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cercle; les talons en sont plus bas et plus écartés, la fourchelte mieux développée, et la sole moins profonde; l’appui s’y fait principalement en talons, en quartiers et en mamelles. La pince se trouve éloignée du sol de deux lignes à peu prés.
Les pieds postérieurs sont plus étroils latéralement, plus allongés dans le sens antéropostérieur, la sole en est un peu plus creuse, les talons plus hauts et plus rapprochés, el la fourchette généralement moins volumineuse.
Dans le poser sur un plau, le bord inférieur de la paroi est tangent principalement en pince,en mamelles el en quartiers ; mais les talons sont un peu relevés. Dans ces pieds, l'appui se fait plus sur le côté externe qe sur l'interne.
$ 1. — Des parties internes du sabot.
La boile cornée qui constitue le sabot sert à protéger les parties organisées et sensibies qu'elle contient. La première de ces parties qui se présente à l’œil de l’observateur, lorsqu'on a enlevé le sabot, est une membrane complexe, prolongement de la peau, et revétant différents caractères, suivant les régions où on l’examine. Supérieurement au niveau du bord de la paroi, elle présente un renflement logé dans la cavité circulaire qui sillonne ce bord; ce renflement a reçu le nom de bourrelet où cutidure. En bas du bourrelet, ja membrane sous-jacente à la paroi offre une succession de lames longitudinales, disposées exactement comme celles de la face interne de la paroi, avec lesquelles elle s’engrène; c’est le tissu podophylleux ou feuilleté qui, dans l’animal vivant, Jouit d’une exquise sensibilité. Enfin, à la face plantaire du pied, la membrane sous-jacente à la sole présente une multitude de petits filaments vasculaires analogues à ceux qui s'élèvent de la trame du velours, d’où elle a été appelée membrane veloutée, Audessous de cette membrane,on rencontre une base osseuse constituée par le troisième phalangien, une partie du second et le petit sésamoide. |
Le troisième phalangien est un os trèsspongieux dont la forme est à peu près, mais en petit, celle du sabot qui le contient ; de chaque côté, le troisième phalangien, plus connu en maréchalerie sous le nom d'os du pied, se trouve surmonté et comme prolongé en haut par une production cartilagineuse qui dépasse d’un demi-pouce à peu près le bord supérieur de la paroi. Ces cartilages se plongent en dedans dans l'épaisseur des talons, et se continuent avec le coussinet plantaire. On désigne sous ce nom une saillie de nature fibrograisseuse qui s'élève à la face solaire de los du pied, et se trouve logée à la face supérieure de la fourchette sur laquelle elle se moule.
Le petit sésamoïde, encore appelé os naviculaire, est situé au-dessus du coussinet plantaire et au-dessous de l'os du pied, au niveau de son articulation avec le second phalangien. Il correspond à la face inférieure du sabot, au niveau à peu près du milieu du corps de la fourchette, en avant de sa lacune médiane.
Nous ne pouvons pas entrer ici dans les développements que comporte l'examen des rapports existant entre les parties internes et
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externes du pied. 11 doit suffire d'indiquer que chacune des parties différentes de la membrane sous-jacente au sabot Joue, par rapport à cette enveloppe, un rôle différent. Ainsi le bourrelet doit être considéré comme l'organe générateur, ou, en d’autres termes, comme la matrice de la paroi, le tissu podophylleux ne remplissant qu'un rôle secondaire dans sa formation ; de même, le tissu velouté qui revêt la surface inférieure de l'os du pied et le coussinet plantaire doit être aussi envisagé comme l'organe producteur de la sole et de la fourchette. Ceci étant posé, on doit nécessairement comprendre que toute modification active survenue dans les tissus formateurs doit avoir une influence immédiate sur les produits formés. La pathologie fournit des preuves nombreuses à l'appui de cette assertion. Ainsi, plus de sang abonde-t-il dans les tissus feuilletés et veloutés, comme dans le cas de fourbure, le sabot change de forme, se sillonne de cercles, se détache des parties sous-jacentes ; les tissus sous-Jacens à la corne sont-ils trop fortement étreints et trop longtemps comprimés par une ferrure mal raisonnée, le sabot se resserre, comprime à son tour les tissus sensibles, et met un obstacle désormais insurmontable aux mouvemens libres de l'animal.
$ II. — De l’élasticité du sabot du cheval.
Le sabot du cheval n’est pas, comme on l’a cru longtemps, une enveloppe inflexible qui étreint et comprime les parties qu’elle contient. Loin de là : il est doué de mouvemens de dilatation et de resserrement alternatifs, et peut être considéré,en quelque sorte, comme le rouage complémentaire de cet appareil élastique des membres dont nous avons étudié le mécanisme dans l’article Extérieur. Les preuves abondent à l’appui de cette proposition.
Et d’abord, si nous jugeons par analogie, pourquoi le cheval serait-il de tous les animaux le seul dont le pied ne jouirait d'aucune flexibilité? Dans tous les animaux, en effet, la dureté des réactions sur le sol se trouve amortie non-seulement par l'agencement des différéens rayons osseux de leurs membres, mais encore par la disposition de leurs pieds. Chez tous, cet organe jouit d’une élasticité qui résulte de la possibilité d’écartement de leurs doigts et de la présence, à la face plantaire du pied, de coussinets flexibles qui s’affaissent sous le poids. Le cheval ne peut faire exception à cette règle : son pied, quoique non divisé et partout recouvert de corne, doit jouir encore des mêmes propriétés mécani-
ues. À l'appui de cette preuve tirée de la loi d’analogie, s’en présentent d’autres que l’observation et le raisonnement fournissent.
Observez en effet l'empreinte que laisse sur un sol humide le jeune poulain dont les pieds sont encore vierges de ferrure. Si vous prenez la mesure de cette empreinte, et que vous en compariez les dimensions à celles de la face plantaire du pied, vous trouverez que ces dernières sont sensiblement plus petites; donc le pied s’est élargi dans la marche ; donc le sabot jouit de mouvemens de dilatation.
Autre preuve encore : examinez la surface supérieure d’un vieux fer dont on vient de