‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 53 sur 329 · II. Chaulages flamands · texte numérisé non relu

II. Chaulages flamands

L'usage des amendemens calcaires dans le département du Nord comme dans la Belgique, paraît aussi ancien que leur bonne agriculture; il est beaucoup moins fréquent en Belgique. Des chaulages anciens et successifs ont, à ce qu'il semble, fourni à de grandes parties de ce sol ce qui lui en est pour le moment nécessaire ; mais le départ, du Nord reçoit encore de la chaux, de la marne ou des cendres partout à peu près où la chaux n'entre pas comme composant du sol. On distingue dans le pays \q chaulage foncier e\. le ehaulage d'assolement; le premier consiste à donner au sol, tous les dix à douze ans, avant la semaille d'automne, 4 mètres cubes ou 40 hectolitres de chaux par hectare; on mêle le plus souvent à la chaux en poudre des cendres de houille et de tourbe qui entrent dans le mélange dans la proportion d'un tiers à moitié.

Le chaulage à tous lesrenouvellemens d'assolement ou sur les grains de mars, se donne en compost ; il est d'usage régulier dans ce pays, plus encore qu'en Belgique, sur les prairies ou pâtures froides qui ne reçoivent pas des eaux d'irrigation; il en réchauffe le fonds, accroît et améliore les produits ; plus le compost est ancien, plus grand est l'effet: il se prolonge pendant 15 ou 20 ans , au bout desquels on recommence.

Les chaulages de Normandie, les plus anciens de France, se sont soutenus dans les environs de Bayeux, pendant qu'ailleurs on les défendait dans les baux. Cependant maintenant ils gagnent toute la surface qui en a besoin; mais au lieu d'être employée immédiatement sur le sol, comme dans les anciens chaulages, la chaux est presque toujours mise en compost.

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