‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 298 sur 325 · DE LA REPRODUCTION · texte numérisé non relu

DE LA REPRODUCTION

gcrs, c'est-à-dirp que le lait commence h y affluer. Quand ce dernier symptôme se manifeste sur une brebis, il est prudent de ne plus la mener aux champs, de peur qu'elle ne mette bas hors de la bergerie, ce qui serait tout au moins fort embarrassant pour le berger, et pourrait être fatal à la mère ou à l'ajineau dans le cas d'un part contre nature ou simplement dans le cas d'un changement subit dans la température.

■ Nous ne reviendrons point ici sur les principes concernant le part qui ont été développés dans {article chirurgie: nos lecteurs savent qu'il faut secourir la mère en ce moiuf-nt, soit par une saignée si ragnellcment est contrarié par un excès de force, soit par un breuvage t'oî titiant ou une provende échauffante si la l)r(bis est trop faible pour expulser le fœtus. I.e.s circonstances avec lesquelles se présente l'agneau ont été aussi décrites d'une manière suffisiinte; nous nous contenterons donc «le mettre sous les yeux du lecteur quatre figures destinées à f.iire comprendre les po>itions dans les- (lUi'lles se présenfente ordinaitement l'agneau au moment du part. L'agneau de la figure première

Fig. 300.

Fig. 303.

est dans la position noiinale; les pieds de devant au-de>sous et un peu au-devant du museau n'opposent aucun obstacle à la sortie du jeune animal; le cordon ombilical est libre et ne peut contrarier îi'S efforts que fait la mère pour expulser le fœtus : dans ce cas le berger doit laisser faire la nature. La figure 301 montre la mauvaise pfisition des pattes de devant; la jambe gauche s'étendant audessus de la tête et la jauiije droite repl.ée en arrière s'opposeraient Cf^mplélement à la délivrance; elles doivent être ramenées à la position de la pre niière figure.

l.a mauvaise position de la tête est indiquée dans la figure 302; il faut repousser doucement le

Fig. 302.

son)met de la tête, saisir le museau et le replacer comme il doit être dans l'état naturel, c'est-à-dire en avant et appuyé sur les jambes de devant.

Dans la figure 303, la délivrance serait entravée par le cordon ombilical <|ui retient la Jambe droite autour de laquelle il est enroulé : on casse le cordon et l'on ramène la jambe dans la pasitioD qu'elle doit occuper. Nous renvoyons du

reste h l'article Chinirsie pour les détails de ces diverses manœuvres.

Les portées doubles ne sont pas rares dans Tcspece ovine, M.Tessier s'est assure que sur Î7l brebis communes portières, il v avait 22 agnellemens doubles : ce qui fait plus d un dix-.«ieptième. Cette proportion est beaucoup plus forte dans certaines races, telles que les disiley et la {l;indrine.

L'agneau nouv( au né doit être placé près de sa mère, pour qu'elle l'essuie en le léchant ; si elle n'était point disposée A remplir cette fonciidU, le berger devrait l'y encourager en répandant sur le nouvel animal du sel, du son ou quelque substance farineuse. Quand la mère e>t trop faible pour s'occuper de son petit, ou que le part a eu lieu dans les champs, le petit doit être essuvé et doucement frotté |>ar le beri^er avec du foin ou avec son manteau. Quelques heures apiès l'agnellenient, on place l'agneau près du pis de la mère, on lui entrouvre la bouche, et l'on y fait couler quelques gouttes de lait exprimé du mameion ; puis on lui place le mamelon entre les lèvres, et l'on examine s'il tette conveiablement Ordinairement la mère ne se refuse point a se laisser téter, et l'agneau lui-même n'a pas besoin d'être longteuij)S enseigné par le berger pour s'allaiter comme il convient. Cependant il peut arriver que la mère soit trop faible jjour pouvoir allaiter, ou que son lait ne soit pas d'une bonne nature, et qu'alors le petit se refuse à accepter cette nourriture. Dans les deux cas, un allaitement artificiel devient indispensable. La mère peut être remplacée, soit par une autre brebis qui aurait perdu son petit, soit P'T" uiie chèvre qui serait entretenue dans cette prévision. La chèvre acceptera son nourrisson avec facilité, elle l'accueillera avec plaisir, dès qu'elle aura été tétée une seule fois et présenteia sa mamelle sans l'intervention du berger. Les brebis, au contraire, montrent plus de ré|)Ugnance pour adopter un nourrisson étranger ; on emploie ordinair*ment un artifice bien connu pour tromper la mère et lui faire croire que l'animal qu'on lui présente lui appartient réellement. On frotte l'agneau délaissé avec la peau de celui qui appartenait réellement à la brebis, ou bien on piofiie de la nuit pour le coucherentre les pattes de sa mère adoptive qui le lendemain se persuade que le petit lui appartient. l.or>que l'on ne possède ni (lièvre, ni brebis dont la mamelle soit disponible, on nourrit l'agneau avec du lait qu'on lui fait boire, soit dans une bouteille munie d'un biberon, soit dans un plat, ce qui est plus cornmode. On abaisse la tête de l'agneau sur le plat, on lui passe un doi^'t dans la bouche, et cioyarit tenir le mamelon de sa nieîe, il aspire le lait avec plaisir ; quelques jours après, on lui retire les doigts peu h peu, ei il s'accoutume à boire seul, sans qu'on ait besoin de le tenir.

