‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 267 sur 329 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Glaizo-calcaire

Argilo -calcaire

plus de 50 de 3,0 à 5,0

de I, à 3,0

de 1,0 à 3.0 de 0 à 1,0 de 0 à l,o

de 1,0 à 5,0 de 1,0 à 5,0

de 0,5 à 5,0 de 0,5 à 6,0

de 0,5 à 5,0

de 0,5 à 5,0

de 5 à 20 plus de 20

de 1,5 à 5,0

de 1,5 à 5,0

d 1,5 à 5,0 de 1,5 à 5,0 de 1,5 à 5,0 de 1,5 à 5,0

de 1,5 à 5.0 de 1,5 à 5,0

Le reste.

Le reste.

Le reste. 1 Le reste.

Le reste.

Le reste.

Le reste.

Le reste.

Seulement pour les pays

méridionaux.

Principalement pour les

climats méridionaux.

Pour tous les climats.

Pour tous les climats.

Convient peu aux pays méridionaux.

Pour tous les pays.

Pour les pays septentrionaux

Loameux-argileux ( ordinaire, et sableux. . . . 1 calcaire. .

Siliceux {°r?'"aLre-

i calcaire. .

Marneux

Calcaire

Quant au climat, le plus favorable pour la pomme-de-terre est celui qui est plutôt humide que sec, tempéré ou liais que chaud. Voilà pourquoi celui de l'Angleterre et surtout de l'Irlande lui conviennent si bien.

Il y a dans les pays méridionaux, même en France, un grave obstacle à la culture des pommes-de-terre sur les terrains trop siliceux. Lorsque les grandes chaleurs dessèchent le sol, la végétation demeure long temps stationnaire ; les tubercules n'augmentent pas en grosseur. Quand, enfin, les pluies viennent arroser le sol et ranimer la végétation, ces petits tubercules, au lieu de se développer, poussent de nouveau des tiges, donnent de nouvelles fleurs, et ni les premiers produits ni les seconds ne peuvent remplir le but auquel on les destinait. Dans les années sèches, cette circonstance se rencontre déjà dans les environs d'Orléans.

Les terrains pierreux, et surtout ceux qui contiennent beaucoup de fragmens schisteux, sont peu propres aux pommes -de-terre. Ceux qui contiennent des cailloux roulés en produisent qui sont fort estimées pour leur saveur.

§ IV. — Place dans la rotation,

Lorsqu'on examine une plante relativement à son influence sur une succession de cultures, il faut examiner deux choses : son action chimique et son action mécanique. Sous le premier point de vue, plusieurs agriculteurs ont attribué aux pommes-de-terre une très-grande propriété épuisante. Schwertz les met dans la catégorie des plantes qui appauvrissent le sol; Thaer est de la même

opinion ; Parmentier et Victor Yvart sont d un sentiment opposé, et s'efforcent de relayer par le raisonnement et les faits. Entre des opinions si diverses, nous ne pouvons mieux faire que de répéter avec un auteur qui était placé de manière à distinguer les causes de ces contradictions apparentes : « La meilleure récolte de pommes-de-terre n'épuise pas plus la matière organique assimilable aux plantes que la plus riche production de froment, de seigle, d'orge ou d'avoine. Si on donne un libre accès à l'humidité, la récolte la plus abondante de pommes-de-terre épuise moins le vieil htimusque les céréales, et sur une fumure fraîche les élémens de fertilité et l'ancienne force ne sont pas assimilés en aussi grande proportion qu'après une récolte de céréales. La deperdition de matière organique pour le même poids de pommes-de-lerre est d'autant plus grande que les tubercules contiennent plus de substance féculente, et d'autant moindre que les parties constituantes de la récolte sont plus aqueuses. »

Plus on donne de soin à la culture des pommes-de-terre, moins le sol est argileux et compacte, moins la production des tubercules nuit au sol. Une culture négligée qui favorise la multiplication des plantes parasites et resserre le so'., n'empêche pas seulement le développement des organes foliacés des pommes-de-terre, et par suite paralyse l'action de l'humidité atmosphérique, ce qui force les plantes à tirer leur nourriture dans le sol même, mais elle agit encore mécaniquement d'une manière plus ou moins défavorable à l'état d'aine ublissement et de pulve-

DES POMMES-DE-TERRE

risation du sol.Plus la récolte est considérable, plus cet élat se trouve dans les conditions convenables; plus le produit est mince, moins le sol est bien préparé mécaniquement.

