TOME IV
raison.
AGRICULT. FORESTIERE : CULT. ET AMENAGEMENT DES FORETS, ltv. v.
page rapidement. Elle présente des inconvéniens qui entraîneront l'abandon des futaies sur taillis. lp Dans les terrains secs le sol est trop découvert par l'enlèvement de la futaie, l'humidité s'évapore, et la végétation s'affaiblit à un degré considérable ; les racines des arbres et du taillis restans, étant privés de l'humidité qui les alimentait, ne fournissent presque plus rien à la nourriture des plantes; 2° les cimes des arbres subitement exposées aux courans d'air se dessèchent; 3° tes jeunes baliveaux, n'étant plus dans un état serré, se forment de grosses têtes et cessent de croître en hauteur après l'abattage du taillis.
Ainsi on ne doit plus avoir désormais que des arbres difformes ou de petite stature dans les taillis.
Le mode qui est sur son déclin produisait cependant utie immense quantité de beaux arbres pour tous les besoin* de l'Etat et des particuliers. Ces arbres étant tenus dans un état serré, leurs tiges s'élevaient à peu près comme dans un massif; le taillis ne formait qu'un sous-bois qui garnissait l'intervalle entre les arbres; niais actuellement le taillis étant devenu le produit principal, la futaie dégénère rapidement. Les coupes des taillis dont l'époque est déterminée par des calculs fondés sur un intérêt élevé étant plus fréquentes qu'elles ne l'étaient autrefois, il sera impossible désormais d'élever de beaux arbres dans les coupes, car, pour avoir une futaie d'une belle dimension, les taillis ne doivent pas être coupés trop jeunes; les baliveaux ne s'élevant plus guère après l'exploitation,surtout lorsqu'ils ne sont pas nombreux, ils ne forment jamais que des arbres rabougris, et l'on ne manque pas de prononcer que le sol de la futaie ainsi traitée ne convient pas pour élever de la futaie.