Cet allaitement artificiel a besoin de q-uelques précautions n('ces■^itées par la différence alimentaire qui e\iste entre !e lait de brebis et le lait de vachequel' n est forcé d'employer II est prudent de mêler au lait une certaine quantité d'eau, et de le présenter toujours à peu près à la même température qu'il aurait en sortant de la mamelle Néanmoins le jeune ajjneau éprouve souvent des coliques qui dégénèrent fré<iueninient en diarrhée, il est nécessaire alors d'ajouter au breuvage quelque sub^tance légèreiiierit asli ii)g> nte, et l'rm recommand*^ comme un bon spécificiue l'emploi delà tor-

DU MOUTON

mfntille en infusion à raison d'une once environ ji.ir litre de lait. L'aj^neau tloit en outre être tenu dans un lieu bien chaud pour suppléer à la chaleur qu'il aurait reçue de sa mère; sans cela le froid le ferait proniptcment dépt'rir et pourrait môme occasionner sa mort dans les premiers jours. Si l'on n'avait pas de lait dont on pût disposer pour les agneaux, et que l'on tînt cependant beaucoup à leur conservation, il serait possible de les élever en leur faisant boire une décoction d'orge ou de blé, dans laquelle ou délayerait un peu de farine, de fécule, de pommes de terre ou de carottes cuites et bien écrasées. Tant que dure l'allaitement, la nourriture des brebis a besoin d'être plus substantielle et leur étable doit être maintenue un peu plus chaudement qu'à l'ordinaire, surtout si les agneaux et les mères manquent de vigueur.

Une semaine ou deux après le part, on peut commencer à faire sortir les brebis qui jusque-là sont restées enfermées avec leurs petits. On trouve à cette sortie un avantage assez marqué pour la santé des brebis; leurs agneaux, (jui restent pour ainsi dire constamment suspendus à leurs mamelles, les fatigueraient et les épuiseraient même tout à fait, si on continuait plus longtemps à les laisser ensemble ; on peut même profiter de ce momentpour commencer à habituer lesagneauxà se passer de leur mère ; la séparation, qui nedure d'abord qu'une ou deux heures par jour, est augmentée insensiblement au point de durer la journée entière ; cet intervalle augmente l'appétit des agneaux, donne le temps au. lait de se reproduire, et assure la santé des mères par l'exercice qu'il leur procure ; 4 à 5 mois après il est temps de penser au sevrage. Il convient de le faire peu à peu en supprimant l'allaitement avec lenteur et en ne laissant plus du tout les agneaux auprès de leur mère. On doit à cet effet éloigner autant que possible la bergerie des uns et des autres, pour qu'ils ne puissent pas s'entendre bêler réciproquement. Cette attention de les mettre hors de la portée de s'entendre est surtout très-importante lorsqu'on les sèvre complètement ; l'agneau privé de sa nourriture habituelle ne s'accoutume pas tout à coup à ce changement de régime; quand l'heure arrive à laquelle on le faisait téter ordinairement, il se tourmente, il appelle sa mère par des bèlemens prolongés, et s'il l'entendait lui répondre, il ne toucherait point à la nourriture qui garnit son râtelier, il maigrirait promptement ; un mois entier ne suffit pas toujours pour qu'ils s'oublient mutuellement; aussi doit-on éviter sérieusement de les laisser se voir ou se rapprocher quand on les lâche pour les faire boire ou pour les affourer- La vigueur»des agneaux (juand ils sont devenus adultes, dépend essentiellement delà manière tlont ils auront été nourris dans leur enfance ; lésiner à cette époque sur leur nourriture, ce serait se priver de tous'les avantages que leur élève doit produire, ils resteraient ciiétifs et de peu de valeur, et leur vie ne se prolongerait point autant qu'on peut l'espérer dans la rare des mérinos.

