‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 20 sur 369 · CHAPITRE V. De la comptabilité agricole · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. De la comptabilité agricole

Sect. ire, Avantages et nècesssitè d'une comptabilité, ib.

— 11. Méthodes de comptabilité 526

— 111. De l'inventaire ou état de situation. . . 5a7 ■ — iv. Rédaction et but du journal 53o

— v. Du livre de caisse 53 1

— vi. Des abréviations. - , 53a

— vu. Suite de la rédaction du journal. . . ib.

— vin. Des livres spéciaux 534

— ix. Comptes de cultures 535

— x. Comptes d'ordre. . . ...... 53g

— xi. Des comptes courons 543

— xii. Réflexions générales 544

— xiii. Clôture de l'exercice ancien, et ouverture

des comptes nouveaux 543

— XIV. Complément 5/|6

Cosclusios 549

ARBRES ET ARBUSTES FORESTIERS INDIGÈNES

CHAP. 2e.

4. BUIS (lat. Buxus; angl. Box-trec ; allem. BucJisbaum; ital. Bosso). — Le Buis commun. (B. sempervircns, Lin.) (fig. 36) est un arbris- Fig. 36. seau toujours

vert. Sa tige, ordinairement peu élevée, acquiert quelquefois un fort diamètre. Ses feuilles, ovales et entières , sont plus ou moins grandes suivant les variétés; on en connaît cinq ou six : 1° le buis de Minorque ; 2° le buis arborescent , qui croît naturellement dans nos forêts; 3° le buis arbrisseau ; 4° le buis hétérophylle; 5° le buis nain.

Le bois du buis est d'un jaune pâle, d'un tissu serré et compacte. Le pied cube sec pèse 68 livres. Lorsqu'on le met dans l'eau, il va au fond. On fait une grande consommation de ce bois à St.-Claude, département du Jura; on en fabrique des grains de chapelets , des sifflets, des boutons, des cannelles, des fourcheltes, des cuillers, des peignes, des tabatières, etc., tellement que cet arbre est devenu très-rare aux environs de cette ville. Le bois de buis est excellent pour le chauffage, et ses cendres très -estimées pour les lessives. Pour le service des fours à chaux , il faut près de moitié moins de fagots de buis que de tout autre bois. On en fait aussi maintenant un grand usage pour la gravure sur bois. Ses feuilles servent à la litière des troupeaux et du bétail , et elles deviennent un très-bon engrais. Le buis de nos départemens méridionaux est plus estimé que celui du nord de la France, à cause de l'intensité de sa couleur et de sa capacité. Il parvient en même temps à une plus grande élévation. J'en ai vu dans la forêt de l'Esterel, près de Fréjus, qui avaient plus de 20 pieds d'élévation. Quoique cet arbre croisse lentement et qu'il ne donne des produits que fort tard , sa culture en forêt ne doit pas être négligée.

On le multiplie de graines , de marcottes et de boutures. Il aime les terres légères et un peu sèches.

5.CHA.RME (lat. Carpinus; angl. Hornbeam; ail. Weissbuche ; ital. Carpino). — Le Charme commun (C. betulus, Lin.) {fig. 37) a une tige haute de 40 à 50 pieds; dans les bons terrains elle parvient quelquefois à 70 pi., surune circonférence de 5 à 6. Dans les forêts, cet arbre est d'un médiocre intérêt, car il croît lentement, produit moins de bois que le chêne, et on assure que sa présence est funeste aux bois blancs et même aux bois durs qui l'entourent; mais dans les jardins, il contribue à leur ornement, parce qu'il se prête à toutes les formes qu'on veut lui donner; il souffre la taille à toutes les époques de l'année, et conserve long-temps ses feuilles vertes.

AGRICULTURE

Fig. 37.

Le bois du charme est blanc , dur, pesant ,. tenace et d'un grain serré; mais son poli est mat. On ne doit l'employer que lorsqu'il est très-sec, parce qu'il fait beaucoup de retrait à la dessiccation. Il est excellent pour les pièces de charronnage rustiques qui exigent de la force, quoique moins élastique que le frêne; le pied cube sec pèse 51 liv. 1/2. Mais il est au 1er rang comme bois de chauffage; il s'allume facilement et donne un feu très-vif. Son charbon est excellent pour les forges , la cuisine et la fabrication de la poudre à canon.

Les feuilles de charme , vertes ou sèches , sont un bon fourrage pour les chèvres , les brebis et les vaches ; 3 ou 4 onces de son écorce verte , hachée et cuite pendant une heure et demie dans une pinte d'eau, m'ont donné, dit Dambourney, une couleur olivefoncé. Les insectes n'attaquent pas les feuilles du charme , mais les souris rongent et détruisent quelquefois des plantations entières.

On multiplie le charme de graines, ainsi que par la greffe , les drageons et les couchages. La graine est 1 an ou 18 mois à lever, de sorte qu'on le propage le plus souvent par les jeunes plants enlevés dans les bois. Pour former une charmille, on met le plant de 3 à 4 ans à une distance de 6 à 8 pouces, et même à 1 pied de distance, si la charmille doit être tenue haute. On tond les charmilles 2 fois par an. On a conseillé de ne les tondre qu'une fois, au milieu de l'été, entre les 2 sèves.

Le charme vient assez bien dans tous les terrains, pourvu qu'ils aient de la profondeur. Il préfère les sables un peu frais et les terres calcaires qui ont de la fraîcheur. Il s'accommode de toutes les expositions et résiste aux plus grands vents.

6. CHATAIGNIER (lat. Fagus; zn&.Spanish chesnut; ail. Castanienbaum ; ital. Castagno). {fig. 38). — Le Châtaignier commun {F.castanea, Lin.) est un des arbres les plus précieux de nos forêts par sa hauteur et son port, les qualités de son bois, l'abondance et la bonté de ses fruits, et la propriété qu'il a de croître dans des sables où beaucoup d'autres arbres ne donnent qu'une faible végétation, de sorte

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