TOME IV
Ainsi on voit par ces expériences, en écartant toutefois le n° 3, qui a eu lieu avec des bois cariés et altérés, eten'‘ayant égard au vide que les bûches laissent entre elles dans le cordage, qu’on doit obtenir par le procédé suivi dans les forêts, quand lopération est bien dirigée, 16 à 23 de charbon p. 0,0 de bois carbonisé, le tout en poids; ou 42 à 55 p. 0,0 en volume du bois employé, en mesurant également le charbon sans tenir compte des vides qu'il laisse dans la mesure.
Le temps qu’on emploie à la carbonisation, au moins en vases clos, exerce aussi une grande influence sur la quantité de charbon obtenu. C’est ce qui se déduit des recherches de M. Karstex dont nous ailons présenter le tableau, en nous bornant aux bois de nos forêts. Dans les essais qu'il a faits, la matière était employée à l’état de copeaux qui pendant plusieurs jours avaient élé desséchés
arfaitement à l'air, à une température de 15 à 18° cent. La même espèce de matière fut par lui soumise à une carbonisation très-rapide pour laquelle on employa, dès le commencement de la distillation, une chaleur incandescente, et d'autre part à une température que l'on fit monter lentement jusqu'a ce point. On délermina avec soin la quantité de cendres obtenues au moyen de l’incinération du charbon, et le poids de cetie cendre fut défalqué de celui du charbon.
Ce tableau présente un résultat général curieux que voici : quelque différence que présentent les diverses essences de bois, elles donnent toutes, à poids égal, des quantités presque égales de charbon dans la distillation, quand on les soumet à une carbonisation lente.
QUANTITÉS DE CHARBON obtenues de
100 part. de bois en poids.