‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 206 sur 329 · VANNAGE ET NETTOYAGE DES GRAINS · texte numérisé non relu

VANNAGE ET NETTOYAGE DES GRAINS

deux côtés de la machine, et qui sont indiquées dans la figure. Ces ouvertures peuvent être, à volonté, élargies ou rétréciesau moyen de planches à coulisse, et, par ce moyen, on renforce ou on affaiblit le courant d'air. La figure 484 représente le côté opposé de

Fig. 484.

la machine, vue en coupe à l'intérieur. On y voit les quatre planches, appelées ailes du volant. Le mouvement rotatoire de ces ailes dans la direction indiquée par les flèches, cause un grand courant d'air dans l'intérieur de la machine, et dans la direction des autres flèches. A la partie supérieure est la trémie dans laquelle on met le blé, ou dans laquelle il tombe, si la machine est placée sous une machine à battre, en échappant à travers le treillage qui est fixé dessous le râteau circulaire. Le blé avec \a balle, s'échappant de la trémie, tombent sur les cribles, qui sont en connexion avec le fond mobile de cette trémie, qui est fixée à un pivot ; ce fond est suspendu sur deux chaînes, dont une est visible dans la figure.

La planche, qui forme le jond de la trémie, est mise en mouvement simultanément avec les cribles. Ce mouvement de secousses fait que le blé s'écoule de la trémie par X ouverture , et tombe sur ces cribles. Celte ouverture peut être élargie ou rétrécie en faisant monter ou descendre la planche au moyen d'un ais. C'est une baguette qui donne le mouvement latéral au fond de la trémie et aux cribles, au moyen d'un bras par lequel elle tient aux cribles, tandis qu'elle se trouve en communication, par un autre bras, avec l'axe du volant. Le fond de la machine est formé de planches en bois placées dans une direction inclinée, pour que le grain, séparé des balles et autres ordures, s'écoule sur ce plan incliné. Une par;

AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES

liv. r

tiède ce fond est mobile, les planches étant à coulisses.

Vaction de cette machine est très-simple. On place le blé dans la trémie, si celle-ci n'est pas alimentée par une machine à battre, et un ouvrier tourne la manivelle, si le mouvement n'est pas communiqué au tarare par une autre machine, au moyen d'une corde ou lanière passant dans une poulie, qui remplace dans ce cas la manivelle, pour mettre le tarare en mouvement. Le blé s'échappe alors par l'ouverture et tombe sur les deux cribles , suspendus parallèlement. Le courant d'air exerce alors son action, la balle est soufflée au dehors de la machine, dans la direction des flèches. Quant auxgrains comme des corps plus pesans, ils tombent sur le plan incliné, et s'écoulent par l'ouverture. Ceux qui sont assez légers sont soufflés par le vent au loin, mais ceux qui ne le sont pas assez

pour être soufflés avec lu balle, descendent et tombent dans l'espace intermédiaire indiqué par les flèches, qui est séparé de l'endroit où s'accumule le blé de bon poids. En rehaussant ou rabaissant la planche, on diminue ou on augmente la quantité du grain léger qui tombe dans cette division.

Cette machine est susceptible de modifications, sans manquer pour cela son but. On peut se passer du second crible; le blé nettoyé peut sortir de la machine dans d'autres directions. On rend quelquefois tout le fond mobile, en lui donnant un ébranlement continuel, pour mieux séparer le grain du sable et de la poussière. Les figures ci-dessus représentent une machine destinée à être placée dessous une machine écossaise ; les tarares à manivelles doivent être d'une dimension plus limitée, pour être plus facilement transportables. Biernacki.

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