‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 67 sur 329 · I. Engrais produits par les parties vertes · texte numérisé non relu

I. Engrais produits par les parties vertes

Dans tous les temps sans doute on a su utiliser les végétaux comme engrais. Les Grecs, au dire de Théophraste; les Romains, d'après Pline, Columelle et presque tous les auteurs qui nous restent de l'antiquité, recouraient fréquemment à ce moyen pour leur grande culture. « Quelquefois, dit Varron, on sème diverses plantes non pour ellesmêmes, mais pour améliorer la récolte suivante en procurant par leurs fanes aux terres maigres une fertilité plus grande. C'est ainsi qu'on est dans l'habitude d'enfouir, au lieu d'engrais, des lupins avant que leur gousse commence à se former, et d'autres fois, des fèves dont la maturité n'est point assez avancée pour qu'on puisse les récolter. » — Columelle recommande d'une manière plus explicite encore d'employer le même moyen. Il veut que dans les terrains sablonneux on enterre ces végétaux lorsqu'ils sont tendres encore, afin qu'ils pourrissent promptement, et dans les sols plus tenaces, qu'on les laisse devenir durs et roides pour qu ils puissent soutenir plus lang-temps les mottes dans un état de division.

La pratique des engrais wrts est encore générale en Italie; Piiilippo Re et son excellent traducteur M. Dupont nous en offrent des preuves nombreuses. — Dans toute la Toscane on sème du maïs au mois d'août pour l'enterrer à la charrue vers le commencement d'octobre. — Les Bressans emploient une méthode analogue sur les terrains légers qu'ils se proposent de cultiver en froment. Ils sèment les lupins sur un second labour, à l'époque précitée, dans la proportion d'un hectolitre environ par hectare. — Dans le Bolonais et le territoire de Cesène, dès que

(i) Ainsi le charbon animal, contenant 0,15 de sang sec soluble, agit mieux à poids égal que le •î so : «»!»!< r; c'est à-dire que la putréfaction ralentie sextuple l'effet utilisé.

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