VIII. Du ventre
Le ventre, situé à la partie infér'eure du corps, a pour base les muscles qui forment les parois inférieures de l’abdomen. Dans les chevaux bien conformés, il n’en dépasse pas le cercle cartilagineux. Lorsqu'il est trop volumineux, on a coutume de dire qu’il est avalé, où qu’il est semblable à un ventre de vache. Cette conformation est évidemment défectueuse dans les chevaux destinés aux allures rapides, car le poids des viscères abdominaux, dont le volume du ventre est l'expression, doit mettre cbstacle à la télérité de la progression. Certains chevaux rapides à la course, tels que les chevaux anglais, semblables en cela aux animaux que la nature a doués d’une très grande vitesse, ont quelquefois le ventre-rétracté vers les parois supérieures de l’abdomen ; ce que l’on exprimeen disant qu'ils ont le ventre 7ctroussé, ou encore levretté, c'est-à-dire analogue à celui du chien levrier. Lorsque les fonctions nutritives s’exécutent avec régularite, cette conformalion, toute disgracieuse qu'elle paraisse, doit cependant être considérée comme une condition de plus favorable à la rapidité de la course. Elle peut devenir cependant une défectuosité réelle lorsqu'elle est poussée à l'excès, et que les chevaux sont, comme on le dit vulgairement, étroits de boyaux. Dans ce cas, en effet, les fonctions digestives s’exécutent mal; les alimens ne font pas un assez long sejour dans le canal alimentaire pour y subir l'élaboration qui doit les transformer en sucs nutritifs, et il en résulte bientôt un état de faiblesse qui rend la ruine des chevaux d’autant plus inévitable, qu'en général ceux qui sont ainsi conformés ont beaucoup d’ardeur et d’énergie,et font conséquemment des pertes qu’une mauvaise nutrition ne répare qu'incomplétement.
$ IV. — De l'extrémité postérieure du corps.