Inaction mécanique que les pommes-deterre exercent sur le sol a également les résultats les plus avantageux au succès des récoltes ultérieures. Les tubercules, en grossissant, sou'èvent la terre intérieurement, en écartent les molécules; leur extraction ne peut avoir lieu sans remuer le sol à une grande profondeur; les façons qu'on leur prodigue ameublissent la surface et détruisent les mauvaises herbes; le feuillage abon dant qu'elles produisent couvre le sol et empêche l'évaporation. Tout, ici, concourt à faire de cette plante une excellente préparation pour la plupart des autres végétaux, surtout si les circonstances ont permis de faire la récolte de bonne heure. Il ne faut pa9 oublier cependant que si cette dernière opération avait été exécutée à une époque trèsavancée, les ensemencemens d'automne que l'on confierait ensuite à la terre se ressentiraient d'un vice de culture qu'on ne doit point rejeter sur la plante elle-même, mais sur l'imprévoyance des cultivateurs. La récolte étant une opération assez longue, il arrive que lorsqu'on cultive beaucoup de pommes-de-terre, on fait sagement de ne point leur faire succéder des fromens d'hiver ou du seigle, mais des plantes qui se sèment au printemps, comme du froment de mars, de l'orge, de l'avoine. C'est la pratique des meilleurs cultivateurs en France, en Allemagne et en Angleterre.

Dans le second de ces pays, les cultivateurs qui n'ont pu renoncer entièrement à Vas sole ment triennal, l'ont modifié de manière à suivre le cours suivant, dont on reconnaît tous les jours les avantages : lre année : pommes-de-terre fumées, en place de la jachère; 2e : orge avec trèfle, dans la sole de grains d'hiver; 3e: trèfle, dans lasoledegrainsd'été; 4e: trèfle en place de la jachère (1 coupe); 5e : froment d'hiver; 6e : avoine.

L'ensemencement en céréales qui suit une récolte de pommes-de-terre n'exige pas ordinairement de labour. On sème sur la terre après un coup d'extirpateur, et on enfouit à la herse ; quelquefois même on ne donne aucune préparation, mais alors la semence de céréales s'enfouit au moyen de l'extirpateur. Quelle supériorité n'a point un tel procédé sur une jachère, qui exige beaucoup de labours et ne produit rien !

Les pommes-de-terre réussissent très -bien après une récolte de printemps consommée de bonne heure. Ainsi, après des vesces, du trèfle incarnat, du colza pour fourrage, cette plante a souvent donné de plus beaux produits que si l'on n'eût rien demandé préalablement à la terre.

Il est même des pays où l'hiver arrive assez tard pour permettre un ensemencement de pommes-de-terre après une récolte parvenue a maturité. Cela a lieu surtout après le colza, le lin, la navette. Il ne faut pas croire que cette facilité soit un privilège exclusif des climals méridionaux. Ce procédé est usité, non seument dansquelques parties du territoire français, mais encore en Hollande et en Belgique.

L'écobuage rend soluble une telle proportion d'élémens de fécondité, que les céréales y poussent en paille, mais donnent peu de grains. C'est donc la pomme-de-terre qu'il faut préférer dans cette dernière circonstance. On ne doit pas surtout perdre de vue cette considération lorsqu'on livre à la culture des terrains tourbeux qu'on a écobués ou chaulés. C'est par les pommes-de-terre que doivent toujours commencer les nouvelles rotations.

La pomme-de-lerre n'est point, comme l'ont avancé quelques botanistes cultivateurs, antipathique avec elle-même. Dans la plaine que baigne la Moselle depuis Epinal jusqu'à Metz, on suit de temps immémorial l'assolement biennal : 1° pommes-de-terre, 2° seigle. On trouve même, dans quelques parties, des terres qui reçoivent tous les ans un ensemencement en pommes-de-terre, sans qu'on aperçoive aucune diminuiion dans le produit. Schwertz rapporte des faits très-concluans. « Il résulte^dit-il, des observations qui m'ont été communiquées en Alsace, que la pommede-terre ne se repousse pas, lorsqu'elle est cultivée sur un terrain convenable. On m'a montré un champ qui en avait toujours porté de deux ans l'un. Ailleurs on en mtt 4 ou 6 ans consécutifs sur le même sol, sans que l'on aperçoive aucune diminution dans le produit. On cite des champs qui ont produit 6 récoltes successives de pommes-deterre avec une seule fumure, et cette série de récoltes fut suivie par un ensemencement en orge dont le produit fut très-considérable. Dans un autre endroit, je vis un champ qui, dans l'espace de vingt ans, avait donné une fois de l'orge et 19 fois des pommes-deterre. On cite, dans le Wurtemberg, un propriétaire qui, 32 années de suite, avait cultivé les pommes-de-terre sur le même champ, en fumant tous les ans. Mais à la fin les tubercules n'étaient pas plus gros qu'une noix. »

Cette propriété de la pomme-de-terre de revenir plusieurs fois sur lemême terrain sans diminution dans le produit, simplifie beaucoup sa culture, parce que la terre est dans un ameublissement continuel, et que les frais d'entretien sont considérablement diminués. Les mauvaises herbes disparaissent totalement après deux ou trois années. Aujourd'hui que la féculation des produits de cette plante est une branche importante de l'industrie agricole, il était nécessaire de faire connaître les avantages et la latitude que les cultivatenrs peuvent avoir sous ce rapport.

