‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 79 sur 369 · BOIS DE CHAUFFAGE · texte numérisé non relu

BOIS DE CHAUFFAGE

100 parties de bois nouvellement abattu coutiennent en essence de

Charme

Saule marseau. . .

Sycomore

Sorbier des oiseaux.

Frêne

Bouleau

Alizier des bois. . .

Chêne rouvre. . . , Chêne pédoncule. .

Épicéa

Marronnier. . . , Pin sylvestre. . . .

Hêtre. . . . . .

Aune

Tremble

Orme

Sapin

Tilleul

Peuplier d'Italie.. .

Mélèse

Peuplier blanc. - .

Peuplier noir. . . .

Eau.

Bois sec,

l/5e à l/6e de leur poids d'eau qu'on ne peut leur enlever qu'à une température de 100° c.

7° La partie de Varbre. Dans un même arbre sain et vigoureux, toutes ses parties étant au même degré de dessiccation, le bois est plus pesant au cœur du tronc qu'à la circonférence, davantage près des racines qu'au sommet de l'arbre, et celui du tronc pèse plus que celui des branches. Ainsi M. Hartig a trouvé que la valeur comparative du bois de chauffage de tronc, coupé hors sève et bien sec, dans du hêtre de 120 ans, du charme de 90 ans, du chêne pédoncule de 190 ans, était représentée par les nombres 1600, 1719, 1459, tandis que le bois des grosses branches de ces mêmes arbres, dans les mêmes circonstances, n'était représentée que par les nombres 1386, 1364 et 1234.

8° TJétat du bois. Un bois carié ou échauffé donne, à poids égal et dans des circonstances identiques, moins de chaleur que du bois sain et de bonne qualité. Un bois flotté donne aussi moins de chaleur qu'un bois de gravier ou du bois neuf. Par exemple, la quantité de chaleur dégagée du bois de hêtre en combustion, sec et bien sain, de 120 ans, étant représentée par 1600, celle du bois échauffé provenant du tronc n'est plus que 1258. Du bois de chêne pédoncule de 190 ans, en bon état, donne une quantité de chaleur représentée par 1458 ; le même bois échauffé n'en donne plus que 1241, et 939 quand il a été flotté.

9° L' 'essence du bois. On a fait de nombreuses expériences pour s'assurer du rapport de la combustibilité, et par conséqtient de la valeur des différentes espèces de bois comme combustible. Duhamel, Rumfort, Hassenfratz, en France, ont tenté des essais de ce genre; mais les plus complets ont été faits en Allemagne. Celles de M. Hartig sur ce sujet ont été fort étendues: cependant, comme il a négligé dans ses expériences plusieurs circonstances importantes qui devaient influer sur ses résultats, ceux-ci n'ont pas toute la rigueur nécessaire pour les faire admettre avec confiance. M. Wernek a repris ces expériences en tenant compte de ces circonstances et en cherchant à donner plus de précision aux calculs. Enfin plus récemment, en 1826, M. Kauschinger a fixé son attention sur ce sujet, en cherchant à apprécier toutes les causes qui pouvaient influer sur la valeur comparative des bois de feu. Malgré le peu d'accord qui existe entre les résultats de ces trois forestiers distingués,nous donnons ici le tableau des chiffres auxquels ils sont parvenus, en réduisant tous les nombres à un dénominateur commun, et en supposant pour cela que du bois de hêtre sain, de bonne qualité et âgé de 120 ans, a une valeur de 1000. Nous nous bornerons aussi au bois de tronc à différens âges, suffisamment sec et dans un bon état de conservation.

Les bois sechés à l'air contiennent encore

NOMS

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