« Pour avoir de beaux agneaux, dit Pictet, il faut leur donnr r dès l'âge de 3 mois une provende ou ration d'avoine mêlée de son, le matin et le soir; savoir ; deux poignées de son et une d'avoine par jour jusqu'au sevrage, et une quantité double depuis le sevrage jusqu'à 8 mois. Il faut leur ménager pour le moment du sevrage un pâturage à la fois abondant et sec, leur faire manger de très-bon foin ou de la luzerneau râtelier toutes les fois que le pâturage n'a i as été suffisamment abondant, ou ijue le mauvais temps a contrarié le parcours. H faut enfin ne rien épargner pour accélérer la croissance de? agneaux, car c'est de la rapidité avec laquelle.ils croissent, sans éprouver d'arrêt dans leurs développemens, que dépend en très-grande partie leur beauté comme animaux adultes, et leur vigueur pour toute la vie. »

Une précaution que l'on ne doit point négliger Cdusiste à ne n'fonrer les agneaux que lorsqu'ils sont hors de la bergerie, ou tout au moins à éten-

dre le fourrage dans les râteliers avec assez de soins pour qu'il n'eu tombe aucune parcelle sur la toison des jeunes animaux, caries agneaux qui ne trouveraient point promptement place au râtelier ramasseraient les parcelles de foin qu'ils apeirevraient sur leurs voisins et risqueraient d'avaler avec leur nourriture des brins de laine, ce qui ne tarderait point à former dans leurs estomacs le noyau d'égragropile dangereuse [voir le chapitre sur les maladies). C'est par la même raison (lu'ilest fort sage de tondre ou plutôt d'arracher la laine qui garnit quelquefois la mamelle des brebis au moment où l'allaitement commence.

Nous venons de parcourir les phases diverses de l'élève du mérinos dès avant sa conception jusqu'au moment où il peut entrer parmi les bêtes composant le reste du troupeau ; les règles que nous avons tracées peuvent s'appli(iuer à toutes les races répandues sur notre territoire, seulement elles peuvent être suivies d'une manière moins rigoureuse pour les variétés moins précieuses que celles qui nous occupent, et (|ui, du reste, sont d'une nature moins délicate et d'un tempérament mieux approprié à notre sol.

Nous ne parlerons point ici de la castration ni de la clavelisation. (/^o/> article chirurgie)

Section v.

Du métissage, progression.

Troupeau de

Tous les cultivateurs ne se trouvent point convenablement placés pour s'adonner à l'éducation des mérinos purs, ils n'ont pas tous à leur disposition un local convenable pour les loger, des pâturages appropriés à leur nature, et encore moins le capital considérable qu'exige l'achat de ces bêtes précieuses; mais presque tous sont en position d'améliorer, d'augmenter considérablement la valeur des bêtes communes qu'ils possèdent, en les soumettant au métissage.

L'éducation des métis ne demande ni les mêmes avances , ni des soins aussi minutieux, ni un sol aussi sain que celui qu'exigent impérieusement les mérinos. Les agneaux qui proviennent de l'union d'une bête fine et d'une bête commune, tout en acquérant une partie des qualités de leur père, conservent la force de tempérament de leur mère, et supportent presque aussi bien qu'elle les privations au milieu desquelles ne pourrait même subsister un troupeau de race pure.