§ V. — De la fumure.

On pourrait sans doute cultiver la pommede-terre sans fumier dans un sol amélioré de longue main, mais ce ne peut être que dans quelques cas exceptionnels ; et l'épargne qu'on aurait cru faire amènerait inévitablement l'épuisement total du sol, et la nonréussite des antres récoltes. La vieille force est un trésor dont on ne doit user que modérément. On se plaint généralement que les morelles contraclent une odeur désagréable si on leur applique un engrais de fumier frais ou de gadoue, quoique cette dernière

AGRICULTURE l DES PLANTES CULTIVÉES EN GRAND. ttv. te?.

substance soit fréquemment employée en Flandre. Dans les terres un peu compactes, on se trouve bien de l'usage du fumier pailleux. Je pourrais même ici invoquer des expériences qui prouvent que, dans les sols de cette nature, de la paille seule et des chaumes enfouis au dernier labour ont donné des récoltes extraordinaires. Mais, en général, on doit être circonspect dans l'emploi de ces fumures exceptionnelles qui conviennent peu à d'autres récolles. Somme toute, le jumier décomposé sera appliqué aux terres

chaudes et légères; le fumier long sera réservé pour les sols argileux et froids.

Pour donner une idée de l'influence que la nature et la quotité de la fumure exercent sur le produit de la pomme-de-terre, je crois | utile de citer les essais qui ont été entrepris sur cette matière et publiés par les meilleurs agronomes du continent et de l'Angleterre. La disposition par tableaux me dispensera de toute observation de détail, en même temps qu'elle fera ressortir les résultats avec plus d'évidence.

Tableau des quantités en prix comparés de divers engrais employés pour la fumure des pommes-de-terre pour un égal produit , environ 300 hectol. de tubercules.

Numéro.

Nature de 1 engrais.

Quantité' par hectare.

Volume par hectolitre.

Poids en kilos.

Prix.

1 met. 1/2.

2 met. cubes.

6 sacs.

15 sacs.

20 balles.

45 voies.

75 fr.

Résidus des raffineries. . . .

Chair musculaire en poudre.

Sang sec en poudre

Chiffons, laine et soie. . . .

Fumier de cheval

D'autres expériences faites en Allemagne sur un sol léger, mais un peu humide, ont donné des produits q>ti font clairement apercevoir les avantages des diverses fumures.

Si l'on appelle 100 le produit d'un heclare non fumé, ce produit se portera à :

119, si l'on fume avec du fumier frais de cheval, à raison de 75 mille kil. par hectare ; 162, si l'on fume avec du fumier décomposé de cheval, à raison de 75 mille kil. par nectar e ;

190. si l'on fume avec du fumier frais de bœuf, à raison de 75 mille kil. par hectare; 185, si l'on fume avec du fumierdécomposé de bœuf, à raison de 75 mille kil. par hectare ;

148, si l'on fumeavec du compost (2/3 fumier, 1/3 gazon), à raison de 75 mille kil/ par hect.; 225, si l'on fume avec de l'urine ou du purin, à raison de 75 mille kil. par hect. ;

123, si l'ou fume avec du plâtre, à raison de 75 mille kil. par hect.;

Une chose à remarquer dans ces calculs, c'est l'effet prodigieux du purin, qui fait plus que doubler le produit de la récolte.

Quanta V application même de la fumure, il n'y a pas de règle constante. Les uns conduisent les engrais à l'hiver, d'autres pendant l'automne, enfin le plus grand nombre fument immédiatement avant la plantation. La question ne doit pas être résolue seulement par les usages locaux; elle est plutôt subordonnée à la nature de l'engrais et à la composition du sol. Dans un sol sec et très-léger, on se trouvera bien de conduire et de répandre le fumier pendant l'hiver. La couche d'engrais empêche les vents desséchans du printemps de hâter l'évaporali<>n de l'humidité, que ces terres retiennent faiblement, et qui est pourtant si nécessaire au succès de la plantation.

Quand le sol est argileux, on agira d'une manière plus rationnelle si, pendant l'hiver,

on enfouit le fumier. La terre se trouve ainsi allégée, ameublie, et les façons ultérieures s'exécutent avec plus de perfection Lorsque l'on enterre le fumier, il ne faut pas le faire à une trop grande profondeur, afin que les plantes immédiatement en contact avec les détritus organiques s'en assimilent facilement une grande partie.

