VII. Des flancs
Les flancs, situés entre les côtes et les hanches et au-dessous des reins, qui donnent la mesure de leur longueur, ont été considérés avec raison comme le miroir de la poitrine.
Ils sont, en effet, continuellement agités de mouvemens qui correspondent à l'inspiration et à l'expiration; lorsque la poitrine est dilaiée par l'entrée de l'air, le flanc éprouve un mouvement d'élévation plus où moins apparent, suivant que l'inspiration a été douce, ou grande, ou forcée; lorsque Pair est expiré, le flanc élevé s’abaisse et s’affaisse.
C’est dans la régularité de ces mouvemens que consiste la principale beauté des flancs. Dans l’état parfait de santé, après cinq ou s'x respirations douces et à peu près égales, l’animal fait une inspiration plus forte, plus élevée, et surtout plus prolongée, qui se marque aux flancs par une élévation plus grande. C’est cette succession de mouvemens égaux des flancs, interrompus de temps à autre par un mouvement plus prononcé, qui constitue leur régularité.
Mais ces mouvemens peuvent subir, sous l'influence des affections variées de la poiirine, différentes modifications qu'il est important de connaître. Ainsi, dans certaines maladies, les mouvemens d'inspiration sont plus profonds et plus prolongés que dans l’état de santé ; puis, au moment de l’expiration, le flanc ne s’abaisse pas d’une seule fois : son affaissement s'exécute en deux temps, entre lesquels il y a un moment d’arrêt. C’est ce moment d'arrêt que l’on appelle soubresaut, coup de fouet, contre-temps de la pousse, nom général sous lequel sont désignées plusieurs maladies de poitrine, à
Quant à la configuration extérieure de cette région, Si nous en cherchons le modèle dans les animaux bien conformés, nous voyons qu’elle est ordinairement assez pleine, que la corde en est peu prononcée, qu’elle est courte comme les reins. Dans les animaux qu'ont épuisés de longues maladies, l’âge ou les fatigues excessives, le flanc est cordé, comme on a coutume de lexprimer; c’est-à-dire qu'il présente une cavité profonde en avant de l’angle de la hanche, et que sa corde, ou cette saillie longitudinale qui s'étend depuis cet angle jusqu’à la dernière côte, est très-prononcée.
Lorsqu'un cheval vient de suffire à de longues et pénibles courses, on dit qu'il est ef-