CIRCULATION
res, à l’assujettir dans sa position. Cet organe, qui représente assez bien un cône renversé, est creusé de quatre cavités adossées deux à deux. Les deux supérieures (fig. 82, 83) sont appelées oreillettes, et les deux inférieures
Fig. 83.
des ventricules ont reçu les noms de dastole et de systole. Les deux oreillettes se contractent en même temps; leur dilatation coïncide avec la contraction également simultanée des ventricules, et vice versa. La systole du ventricule gauche est la principale, mais non pas l’unique cause du pouts.
$ II, — Des artères.
On donne le nom d’artéres aux vaisseaux qui portent le sang des ventricules du cœur
ans toutes les parties du corps.
Il y a 2 systèmes d’artères ou 2 arbres artériels : lun pulmonaire, qui a son origine au ventricule droit du cœur; l’autre aortique, qui nait du ventricule gauche. Ces deux systèmes, tout à fait distincts dans les animaux adultes, communiquent largement. ensemble dans le fœtus au moyen d’une ouverture (4rou de Botal) pratiquée dans la cloison iater-auriculaire, et d’un vaisseau intermédiaire entre l'artère pulmonaire et l’aorte; c’est le cazal artértel. Le cours saccadé du sang dans ces vaisseaux est sous l'influence directe du ventricule gauche.
Des artères en particulier.
1° Artère pulmonaire. — Destinée à porter dans le poumon lesang qui doit être mis en rapport avec l'air, l'artère pulmonaire (E) (Æg. 82) naît de la base du ventricule droit du cœur, et sedirige aussitôtenarrière au-dessus de l’oreillette gauche, en s’inclinant à droite pour gagner l'origine des bronches. Dans ce court trajet, l'artère pulmonaire est unie au tronc aortique par du tissu adipeux, et à l'aorte postérieure par un cordon élastique, vestige de ce vaisseau considérable (le canal artériel F) qui, dans le fœtus, transmet à l’aorte la plus grande partie du sang qui parcourt les cavités droites du cœur. Parvenue à la base des bronches, cette artère se partage en deux troncs qui s'écartent l’un de l’autre, et pénètrent immédiatement dans chacun des lobes pulmonaires,
184 ANIMAUX DOMESTIQUES : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ANIMAUX. Liv. mi.
où leurs divisions, devenues capillaires, s’anastomosent avec les radicules des veines chargées de rapporter à l'oreillette gauche du cœur le sang qui a été revivifié par l'air.
9 Arière aorte. — Origine commune de toutes les artères à sang rouge, l'aorte (G) naît de la base du ventricule gauche du cœur, et se divise, après un court trajet, en deux troncs de grosseur et de longueur inégales, qui sont l'aorte antérieure (H) et l'aorte postérieure (1).
L’aorte antérieure, la plus petite des deux divisions du tronc aortique, donne des artères aux parois thoraciques et abdominales, à l'encolure, à la tête et aux membres antérieurs.
L’aorte postérieure, d'un volume et d une étendue beaucoup plus considérables que l'antérieure, fournit ntères aux parois du thorax, de l'abdomen et du bassin, à tous les organes renfermés dans ces trois cavités, ainsi qu'aux membres postérieurs.
$ II. — Des veines.
On donne le nom de veines aux vaisseaux qui rapportent le sang de toutes les parties du corps au cœur. Il existe deux systèmes velneux correspondant aux deux systèmes artériels, le système veineux pulmonaire, qui apporte le sang du poumon dans l'oreillette gauche, et le système des veines caves, qui apporte le sang detoutesles parties du corps à l'oreillette droite; un troisième système, appendice de ce dernier, est celui de la veire-porte. Les causes principales de la circulation dans les veines sont la contraction du ventriculegauche du cœur, l'as-
iration de l'oreillette droite, la dilatation de
a poitrine et celle du poumon dans l'inspiration, le passage du sang d’un endroit plus large dans un endroit plus étroit, la contraction museulaire,les mouvemens qui en sont la conséquence, enfin les valvules que l’on remarque à l’intérieur de ces vaisseaux.
