‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 360 sur 369 · DU FUMIER · texte numérisé non relu

DU FUMIER

Emploi et distribution.

Nombre

Noms

Genre

Nature

Nombre

Surface

DAtn-

ja

de

des pièces

fumée.

de

de

de voitures

voilures.

fumées.

récolte.

fumier.

par hftt.

Voi-

Voi.

Voi-

Voi-

Voi-

Voi-

tures.

turei.

tures.

tur s.

tures.

tures.

1 Janvier. l5.

Bassfttllaiei 4 bect.

Pommes de terre.

Diverse.

Juin. i5.

Si

Grand Clos

7 fa.

Betteraves.

Diverse.

28 environ.

Septembre. 15.

Si

Joliot

Colra.

Diverse.

Décembre. i5.

Total. . .

TÏ5—

Santtrre

Sucriou.

Cheval

ADMINISTRATION RURALE

Il reste sans emploi 10 voitures de fumier, qui feront partie du nouvel inventaire.

Chaque voiture de fumier s'évalue suivant son poids ou les usages de la localité. Nous supposerons, qu'une voiture de 700 kil. fumier vaut 5 fr. Les betteraves du Grand-Clos auront à supporter une somme de 975 fr. , et ainsi des autres récoltes. Le fumier se compte aux animaux pour moitié de sa valeur. L'autre moitié est censée devoir couvrir la valeur de la paille qui a servi de litière. Si la paille n'a pas réellement une valeur égale à celle de la moitié du fumier, on a évalué la voiture de celui-ci à un taux trop élevé, et les récoltes fumées ont été chargées d'une dépense illégitime. Si, au contraire, la pailledonnée en litière a plus de valeur que la moitié de celle du fumier, il est évident que celui-ci n'a pas été porté à un prix assez haut, et qu'on a favorisé injustement les récoltes qui l'ont reçu. Dans tous les cas, l'excédant se porte au compte des récoltes fumées. Exemple :

Le tableau ci-dessus mon- fr. c.

tre qu'on a récolté 443 voitures de fumier à 5 fr., ce qui fait 2,215 «

Lamoitiédecettesomme se répartit entre les différens producteurs du fumier, ou 1,1 W 50

On a employé pour litière 5 Ojm kil. paille à 18 fr.

p. 0/0 ou 940 «

Ce qui porte le prix de revient à ..... , .............. 2,047 50

Ce prix de revient est inférieur à celui supposé de 167 50

Cette somme doit donc être répartie entre les récoltes fumées, en proportion du nombre de voitures qu'elles qnt reçues.

Il resterait à savoir par quel moyen on parviendra à déterminer le nombre de voitures de fumier produit par chaque espèce de bétail. Cela n'est réellement pas facile, si l'on veut prétendre à une rigoureuse exactitude. Cependant, avec un peu de tact et d'expérience, on n'a pas à craindre de s'éloigner beaucoup de la vérité. Si le fumier est enlevé des étables sur des civières, on pèse chacune de cellesci pendant quelques jours. Connaissant le nombre de civières et leur poids, il sera facile de savoir combien de kilog. de fumier on a obtenu, et partant, le nombre de voitures à mettre au compte de chaque espèce de bétail. On vérifiera, à l'époque du transport sur les champs, si les chiffres se rapportent, et c'est seulement alors qu'on pourra avoir une donnée un peu précise sur la manière dont on doit calculer.

§ V. — Du compte de frais généraux.

Jusqu'à ces derniers temps on n'avait attaché que peu d'importance a ce compte, et je suis persuadé que c'est à cette faute qu'il faut attribuer les nombreux mécomptes des cultivateurs , qui croyaient faire de beaux bénéfices lorsque réellement ils étaient en perte. La plupart des comptes rendus des expérimentateurs n'en font aucune mention , et c'est pour cela qu'ils se sont fait illusion à eux-mêmes, et ont fait naître des espérances trompeuses dans l'esprit de leurs lecteurs. Les Allemands, mieux avisés, manquent rarement de tenir compte des frais généraux ; et quand ils ne peuvent en déterminer la quotité parce qu'ils n'ont pas tenu une comptabilité exacte, ils les évaluent en moyenne à 10 p. 0/0 du produit brut.