On a développé dans un autre lieu de cet ouvrage les règles qui doivent présider à ce croisement ; nous n'en reparlerons point ici, et nous dirons seulement qu'il n'est point de race en France, sauf peut être la grande variété flamande, qui ne puisse profiter de son alliance avec les mérinos. Des expériences nombreuses répétées sur tout le territoire, surtout depuis l'année 1800, ont appris que les métis bien dirigés arrivaient fréquemment après la quatrième génération à un degré de perfection telle qu'il devient impossible de les distinguer des mérinos; mais en alliant entre eux ces animaux perfectionnés, on doit craindre sans cesse que le type maternel de la brebis commune ne reprenne le dessus aux dépens des qualités du père. On n'évite ce danger qu'en éloignant constamment de la reproduction les béliers métis et en ayant soin de renouveler constamment les étalons de pur sang, sur «|ui l'on peut compter.

Le cultivateur (jui se laisserait séduire par la facilité du métissage et par ses prompts résultats et qui concevrait l'espoir de pouvoir par ce moyen entretenir un troupeau de prix sans être obligé de renouveler sans cesse l'achat de béliers reproducteurs, courrait le risque de voir tout d'un coup ses espérances déçues par la tendance que conservent ces animaux à redescendre sans cesse vers le type maternel. Ce n'est point que nous regardions comme une chose impossible de parvenir à fixer dans une rate quelconque les caractères d'une autre race au moyen du croisement, mais nous

DU METISSAGE : TROUPEAU DE PR0GRESS10^^

<:«iAr. 13.

roulons seulement dire que ropération est douteuse en ce sens qu'on ne peut calculer le temps nécessaire pour arriver au but, queron ne sait jamais si l'on y est arrivé, et que par conséquent il serait imprudentd employer des mâles qui, ujalgré toutes les apparences extérieures , conservent peut-être encore en eux quelques germes communs tout prêts à se produire au jour pur la re- •pruduction.

Il résulterait de ce que nous venons de dire que les fermiers qui n'auraient point de fonds suf- (isans pour acheter tout d'un coup des animaux niàles et femelles de pur tan^j ne pourraient jamais se former une herf^crie line sans s'astreindre à des achats continuellement répétés de béliers choisis dans un autre troui eau que le leur, et que malgré ce sacritice, quand viendrait le moment de sedefairede leur troupeau, ils n'en tireraient qu'un faible parti. Cette question a été examinée soigneusement par M. iMorel de Vinde, qui a cherché a lui donner une autre solution beaucoup plus avantageuse aux cultivateurs peu aisés.

Le métis, selon cet agronome, ne doit être qu'un moyen, qu'une transition pour airiver au troupeau entièrement pur d'origine et n'ayant jamais eu aucune partie de sang mêlé. Cette métamorplitise conipîète doit s'opérer aux conditions suivantes : 1° ne pas exiger un déboursé plus grand que pour le métissage simple ; 2° ne pas demander plus de temps pour se réaliser en entier qu'il n'en faudrait aux cultivateurs pour pousser ces croisemens à la cinquième génération; 3° enfin , augmenter tout de suite et progressivement d'abord »a rente de laine et de vente de bête, puis son capital dans une proportion immense.

«■ Ces avantages, dit-il, résulteront de l'adoption du troupeau de progression. Je nomme ainsi un troupeau compo>é d'abord d'un petit nombre de bêtes pures répandues sans autre soin qu'une marque particulière dans le troupeau, d'abord commun, puis métis, s'agrandissant successivement de ses propres produits, bannissantdu troupeau à mesure qu'il s'agrandit les bêtes métis qu'il remplace, et finissant au bout d'un nombre d'années (luelconque, par envahir tout le troupeau et par y rester seul. »

La différence du troupeau métis et du troupeau de progression consistera donc en cela, que dans le troupeau métis il existera seulement des béliers purs, tandis que le troupeau de progression aura â la fois des béliers et des brebis mérinos qui, tout en exécutant d'abord le métissage, formeront le noyau d'un troupeau de pur ?ang, lequel s'accroîtra indéfiniment. Quant au temps nécessaire pour arriver à ce résultat, M. Morel de Vindé démontre d'une manière évidtnte qu'il ne sera pas plus longque le temps nécessaire pour obtenir tout métis de la cinquième génération. Le tableau page522 prouve en effet qu'il faut 13 années révolues pour parvenir à changer la totalité d'un troupeau commun en métis de cinquième génération.

