‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 116 sur 595 · AGRICULT. FORESTIÈRE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORETS · texte numérisé non relu

AGRICULT. FORESTIÈRE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORETS

fente ou rondins 50 p. 0/0 en volume du bois consommé ; de cotrets, 40 p. 0/0; de fragmens de souche, 32 p. 0/0.

M. HarTiG a présenté aussi quelques données sur la quantité de charbon que fournit un volume donné de bois quand on a égard aux vides que le cordage laisse dans la mesure. Ainsi il a observé qu’une masse solide de 100 pi. cubes de hêtre sec, de 100 à 120 ans, Resa 2167 kil., donnait 30 pi. cubes de char-

on mesuré sans les vides, ou 70 2/3 mesuré avec les vides, et pesant 476 kilog. quand le charbon est préparé par un ouvrier habile, et que dans les mêmes circonstances 100 pi.

cubes ou 3600 liv. de pin sec,. de 70 à 80 ans, donnaient 34 pi. cubes de charbon mesuré sans vides, ou 80 pi. cubes avec les vides, et pesant 328 kilog.

La quantité de charbon obtenue dans les forêts ne s'élève guère, terme moyen, audelà de 18 à 19 p. 0/0 en poids, ou de 30 à 36 en volume du bois employé. Nous verrons qu'il y a des procédés de carbonisation qui donnent communément 20 et 24 p. 0/0 en poids , avec une quantité plus ou moins grande d’acide pyroligneux et de goudron, et que la méthode de distillation en vases clos donne jusqu’à 27 de charbon.

Nous avons déjà dit que le poids du charbon était très-variable, suivant les bois qui ont servi à le fabriquer et le mode de fabrication. Voici à cet égard un tableau, emprunté à M. BERTRIER, du poids d’un stère en kilogrammes, ou d'un pied cube en livres, de charbons de différentes qualités, et principalement de celles qui forment habituellement la consommation de Paris.

Poids Poids du mètre du

cube pied cube en kilogr.|en livres.

Espèces de charbon.

Charbon de bois de commerce.|200 à240 — depinsylvestredeSibérie.| 157 = AE DID NES TIR = "de Sapin NEC — de bois dur de Picardie. .

— du dép. de l'Yonne,

pris sur les bateaux

de Paris ethumide. .

— fait à Choisy, par distil- JAtIOD EE TRE

— de chêne, pesé chaud. .

— de hêtre, LUS VENTURE — denoisetier, &d. . .

— de’bouleau,! id. . … +

— de sapin, 14... Site

— d’Aune, 14, CRETE

— de pin de branches refen-

dues OR CRC

— de pin de branehages. .

SECTION 1x1. — Bots d'œuvre.

On nomme bois d'œuvre tous ceux, autres que le bois de chauffage, qui sont destinés aux constructions ou bien employés et mis en œuvre dans les arts. Ces bois peuvent

être classés diversement, suivant qu’ils sont de la marine, aux.

propres aux arsenaux constructions civiles, au charronnage, à la a

cHAP. 6°.

vente, à différens arts ou à des usages variés, etc.

$ 1*°. — Propriétés des bois d'œuvre.

Les bois ne sont recherchés dans les constructions et dans les arts, que parce qu’ils jouissent de certaines propriétés qui les rendent propres à tel ou tel usage. Nous allons vespa en revue les propriétés principales des

is.

1° La durée. Cette propriéte dépend beaucoup des milieux dans lesquels les bois sont plongés. Ces milie:.x peuvent être une atmosphère constamment sèche, l’eau,ou un air alternativement sec et humide. Un bois bien sec et placé dans un lieu constamment sec peut durer irès-long-temps quand il n’esl pas attaqué par les insectes. Les jeunes bois et l’aubier sont plus sujets à celte atiaque que le vieux bois, et sous ce rapport ce sont les vieux bois résineux qui ont le moins à craindre. Les bois les plus exposés aux attaques des vers sont le charme, l’aune, le bouleau, les jeunes conifères, l’aubier de chêne ; puis, à un moindre degré, le hêtre et l’érable, Ceux qui y sont moins sujets sont le cœur de chêne, les vieux conifères, le tremble et l'orme.

Les boïs plongés continuellement dans l’eau se pourrissent difficilement. Le saule et le tilleul finissent toutefois par y perdre leur cohésion. Au contraire, le chêne et l’aune,

uis le pin, le mélèze, et même l’orme et le Éêtre constamment immergés, y sont, surtout les 2 premiers, à peu près indestructibles.

La durée des bois est très-limitée quand ils sont soumis continuellement à des alternatives de sécheresse et d'humidité. Les arbres dont les vaisseaux sont gorgés de matières résineuses, dont les couches sont denses, sont beaucoup plus durables dans cette exposition que les autres bois. Les bois durs résistent mieux aussi que ceux dont le tissu cellulaire est lâche et poreux. Quelques bois paraissent contenir en eux un principe conservateur qui les garantit de la pourriture; tels sont, outre les conifères, le chêne et l’orme.

Pour augmenter la durée des bois, il faut les abattre hors sève, les faire sécher avec

soin et ne les mettre en œuvre que quand ils sont parfaitement secs. La méthode d’écorcer les arbres sur pied, proposée par BUFFON, a | éprouvé trop de contradictions pour qu’il soit | permis de la pratiquer sans réserve. Tous les autres procédés pour accroître la durée des - bois sont étrangers à l’art forestier.

On doit à M. HarriG une série d’expérien- . cés poursuivies avec une admirable patience .« Sur la durée des bois. Voici les résultats qu’il - a obtenus. Des pieux de 2 1/2 po. (67 mill.) d'écarrissage, enterrés à quelques po. de profondeur, se sont pourris dans l’ordre suivant : le tilleul, le bouleau noir d'Amérique, l’aune, le tremble et l’érable argenté, en 3 ans; le saule, le marronnier d'Inde, le pla- : « tane, en 4 ans; l’érable, le hêtre, le bouleau , commun, en 5 ans ; l'orme, le frêne. le charme, le peuplier, en 7 ans; l’acacia, le chêne, le pin sylvestre, le pin commun, celui de Weymouth et le sapin n'étaient, au bout de

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