Ce compte est appelé frais généraux parce que les valeurs qui le composent sont réparties entre toutes les récoltes, eu raison de la surface qu'elles occupent sur le terrain. Comme les précédens, il se compose de deux parties. I/une représente les valeurs qui sont à répartir du côté des dépenses des récoltes ; les autres qui sont à répartir du côté du produit de ces mêmes récoltes. Examinons les principales valeurs qui forment la part à distribuer aux récoltes du côté de leurs dépenses.

Ce sont: 1° les intérêts du capital à 5 p. 0/0; 3° les impositions si elles sont à la charge de l'exploitant; 3° les frais de commis, de bureau, de correspondance; 4° les gratifications, amendes , prestations et corvées ; 5° les frais d'assurance contre la grêle, l'incendie, etc.; 6° l'achat des livres, l'abonnement aux recueils périodiques , les souscriptions aux comices, sociétés agricoles et scientifiques. Il est évident pour les moins clair-voyans que ces dépenses ne peuvent légitimement être mises à la charge d'une récolte spéciale, mais qu'elles doivent être réparties sur toutes les récoltes en général.

Si on a évalué le prix de la journée d'un cheval à 1 fr. 85 c, et que le compte de chevaux démontre à la fin de l'année que ce prix n'est en réalité que de 1 fr. 70 c, il faut décharger les récoltes, ou les bonifier de cette différence; et ce sont les articles de cette nature qui forment, pour le compte de frais généraux, la portion à répartir du côté du produit des récoltes. Si, au contraire, la journée d'un cheval coûtait 1 fr. 95 eau lieu de 1 fr. c. 85 prix d'évaluation provisoire , il faudrait porter la différence du côté des dépenses des récoltes.

Exemple :

cjjap. &•. UJ.S COMPTES D'ORDUK. $'43

I KPARTITION ENTRE LB8 DKI'KNSF.S. r.M/l'7Ts M ff! / /.v <.>' YFIMf'T. RK-PARTITION ENTRE LES PRODUITS.

Mars

Juillet

Décembre.

l'a>é au facteur divers porti de lettre»

Paye au dirn-triir di la (.10 pour

m/assurance

Abonnement à l'./^r /hh;i« cl à la liai-

Wfl Jiu*fù/ur

Payé au papetier pour réglure et re-

-iislrr, plumes, tin 11:

luttais de i,:,ociii lr. dr . apilal . . . l'ayc .111 percepteur les prestations à

m/charge

Pave m /cotisation au secrétariat de la

société de **

Paye un bauc a l'église pour ni/maison.

fr. C.

46 26 4? 60 il |a

i/lbo 3o

Juillet Décembre.

Remporté au concours de** un pril de J'avais estime que la journée d un cheval coûterait i lr. 85 c.| elle ne revient qu'à 1 lr. 70 c. ; sur 10 chevaux qui ont travaille a 40 jours, c Vil une somme de

lr.

IM

>ous avons donc 2,480 fr. 30 c. à mettre à la charge des diverses récoltes ; nous devons on même temps les décharger ou les bonifier de574 fr. C'est en définitive les charger d'une somme de 1906 fr. 30 c. Si nous supposons maintenant qu'on a une ferme de 200 hectares de terres arables de toute nature, chaque hectare supportera comme dépense une somme de 9 fr. 55 c.

Au moyen de ces différens comptes, et des articles qui n'y figurent pas, mais qui sont consignés au journal, il est très facile d'établir les comptes financiers ou de culture.

Jusqu'à présent nous n'avons pas parlé des comptes courans qui n'ont pas mission d'indiquer le résultat des opérations culturales, ni de tracer la marche de l'expérience; mais comme ils sont essentiels pour maintenir eu bonne relation le cultivateur et les intermé-

diaires intelligens avec lesquels il traite , je vais en parler succinctement.

