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THiEU DE DoMBASLE v a trouVé sur 100 parlies 22,64 de substance sèche, quantité pareille à celle des variétés inférieures de pommes-de-lerre.
Le feuillage du topinambour est un fourrage très-recherché par tous les bestiaux, et qui peut être une ressource très-précieuse. M. V. DE Tracy en cite un exemple remarquable dans le Cultivateur de marsl835.Dans sa ferme de Parayle-Frésil, près Moulins (Allier), dans l'été de 18S4, les prairies naturelles étaient desséchées, les t relies fleurissaient à quelques pouces de terre; dans cette circonstance, il eut recours aux topinambours, dont la hauteur moyenne était alors de 5 à 6 pieds, et qui présentaient uu feuillage de la plus belle verdure. Depuis la mi-aoùt, il fit faucher ces tiges, et, pendant près de deux mois, on en amena chaque jour à la ferme un char du poids de 1500 livres environ; ce fourrage vert fut constamment mangé avec plaisir par les bœufs de travail. Ce qui mérite d'être remarqué, c'est que la récolle en tubercules ne fut pas sensiblement moindre, sur les parties où les tiges avaient été coupées. Le feuillage des topinambours peut encore être converti en fourrage sec pour l'hiver, comme on le fait de la feuillée des arbres, ainsi qu'il sera exqliqué dans le chapitre suivant.
Enfin les tiges du topinambour, fortes et assez dures, fournissent un combustible qui n'est point à dédaigner; elles brûlent fort bien lorsqu'elles sont sèches, et sont très-propres à chauffer les fours, et à servir de menu bois de chauffage : cet usage parait préférable a celui de les convertir eu fumier en les faisant servir de litière aux bestiaux; on s'en est même servi quelquefois pour échalas, pour tuteurs, pour ramer les pois et les haricots, ou pour confectionner des palissades.
§ II. — Sol et culture du topinambour.
Le topinambour s'accommode très-bien de climats et de sols très-divers et très-médiocres. Ainsi M. Vilmori.\' le cultive en grand, avec un plein succès, dans de mauvais terrains calcaires où l'on a souvent tant de peine à créer des moyens de nourriture pour le bétail. M. Allaire l'a vu très-bien i-éussir sur le sol crayeux de la Champagne dont on connaît assez l'ingratitude, M.POYFERREDE CÉRE l'a aussi introduit avec un grand avantage sur les landes sablonneuses du dép' auquel elles ont donné leur npm. M. V. de Tracy, dans des terrains argilo-siliceux, très-biea désignés par le nom de terres froides, et reposant sur un banc de glaise imperméable à l'eau, en obtint, sans engrais et presque sans frais, une récolte passable, tandis que les navets, et surtout les betteraves et les carottes, ne donnèrent presque aucun produit; si l'on fume le terrain, la récolle surpasse de beaucoup, en poids et en volume, celle de la pomme-de-terre.
Cetle plante croît assez bien dans les expositions ombragées; aussi Parmentier conseillait-il d'utiliser en les cultivant les places vagues des bois et les intervalles des allées dans les taillis où il se trouve assez de terre végétale, pendant deux ans dans les boos
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