‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 187 sur 329 · LIV. 1er · texte numérisé non relu

LIV. 1er

jours ouvertes, pour empêcher l'engouffrement du vent.

Toute cette construction, contenant, pour les 5 travées dont elle se compose effectivement, une superficie d'environ 36 toises ou 137 mètres, a coûté, aux prix des environs de

Paris 4375 f. » c.

Et ne coûterait, aux prix moyens du surplus de la

France, que 2625 »

Ce qui porte la toise, dans

le 1er cas, a 121 50

Et dans le 2e, à 73 »

Et le mètre, dans le 1er cas, à 32 »

Et dans le 2e, à 19 »

15,000 gerbes y ont été serrées et battues avec la plus grande commodité, sans que le blé, constamment aéré, ait contracté aucun mauvais goût, et sans en perdre un seul grain; les pailles s'y sont conservées toujours fraîches et entières pendant une et même deux années ; enfin, depuis sa construction en 1812, le bâtiment lui-même n'a éprouvé aucun altération.

M. de Morel-Vindé estime qu'une grange en maçonnerie coûterait, proportionnellement, trois fois autant qu'un gerbier du genre de celui-ci.

Cette opinion nous paraît, d'après quelques calculs à ce sujet, peu éloignée de la vérité ; mais nous sommes en même temps portés à penser, d'une part, qu'il ne pourrait qu'être avantageux d'adopter, pour l'exécution d'un gerbier du genre de celui dont nous venons de parler, un mode de construction qui offrît plus de chances, sinon de plus de solidité, au moins de plus de durée, notamment en faisant usage, au lieu* de peuplier, soit du chêne, soit d'un bois résineux, tel que les pins, les sapins, les mélèzes, etc. ; et, d'autre part, qu'il serait possible d'adopter, pour les granges en général, des dispositions en même temps moins dispendieuses et plus convenables que celles qui sont ordinairement suivies. Peut-être essaierons-nous dans la suite de cet ouvrage de préciser nos idées à cet égard, et en même temps de les généraliser en les étendant, autant que possible, aux divers matériaux, dont on peut avoir à disposer pour la construction des divers bâlimens ruraux.

GOURLIER.

Art. il. — De la conservation des grains battus. § Ier.— Des greniers à blé.

Dans la plupart des exploitations rurales, on emploie comme greniers à blé ou à avoine les étages supérieurs des bâtimens d'habitation ou autres, en faisant en sorte qu'ils satisfassent le mieux possible aux conditions que nous allons poser ci-après, pour le cas où l'on ferait construire un bâtiment spécialement destiné à servir de grenier.

Dans Yemmagasinement des grains en gre~ nier, on doit se proposer principalement : 1° d'en hâter la dessiccation, afin de prévenir réchauffement qui pourrait résulter de l'humidité qui s'y concentrerait; 2° et de les soustraire, autant que possible, aux attaques des animaux granivores, et principalement des rats, des souris, des oiseaux, et des charançons et autres insectes.

CUAP. 12e

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