DE LA CONSOMMATION DES ENGRAIS
&rande partie des principes qu'il mais plutôt une macération qui
Il existe peu d'expériences sur le poids comparatif des fumiers à diffêrens états. M. Block estime que le fumier de bêtes à cornes, nourries avec des alimens secs, contient 75 p. 0/0 de son poids d'humidité et 80 quand les alimens sont donnés en vert. Dans des expériences faites en 1830 par M. le baron de Voght, pour s'assurer de l'action des engrais sur la production, ce savant agronome a trouvé que divers fumiers, ainsi qu'un compost, présentaient, par pi. cube, les poids suivans :
Bœufs. Fumier gras. ... 26 kilogr. . . 21,5
là. frais. . . .
Chevaux. Fumier gras. . . .
Id. après 8 jours de
fermentation. .
Id. frais
Compost de 2/3 fumier frais de de bœuf et 1/3 terre grasse, gazon et herbes parasites .... 30 Une fois fixé sur la nature et la qualité du fumier qu'il se propose d'employer ou qui lui servira de terme de comparaison, l'administrateur, pour organiser d'une manière régulière le service des engrais, doit discuter les 2 points suivans :
1° Quelle sera la quantité de fumier, dans les systèmes de culture et d'aménagement, qu'il adoptera nécessaire pour entretenir la fécondité naturelle de ses terres épuisées par des récoltes successives ;
2° Comment parviendra- 1- il à produire la quantité d'engrais ci-dessus déterminée ou à mettre la production du fumier au niveau de sa consommation.
Afin de l'aider dans cette discussion, nous allons lui présenter des considérations de pratique et plusieurs faits importans qu'on doit à l'expérience et qui pourront lui servir de guides dans cette importante matière.
Section Ire.
De la consommation des engrais.
Lorsque nous avons cherché à donner une idée de cette partie des sciences agricoles qu'on nomme Y agronométrie ou phorométrie {voy. tom. I'-', p. 51), nous avons vu que la fécondité était le produit de 2 forces distinctes: l'une qui a été désignée sous les noms de force, puissance ou activité du sol, et qui parait due à sa composition intime, à l'heureuse combinaison des matériaux qui le constituent et à toutes ses propriétés naturelles ou acquises dans leurs rapports avec les circonstances du climat, de la situation, etc. ; et l'autre, qu'on a appelée richesse, et qu'il doit en grande partie aux matières organiques en état de décomposition qu'il renferme naturellementon qu'on y dépose comme engrais.
Ces matières organiques, végétales ou animales, en se décomposant peu a peu sous l'influence de causes diverses, fournissent les produits liquides ou gazeux qui servent en grande partie à la nutrition des plantes, et plus un sol, généralement parlant, contient de ces matières et de puissance pour les mettre en œuvre, et pins aussi il a de fécondité et est propre à produire des végétaux utiles.
AGïUCl LTURE.
11 le livraison.