‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 181 sur 304 · I. Emploi des combles des bntimens · texte numérisé non relu

I. Emploi des combles des bntimens

C'est une chose toute naturelle, et même en général favorable à l'économie des constructions, qweû' utiliser en greniers le dessus des hangars, des écuries, des étables, etc.

Il ne peut résulter aucun inconvéîiient pour les récoltes, en général, de leur placement au-dessus des hangars ou dos autres localités analogues. Mais il n'en est pas de même des écuries, des étables, etc. Les émanations qui s'en élèvent pcuvenlêtre nuisibles à la bonne conservation et à la qualité des produits, et l'on ne pourrait s'en préserver qu'en

plafonnant avec soin le pbnchor entre le rez-de-chaussce et le grenier, et surtout en évitant iVy pr.^tiqiier aucune trappe ni autie ouvcfliirc, ce qui aurait le double inconvénient d'être foi't dispendieux et très incommode pour le service. Mais de plus, les récoltes sont ainsi exposées aux chances d'incendie que courent toujours des bâtimens, au moins en grande partie construits en bois,etdans lesquels les besoinsdu seiviceexigent l'emploi plus ou moins fréquent de lanternes ou {l'autres moyens d'éclairage.

Quelque réels que soient cesincon\éniens, nous ne devons pas omettre de consigner ici une pratique (|ui, tout en y paiticipant fortement, offre, sous le rapport de l'économie et de quelques autres commodités de service, des avantages tels qu'on ne doit pas s'étonner qu'elle soit, dans certaines localités, d'un usage aussi Jréquertt et même presque général. Y\\iie%\. a\>\)\\cAi\e aux hangars, ainsi qu'aux écuries, étables, etc., au-dessus desquels il existe seulement un comble sans plancher. — Lors de la rentrée des récoltes, on place, à la hauteur que devrait occuper le plancher, des perches portant des 2 bouts sur les murs mêmes ou sur les entraits ou tirans des fermes du comble, plus ou moins rapprochées, suivant qu'elles sont plus ou moins fortes, et l'on forme ainsi une espèce de plancher mobile et provisoire sur lequel on entasse jusque sous le comble les foins, pailles, etc. Lor.'>qa'ils en sont retirés, on met les pei'ches de côté pour s'en servir également à la saison suivante.

Au-dessus des hangars, cette pratique ne présente que des avantages; au-dessus des écuries, des étables, etc., elle offre sans aucun doute tous les inconvéniens que nous avons déjà signalés. Mais, nous le répétons, elle offre de ttls avantages, tant sous le rapport de l'économie que sous celui de la facilité du service, et de plus comme moyen de garantir les écuries, étables, etc., des froids rigoureux, que nous ne saurions en blâmer l'emploi qu' avec réserve, pourvu qu'il soit fait avec les précautions nécessaires.

Les divers inconvéniens que nous venons de signaler n'existent pas dans les bâtimens construits spécialement à l'usage de Jcenières ou de granges, etc.

Les principales conditions auxquelles doivent satisfaire ces sortes de constructions, sont : 1° qu'elles offrent un abri sur; '2" qu'il y existe des courans d'air suflisans; 3° que la base en soit jiréservee, aussi complètement que possible, de la communication de l'humidité du sol, ainsi ([ue, pour les céréales, de l'accès des animaux destructeurs; 4° et enfin, qu'il y existe des moyens sûrs et commodes de déchargement à couvert.

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