Dans le cours de ces 13 années le cultivateur a été obligé de renouveler au moins trois fois ses béliers, n'ayant jamais pu, ni dû les prendre sur luimême; il a donc en réalité acheté successivement 18 béliers pour former son métissage : or, avec une somme égale, il eût pu acheter tout à la fois 6 béliers et 12 brebis dont il eût formé un troupeau de progression qui, dès la onzième année, l'aurait rendu propriétaire d'autant d'animaux pur sang, que le premier procédé lui a donné de métis (tableau 2, page 523)

métissage sur le mode progressif, puisque sans dépenser un écu de plus , le cultivateur qui suivrait la méthode de M. Morel de Vindé aurait obtenu des valeurs annuelles beaucoup plus grande.», et enfin untroufieau bien certainement supérieur au troupeau métis. C'est là, en effet, une opération facile et lucrative ; nous ne dirons pas qu'elle n'exige absolument aucun soiu extraordinaire, qu'elle ne modifie en rien les habitudes de la ferme où on l'adopte; il est bien certain que des mérinos ne peuvent supporter un régime aussi dur que celui que l'on imposerait sans danger à des métis ; il faudra leur préparer des provisions d hiver plus nombreuses et mieux choisies ; mais loin de considérer cela comme un inconvénient, nous le regardons au contraire comme un avantage, car le fermier sera forcé de perfectionner son agriculture en perfectionnant son troupeau, et le bénéfice qu'il en retirera a l'aide de la culture perfectionnée, développera en lui le goût des améliorations agricoles.

Quelle que soit, du reste, la méthode que l'on emploie pour augmenter la valeur d'un troupeau commun, dès que Ton réunit ensemble des bêtes de deux variétés, il est nécessaire de soumettre les animaux à un»; marque qui puisse indiquer facilement à quelle génération ils aiipartiennent. Les cultivateurs du Berri se servent pour cela d'un moyen très-simple ; ils ont remarqué qu'il n'y avait jamais plus de 4 générations à la fois dans le troupeau, et ils en ont conclu que 4 marques étaient suffisantes ; en conséquence, ils ont établi leur distinction comme il suit :

1'* distinction : Aucune marque.

2" distinction : Environ 1 pouce de rorellle droite coupé net et carrément.

3" distinction : L'oreille droite laissée entière et environ 1 pouce de l'oreille gauche coupé net et carrément.

4" distinction : La même opération aux 2 oreilles

Enfin, pour ceux qui ont eu le bon esprit d'adopter le troupeau de progression, la distinction générale , et exclusivement destinée aux bêtes pures d'origine, est la queue coupée.

Cette oi)ération,fiui se fait ordinairement à tou.s les mérinos, et dont l'effet, à ce qu'on croit, est d'augmenter la force du rein et la laine du dos, est réservée aux seules bêtes pures et les distingue d'une manière aussi visible que sûre.

Ainsi, dans leurs troupeaux, il n'y a jamais d'erreur possible, et l'on f)eut suivre les croisemens jusqu'à la huitième ou neuvième génération sans aucune difficulté, en procédant comme il suit :

Bétes communes, nulle marque.

Première génération, l'oreille droite coupée.

Deuxième génération, l'oreille gauche coupée.

Troisième génération , les oreilles coupées.

Quatrième génération, nulle marque; // n'y a plus alors de bétes communes.

Cinquième génération, l'oreille droite coupée; /'/ «'j a plus de bêles de première génération.

Sixième génération, l'oreille gauche coupée ; d n'y a plus de bêtes de la deuxième génération.

Septième génération, les deux oreilles coupées; il n'y a plus de bétes de troisième génération.

Huitième génération, nulle marque;// n'y a plus alors de bétes de quatrième génération.

iNoiis vcirons plus tard que cette marque, trèsconvenablequand il ne s'agit que de simples croisemens où les générations en masse sont seules u!> objet d'étude, deviendrait insuffisante, si chaque bête individuellement devait être soumise à une étude particulière, comme cela doit avoir lieu dans

Ces deux tabh aux démontrent l'infériorité du | les troupeaux de perfectionnement.

.4cr«rcur-TuuE.

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