Section XI. — Des comptes courans.

Les comptes courans expriment la situation du cultivateur relativement à toutes les personnes avec lesquelles il est en affaires : tous les ouvriers, les employés, les charrons, les journaliers, les épiciers, etc. Les matériaux de ces comptes se trouvent tous au journal, et quelques-uns sont aussi consignés dans les dépouillemens ou comptes d'ordre. Les comptes courans bien tenus, exacts, circonstanciés, constamment à jour, sont les plus sûrs gardiens de la bonne intelligence, préviennent les difficultés, les malentendus et quelquefois écartent des procès dispendieux. Je vais donner quelques exemples de ces comptes courans.

Doit.

Compte courant de Louis, maréchal.

Avoir.

Janvier.

Février.

Août.

Novembre.

Novembre.

Décembre.

Reçu s hectol. blé au prix de 19 fr. . . Deux chevaux et François p. un voyage

Conduit C voilure? de blé

Loboure 3 hectares de terre à »5 f. {prii

convenu)

Reçu en espèces ,

Vendu 5 hectol. blé à 18 f. ,

Reçu en espèces»

Je lui redois.

fr. 0.

Janvier.

Février.

Avril.

Juiu.

Août.

ao.

Septembre.

Novembre.

Décembre.

Fourni 800 clous pour la bergerie. . . .

Ferré en cercles , essieux en fer , un chariot, v. s. mémoire

Fourni 25 petites serfouettes à 2 f . . . .

Ferré deux brouettes

Fourni un balancier pour la nouvelle pompe

Vendu 4 pelles en fer

Vendu une griffe à arracher le houblon.

Vendu 4 marteaux à casser les pierres. .

Vu son mémoire pour raccommodage de détail et reconnu conforme

Ferrage de 9 chevaux à i5 f. pièce (prix convenu)

Fourni til de fer pour un grillage à la bergerie, article oublié du 10 février. . .

Les mots doit et avoir s'expliquent naturellement ici par l'inspection du compte. Au côté de la page où est inscrit le mot doit, on enregistre tout ce qu'a reçu le compte. Â la page que distingue le mot avoir, on enregistre tout ce qu'on a reçu du compte ou de l'individu dont le nom forme le litre du compte. Ces mots s'emploient fréquemment clans la comptabilité en parties doubles. Le côté où est inscrit doit se nomme le débit du compte; l'autre côté se nomme le crédit. Quoique j'ai évité de me modeler sur cette méthode, j'ai

cependant cru devoir mentionner ici une particularité qui est d'un usage habituel. On voit par le compte courant précédent qu'il est dû au maréchal une somme de 111 fr. 25 c. Cette somme se nomme balance. On nomme ainsi les valeurs ajoutées au débit pour le rendre égal au crédit, ou au crédit pour le rendre égal au débit. Toute balance qui ne représente pas un bénéfice ou une perte forme un article d'inventaire; je parle delà méthode de comptabilité que je propose ici.

ADMINISTRATION RURALE

Compte courant d'à. blangy, journalier. 1336.

V, comptes courant, i835, p. f,<

Mai.

Juillet, ûl.

Convenu que «es journée» de décembre à mars lui seront comptées à go c, les autres à i fr. lo c. ; celles de s/femme le seront à 80 c. pour toute l'année. .

Payé Je montant de la baluuce de »/ dernier compte

Loué a5 ares de m/ pré au chalet, à 36 f. .

Reçu un hectolitre blé à

Fait couvrir s/ vache ^ar m/ taureau. . .

Balance en sa faveur

Janvier.

Janvier.

ao.

fr c.

Juillet.

Août.

Août.

Septembre.

Il lui est redu sur s/ dernier compte. . . Journées du 5 au ao janvier, 8

là. de s/ femme. . . i3

Id depuis le dépouillement du. . i4.

Sa femme a faucille a hectares blé à 9 fr. Fourni la bottes paille de seigle pour

liens à 4o c

Journées depuis le dép. du 4 juillet, a5. . Celles de sa femme, 10

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