‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 256 sur 467 · CHAPITRE V.— PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V.— PATHOLOGIE

Secrion 1°. — Pathologie générale.

La pathologie a pour objet la connaissance des maladies. On la divise en générale et spéciale. La première présente les maladies dans ce qu’elles offrent de.commun. La seconde présente l’histoire particulière de chacune d'elles.

& 1°".— Causes des maladies.

On appelle causes tout ce qui produit ou concourt à produire les maladies. On en admet trois sortes : UE

1° Les causes déterminantes, Qui agissent d'une manière manifeste, et produisent loujours les mêmes effets ; ainsi le feu détermine des brûlures; le venin de certains animaux, les poisons, déterminent des accidens constamment les mêmes.

Les causes déterminantes sont dites contasieuses, quand elles peuvent se transmettre d'un animal malade aux animaux sains qui ont des rapports avec lui. La manière dont Ja transmission s'opère nous est Inconnue; il est probable qu’elle a lieu par le moyen d’un agent matériel qu'on nomme virus. Elle est dite émmédiate, lorsqu'elle est transmise directement par le contact de l'animal malade à l'animal sain, comme dans la rage.

Elle est dite médiate, lorsqu'elle a lieu au moyen d'objets, harnais, fnmiers, etc., qui ont été en contact avec le corps du malade, comme dans le charbon.

2° Les causes prédisposantes, qui agissent à la longue en préparant le corps à telle ou telle maladie. Ainsi, l'exposition habituelle à l'air chaud et humide prédispose les animaux aux maladies charbonneuses; l'exposition à un air froid et humide prédispose aux catarrhes, à la pourriture, etc. Parmi les causes prédisposantes, on appelle zéréditaires celles qui passent des pères et mères à leurs petits : comme les dartres, la morve des chevaux, la pourriture des vaches, la ladrerie des pores, etc.

3 Les causes occasionnelles, qui ne font que provoquer le déveleppement d’une maladie a laquelle l'animal était prédisposé. Ainsi, un écart de régime, un refroidissement, etc., pourront déterminer également une maladie du poumon ou de l'intestin, suivant que l’animal était prédisposé à l’une ou l’autre de ces affections.

On appelle sporadiques, les maladies qui n’attaquent qu'un animal à la fois; exzootiques, celles qui règnent dans un lieu continuellement, où à des intervalles réguliers, comme la maladie de Sologne, etc.; épiz0otiques, celles qui attaquent en même temps et dans ie même lieu un grand nombre d’animaux, mais qui n’ont qu'une durée limitée, et ne reparaissent pas à des intervalles réguliers; aiguës, les maladies graves dont la marche est rapide, et la durée courte; chroniques, celles dont les symptômes se développent et se succèdent avec lenteur.

$ IL. — Symptômes des maladies.

On appelle symptômes tout changement survenu dans un organe ou une fonction, et lié à l'existence d’une maladie.

A. Symptômes fournis par les fonctions de relation.

Les chevaux sont debout dans les maladies aiguës de poitrine; lorsqu'ils se couchent, c’est toujours sur le côté affecté. Ils poussent au mur dans le vertige, s'appuient sur trois membres seulement quand ils sont boiteux, se roulent et se débattent quand ils ont des coliques. Les autres animaux sont ordinairement couchés dans leurs maladies.

Les chairs fermes, dans les maladies aiguës, deviennent molles dans les maladies chroniques. £es poils, luisants et bien couchés dans l’état de santé, sont ternes, crasseux et piqués dans les maladies chroniques.

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