IV. Des granges ordinaires
Quant à C emmagasinement des gerbes de blés, les conditions ([ue nous avons précédemmeni ii.diquéos ne sont, presque toujours, (ju'assez impariaitement remplies dans les granges oïdinaires, qui, pour la plupart, ne sont autres que de grands bâtimens fermés, dans tout leur pourtour, par des murs de maçonnerie percés de quelques baies rares et petites. Nous n'essaierons pas, toutefois, de donner ici l'indication de dispositions plus satisfaisantes, parce qu'elles doivent nécessairement varier en raison de la nature diverse des matériaux dont on peut disposer. Nous renverrons, en conséquence, cet essai à l'examen général que nous aurons à faire dans la suite de cet ouvrage des principes qui doivent présider à la disposition et à l'exécution des constructions rurales.
Quant à présent, nous nous bornerons à dire succinctement ce que sont les granges ordinaires, en empruntant les paroles de de Perthuis, et à décrire le gerbier j>ur poteaux de M. de Morel-Vindé.
Les granges sont composées : 1" d'une aire pour le ballai;e des grains: on lui donne ordinairement la largeur d'une travée ou ferme; 2° d'autres travées en nombre suffisant pour contenir les grains en gerbes des récoltes moyennesde rexploitalion;3 "d un //«///er, dans lequel on conserve les balles ou menues pailles, ou pontis, qui restent sur l'aire après le battage et le vannage des grains, et dont les bestiaux sont très-friands.
Il faut placer ces bâtimens et les isoler dans la cour d'une ferme, à l'endroil le plus commode, soit p ur rentrer les gerbes venacl du dehors, soil ])Our engranger celles que l'on retire des meules, soil, enfin, pour la surveillance du fermier pendant le battage des grains.
Les granges doivent être préservées de toule es()èce d'humidité, et aérées le pins qu'il est|>ossible. A cet effet, on élève leur sol iniéiieur dki 33 à 50 cenlim. au-dtssus du niveau du terrain environnant, et on pratique dans leurs murs un nombre suffisant d'ouvertures que l'on préserve de la pluie avec des auvens, et dont on interdit le passage aux animaux destructeurs par des grillages à mailles serrées. On parvient aussi à aérer et môme à éclairer les combles de ces gi'ange.>, en pratiquant dans leurs couvertures un nombre suffisant de petites ouveitures, ou nids-de-pie, grillées de la même manière, et recouvertes par des tuiles faîtières.
CUAP. 12". IJKS FENII-S
Viiiti'rù'ur def granges consli'uitcs en maçonnerie doit être soigneusement recrépi et lissé le plus qu'il est possible, afin d'empêcher les rats et les souris de grimper le long des murs, et de gagner ainsi 1-a charpente du comble lorsque les granges sont vide;*. Alors on les lue aisément avec le lléau, sur le sol même.
La construction des granges, dans les fermes de la grande culture, est très-coûteuse, et leur dépense entre pour une grande Cortion dans la totalité des frais de ces étalisseniens.