L'enfouissement au fumier en même temps qu'on plante les tubercules, est le plus communément en usage. Cette méthode est excellente lorsque les produits sont destinés à la consommation des animaux ou à la distillation; mais lorsque les pommes-de-terre doivent être livrées à la consommation de l'homme, elles contractent par ce moyen une saveur désagréable. Le fumier se place de trois manières. On en met dans chaque raie ouverte par la charrue, ou bien seulement dans le sillon qui reçoit les tubercules. Quelquefois même on n'étend le fumier que sur la surface même où l'on déposera la pomme de-terre de semence. Ces deux dernières méthodes sont préférables toutes les fois que, dans une rotation, la pomme-deterre est regardée comme produit principal, et dans les circonstances où l'on éprouve une pénurie d'engrais. La première mérite la préférence lorsqu'on regarde la pomme-deterre comme récolte préparatoire des céréales, et lorsqu'on dispose d'une grande masse de fumier. Lorsqu'on enterre le fumier en même temps qu'on plante, on ne doit pas perdre de vue deux considérations qu'on est trop disposé à négliger. Dans les sols humides, les tubercules de pommes-de-terre seront placés sur le fumier même, afin que celui-ci attire l'humidité contenue dans la couche qui couvre les racines, et en rende ainsi la surface plus sèche et plus facile à travailler. Dans les sols légers, au contraire, qui souffrent par excès de sécheresse, on place les tubercules d'abord et le fumier

ciiap. 17e. DES POMMES-DE-TERRE,

ensuite , afin que ce dernier, qui attire puissamment l'humidité et contracte avec elle une grande adhérence, tienne les racines toujours fraîches. C'est surtout dans les terres très-calcaires que celte dernière méthode a de bons résultats.

Quelques cultivateurs vantent beaucoup la fumure en couverture. L'engrais, disentils, exerce son action, non seulement sur les pommes-de-terre, mais encore sur les autres plantes de la rotation. On l'emploie surtout dans les sols très-secs; le fumier se conduit lorsque les premières pousses sortent de terre, et après le hersage qu'on leur donne à cette époque. La fumure superficielle a surtout cet avantage qu'on peut planter les pommes-de-terre quand même on n'aurait pas pour le moment de fumier à sa disposition.

Dans les contrées où l'on peut se procurer facilement et à bon compte des chiffons de laine, on ne saurait les employer plus utilement qu'à la récolte des pommes-de-terre. On entoure d'un lambeau chaque tubercule au moment de la plantation. C'est un engrais très-puissaat.

§ VI. — Préparations du sol.

La nature et la forme des produits de ia pomme-de-terre exigent un sol meuble. Que cet ameublissement provienue de la composition même de la terre ou des préparations qu'on lui fait subir, toujours est- il indispensable. Le nombre de labours requis pour arriver à ce résultat ne peut être déterminé d'une manière absolue. On en donne communément 3. Dans les sols bien préparés par les cultures antérieures, on peut n'en donner que 2, tandis que dans ceux qui sont tenaces ou infestés d'herbes parasites, 4 peuvent à peine suffire. Les Flamands, dit Schwertz, ne se contentent pas d'un labour profond dans les sols pesans; ils en donnent deux : plus tôt le premier est exécuté , mieux cela vaut. Dans le Brabant, où en général les charrues ne sont attelées que de deux chevaux, elles le sont alors de quatre, et pénètrent à une profondeur de 15 à 16 pouces dans les terres sablonneuses. Mais jamais on n'enfouit le fumier à une aussi grande profondeur.

Dans l'hypothèse où l'on donne trois labours, le premier s'exécute avant l'hiver et à une grande profondeur (8 à 9 pouces au moins ) ; le second, un peu moins profond, lorsque les vents desséchans du printemps permettent de le faire; enfin le troisième, au moment de la plantation. Ce dernier couvre les tubercules de semence et enterre les engrais. A ceux qui douteraient de l'efficacité de labours aussi profonds, nous pourrions citer les expériences de M. de Voght. Ce célèbre cultivateur, à la suite de ses essais, a été amené à conclure que si le produit d'un terrain labouré à 10 pouces est représenté par 100, celui du même terrain labouré à 15 ponces le sera par 131.

Quant à la profondeur du dernier labour, on se tromperait étrangement si l'on pensait qu'elle doit être égale à celle du premier ou du second. Suivant le même expérimentateur, des pommes-de-terre plantées à dr\\%

pouces rapportèrent 27 p. 100 de plus que celles qui l'avaient été à 6. Néanmoins , comme un labour de deux pouces s'exécute difficilement avec une cerlaine perfection, surtout lorsque l'on enfouit simultanément le fumier; comme, d'un autre côté, une profondeur de deux pouces ne soustrairait pas les racines à l'influence nuisible de la sécheresse dans nos climats, on croit généralement que le dernier labour ne doit pas dépasser quatre pouces ni rester en-deçà.

§ VII. — Plantation des tubercules.

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