FORMULES DE PRÉPARATIONS DIUREÉTIQUES
N° 52. Poudre diuretique fondante.
Prenez : Colophane en poudre. . . . . 20 parties. Géllde nitre OO M MEME AN ro id!
Crême de tartre | Potasse du commerce ? de chaque. 1 partie.
Sel ammouiac, Oxyde brun defer. . 6 id.
Mélez bien exactement au mortier et conservez pour l'usage. Le dose de cette poudre est de 2 onces par jour pour un cheval. 11 faut commencer par une once.
N° 53. Electuaire diuretique.
1 once, 4 id.
quantité suffisante,
Prenez : Nitrate de potasse.
Oximel scillitique.
Poudre de réglisse. ,
pour donner à la masse une consistance convenable.
N° 54. Autre avec les cantharides.
Prenez : Cautharides en poudre, 1 gros.
Aloës en poudre. 2 id.
Térébenthine, + . . 1 once.
Miele quantité suffisante, Faites selon l'art trois où quatre bals que vous roulerez dansla poudre d’ausée, et que vous administrerez en une seule
foiss Gohier a obtenu des succès de cette préparation dans le traitement des hydropisies,
N° 55, Breuvage diuretique.
Prenez : Nitrate de potasse. . 2 onces, Miel, 6 id, Vinaigre. AR 3 id, Décoctum de graine de lin. . 3 pintes.
Mélez le tout ensemble, agitez et administrez en deux fois, à cinq ou six heures d'intervalle. Réitérez,
CLASSIFICATION DES MEDICAMENS.
N° 56. Lavement diuretique.
Prenez : Décoctum de pariétaire, ‘3 pintes.
Térébenthine, , . . 2 onces, Jaunes d'œufs. . . ..n° 3, Incorporez la térébenthine dans les jaunes d'œufs, 2° layez le tout dans le décoctum, et admiñistrez en deux fois,
$ IX. — Médicamens, emménagogues, ou mieux utérins.
On nomme ainsi les substances qui agissent plus particulièrement sur l'utérus (matrice), tendent à provoquer ses contractions, et par suite à produire l’avortement ou à favoriser l'accouchement. Les indications que sont destinés à remplir les médicamens utérins se rattachent à peu près toutes à des parts laborieux ou difficiles, et à des retards dans la sortie du délivre. Il est évident que ces médicamens ne peuvent être utiles sous ce rapport qu'autant que les difficultés dans le travail de l'accouchement et de ses suites dépendent de linertie de la matrice, ou d’un état de faiblesse générale, et qu’il est dangereux d’y avoir recours lorsque ces difficultés naissent de toute autre cause,
La rue, la sabine, le safran et l’ergot de seigle sont les médicamens qui jouissent plus spécialement de la vertu d'agir sur la matrice.
FORMULES DE PRÉPARATIONS UTÉRINES, N° 57. Breuvage avec la rue.
Sommités de rue fraîche.
Vin rouge de bonne qualité, Faites infuser et administrez tiède.
Prenez : 4 onces.
1 pinte,
N° 58. Autre avec la sabine.
Prenez : Sabine desséchée Cannelle concassée Eau commune. . . o. 1 pinte.
Faites une infusion et administrez le breuvage chaud.
} de chaqüe. 1 once,
N° 58. Autre avec le seigle ergote.
Prenez : Ergot de seigle en poudre. 1 once, Miel AMAR PAST ER CRETE Vin rouge. . . . + 1 pinte,
Délayez la poudre et le miel dans le vin tiède, et admiuistrez sur-le-champ,—Réitérez deux ou trois fois au besoin,
$ X. — Médicamens narcotiques.
Les médicamens 7zarcotiques, que l'on iomme encore stupéfians, sédatifs, calmans, se distinguent de tous les autres par l'influence spéciale et primitive qu'ils exercent sur le système nerveux, et principalement sur le cerveau : influence caractérisée par la diminution de l’activité, et même par l'interruption momentanée des fonctions de ces organes importans. Administrés à très-faibles doses, ils n’ont guère qu’une action purement locale, et n’agissent qu'en diminuant la sensibilité et l'irritabilité des parties avec lesquelles ils sont en contact. A des doses un peu plus fortes, leur action s'étend davantage ; ils produisent un léger affaiblissement et un état de calme général qui quelquefois sont suivis de sommeil. Mais si la quantité est plus forte encore, ils donnent lieu à un ensemble de symptômes qu'on a nommé xarcotisme.
L'effet de ces médicamens sur les organes
digestifs est encore plus marqué; car, même à très-pelites doses, ils diminuent l'appétit, et lorsqu'ils produisent le narcotisme, la digestion est presque entièrement arrêtée.
Voilà ce que l’on peut dire de plus général |
sur cette classe de médicamens. Mais outre ces propriétés générales, chaque substance parcotique a encore un mode d'action qui lui est propre, et présente dans les effets qu’elle produit des particularités qui né peuventêtre décrites dans un ouvrage comme celui-e1. Les principaux médicamens de cette classe sont : l’opium, ses différens principes actifs, ses composés; les têtes de pavot, la belladone, la jusquiame, la morelle noire, la douceamère, la laitue vireuse, la digriale pourprée, plusieurs espèces de ciguë, le tabac, la noix vomique, l’acide hydrocyanique, etc.