffre aucune exception; ce n'est que chez les bétes à cornes qu'on sépare quelquefois le veau de sa mère, pour des molils développés plus loin.
Tous \es mammifères cherchent par instinct leur nourriture aux mamelles de leurs mères jusqu'à ce que leurs organes de mastication et de digestion soient assez développés pour qu'ils puissent manger d'autres alimens.
Pendanirallaitement,la mère doit recevoir une nourriture bonne et abondante, et surtout des alimens qui, tels que les carottes, les pommes de terre en petite quantité, les eaux blanches, les fourrages artificiels verts, favorisent la sécrétion du lait; on doit aussi lui éviter les fatigues et les mouvemens violens; enfin on la laisse toujours autant que possible avec son petit.
A mesure que ce dernier croit, ses besoins augmentant, en même temps que le lait de la mère diminue, il se trouve bientôt forcé d'y suppléer par d'autres alimens; comme à cet