Des veines en particulier.
1° Veines pulmonaires. — Ces veines, dépourvues de valvules, naissent sur les parois des vésicules pulmonaires des dernières divisions de l'artère du même nom; elles charrient et transmettent le sang revivifié par l’air dans le poumon à l'oreillette gauche du cœur, où elles aboutissent par plusieurs grosses branches (J) (fig. 83), dont deux principales, une pour chaque poumon. |
2 Veines caves. — Deux troncs veineux sont l’aboutissant de tous les vaisseaux qui charrient du sang noir, savoir : la veëre cave antérieure (K) et la veine cave postérieure (L).
La veine cave antérieure, dont l'embouchure dans l'oreillette droite regarde l’ouverture auriculo-ventriculaire, est le confluent des veines de la tête, de l’encolure, des parois du thorax et des membres antérieurs.
La veine cave postérieure, beaucoup plus étendue que l’antérieure, correspond à l'artère du même nom; elle rapporte le sang des membres postérieurs, du bassin,de l'abdomen et des viscères contenus dans ces deux cavités, à l’oreillette droite du cœur, dans la partie postérieure de laquelle elle s’insère.
3° Système de la veine porte. — Appendice du système des veines caves, le système de la
veine porte représente un arbre circulatoire complet dont la première moitié a ses racines dans la portion abdominale de l'appareil digestif, tandis que la seconde moitié, ramifiée dans le foie, aboutit dans la veine cave postérieure.
$ IV. — Des Ilymphatiques.
Ces vaisseaux, très-nombreux, très-anastomotiques et valvuleux, naissent de toutes les parties du corps en formant des réseaux excessivement ténus et aboutissent tous dans le système veineux par deux troncs principaux qui sont le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite ; la composition de la /y"1phe a beaucoup d’analogie avec celle du sang. Moins la contraction du ventricule gauche du cœur, les causes de la circulation lymphatique
sont les mêmes que celles de la circulation veineuse.
SECTION V. — De l’appareil urinaire.
Les organes urinaires composent un appareil dont les connexions physiologiques avec la peau sont telles que, lorsqu'il y a diminution de la perspiration cutanée, la sécrétion de l'urine estaugmentée, et vice versa. Cet appareil comprend : 1° les reins, organes sécréteurs de l'urine auxquels sont annexés deux petits corps glandiformes, les capsules surrénales : 2° les uretéres, canaux excréteurs provisoires destinés au transport de l'urine ; 3° la vessie, réservoir à parois contractiles dans lequel l'urine est tenue en dépôt; 4° enfin l’urétre, canal excréteur définitif, commun à l'appareil génital et urinaire dans le mâle, par lequel l'urine est transmise au dehors.
$1‘.—Des reins.
Les reins sont deux glandes situées au-dessous de la région lombaire, appelée pour cette raison région des reins, l’une à droite et l’autre à gauche de la colonne vertébrale, au milieu d’une masse plus ou moins considérable de graisse. Ces organes, dont la figure a dans la
lupart des animaux beaucoup de ressembianée avec celle d’un haricot, sont formés de deux substances très-vasculaires qu’enveloppe une capsule cellulo-fibreuse.
La plus extérieure, nommée substance corticale ou cendrée, parait formée d’une multitude de canaux capillaires repliés sur euxmêmes auxquels sont appendues des myriades de granulations d'apparence spongieuse.
L'autre, substance appelée »26dullaire, tubuleuseou rayonnée, est, ainsi que le démontrent les injections, constituée par une multitude de petits tubes qui s’avancent en convergeant de la substance corticale, où ils prennent naissance, vers une cavité, le bassinet rénal, dans lequel ils aboutissent en formant une crête sur laquelle on voit sourdre l'urine lorsque l’on comprime le tissu du rein, après en avoir préalablement ouvert la cavité. Dans le bœuf, chaque rein est multiple.
Capsules surrénales oureins succenturiés.— Ces petits corps, dont on ne connait point les usages, sont situés, l’un à droite et l’autre à
cap. 1°".