LIV. Ier
Le plantoir des jardiniers offre plusieurs inconvéniens lorsqu'on le met entre les mains de personnes peu habituées à s'en servir; c'est ce qui a fait imaginer le plantoir-truelle dont parle Thaer {fig. 319). Il ressemble un Fig. 319. peu à une houe qui se ter-
^ssSmmssm~~- minerait en pointe trianf^ gulaire a longée. L'ouvrier
I ««^]j§i^le plonge dans la terre, \b^ et, sans le sortir, il l'attire
PJ vers lui et forme l'ouver-
U D ture {fig. 320) dans la-
quelle il dépose le plant ; repoussant ensuite la terre avec son pied, il le rechausse à la hauteur convenable.
Enfin , les Flamands , qui se servent souvent de la méthode du repiquage, ont un plantoir à deux branches {fig- 321) que nous représen- Fig. 321. tons en A vu de face , en
B vu de côté. Un ouvrier saisit cet instrument, le plonge en terre en appuyant avec son pied sur la traverse horizontale ; puis, faisant un pas à reculons,il ouvre 2 trous en ligne droite avec les premiers; des femmes viennent pour disposer le plant et fermer les ouvertures.
Antoine, de Roville.