VALEUR TOTAL
è OBSERVATIONS, en espéces.|du groupe.
| fr Ye fr c.
G|charrues simples à 83 fr. l’une. .| 510 »
Mobilier de la ferme 2 |charrues à avant-train à 115 fr. .| 230 » 5lherses à 12 fr. 50c . . 62 50! 802 50 elc. a 2|jumens de 7 ans à 500 fr. l’une.| 1000 »
Chevaux. 9{chevaux, robe etägediversà 500f.| 2700 » | 2|poulains de 2 ans à 250 fr. . .| 500 »| 4200 » | 9!rateliers doubles à 20 fr. HI ATOS Résa 6lbeliers:à 50 fr... ,.:….1.7%N 9902»
TES (300|portières à 16 fr. . . . . .| 4800 »| 5280 » etc. 10282 50
Ce tableau suffira, je pense , pour mettre chacun sur la voie qu'il convient de suivre.
Quoiqu'il ne convienne pas, ainsi que je l’ai dit, de réunir en un seul groupe des objets peu analogues dans leur destination, il ne faut pas cependant toujours suivre cette indication dans le classement des valeurs. De quelque manière que l’on distribue aux différens comptes ou groupes les valeurs à inventorier , le résultat général et définitif sera bien toujours le même; mais on n’aura pas une idée précise des résultats partiels et spéciaux. Je n’approuverais pas, par exemple, un inventaire dans lequel la cabane du berger, les claies et ustensiles du parc, etc., seraient réunis au mobilier de la ferme; je préfèrerais les mettre à la charge du compte de la bergerie : et voicisur quelles raisons je fonde mon opinion. Les frais d'entretien du mobilier de la ferme sont et doivent être répartis entre les différentes récoltes; sil’entretien des ustensiles de porcherie, de bergerie, de laiterie se trouvaient englobés dans le mobilier de la ferme, les récoltes en seraient indûment chargées, tandis que les porcs, les vaches, le troupeau auraient leurs comptes respectifs bonifiés d’une somme qu'ils devraient supporter. Quand même il u'y aurait pas homogénéité de nature, je crois donc qu'il est plus rationnel de distribuer à chaque groupe laportion du mobilier qui n’est pas destinée à être répartie entre les diverses récoltes. Ce mode de fractionnement présente mr des difficultés qu’il n’est pas facile de résoudre. Par exemple, à une exploitation rurale se trouve annexé le service des postes royales : les chevaux sont alternativement occupés sur la ferme et à la course; qui dira quelle portion des frais d’entretien des harnais, des râteliers, etc., sera supportée par les récoltes, quelle autre portion devra être à la charge du compte de poste? Il en sera de même si l’établissement agricole est confondu avec une entreprise de messageries, avec une tuilerie, une sucrerie, etc. Je ne crois pas qu’il soit possible, dans ces différens cas, de faire une répartilion mathématiquement équitable des frais occasionnés par l’entretien et le renouvellement du mobilier. Quand onse trouve ez face de semblables conjonctures , il vaut mieux n’avoir qu'un compte de mobilier, et confie. à sa prudence le soin de déterminer
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quelle quotité doit être à la charge de chaque SFOUPE: À, 4
Quoiqu'il soit facile à chacun degrouper les valeurs qu'il a à inveniorier, Je pense néanmoins qu'il ne sera pas inutile de faire connaîtreiciles objets quiviennentse ranger dans les principaux groupes. i
Caisse. Ce compte comprend exclusivement les valeurs représentées par les espèçes monétaires.
Effets à recevoir. On range dans ce groupe les valeurs qui sont en portefeuille, tels que billets àordre, traites, obligations de banques, promesses, enfin toutes les espèces de papiermonpaie souscrits en faveur de l'exploitant.
Mobilier de la ferme. On inscrit sous ce titre tous les objets mobiliers dont les frais d’entretien et de renouvellement, ainsi que la rente, sont à la charge des récoltes. Les charrues, les chariots, très souvent les ustensiles de ménage, degranges, d’écuries, de greniers, de magasins; les harnais, les ameublemens et literies des valets y entrent comme partie essenlielle.
Ménage où Provisions de ménage, ou enfin Dépenses deménage. Ce groupe représente toutes les provisions emmagasinées et destinées à être consommées par les gens de la ferme :
le pain, la farine, le sel, l’huile, le porc salé, etc.
Animaux. Je ne conseillerai jamais à un cultivateur qui opère sur une échelle un peu importante, d'introduire dans son inventaire un groupe général pour tous les animaux qu’il possède. Il est préférable d’établir plusieurs catégories. Ainsi, il y aura, suivant les circonstances, un groupe spécial pour les chevaux, les vaches, les bœufs de travail, les bœufs à l'engrais, les porcs , les moutons. On pourra, sulvan! les renseignemens qu’on désire obtenir, fractionner encore ce dernier compte; ainsi, l’on aurait les groupes de moutons fins, communs, métis, anglais, moutons d'engrais, moutons à laine, etc.
Denrées en magasin. Je ferai pour ces valeurs Ja même observation que pour les animaux.
On aura donc à l'inventaire un groupe spécial pour les racines en magasin, pour les pailles, les foins, les grains en magasin; et si l’on a une grande tenue, il ne sera pas sans utilité de fractionner encore quelques-uns de ces comp-
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tes ; ainsion pourra avoir sion le désire, avoine, blé, orge, seigle, en magasin ; foin de trèfle , de luzerne,d'esparcette, ete., en magasin. Enfin, il est rare qu'on n'ait pas à établir un compte de fumiers ou d'engrais. Sous ces différens chefs viennent se ranger les différentes valeurs que le cultivateur possède à son entrée en ferme, ou dans le courant de sa carrière. S’il y en a quelques-unes qui ne trouvent pas naturellement leur place dans quelqu’une des précédentes catégories, il sera facile de lui assignerunedénomination, et d’en faire un groupe nouveau.
Les inventaires se bornent ordinairement à l'estimation des objets analogues à ceux que je viens de mentionner; cependant ils ne forment pas la totalité du capital dont le fermier débutant peut disposer. Il y a encore d’autres valeurs qui, pour être latentes et généralement négligées, méritent d’être prises en considération sérieuse. Ces valeurs sont représentées par les engrais, qui se trouvent non pas dans la cour ou les parcs de la ferme, mais qui sont déjà enfouies dans le sol. Ces valeurs sont réelles, et personne, que je sache, n’a conseillé de les inventorier. C’est certainement une erreur; car elles font partie intégrante du ca-
ital, et l'inventaire est incomplet toutes les ois qu’il ne résume pas tous les élémens dont se compose le capital. Ces engrais déposés dans le sol nerecoivent pas le nom de fumiers, mais celui d'engrais en terre.
Au nombre des valeurs qui ne figurent pas ordinairement dans les inventaires, et à tort, selon moi, on peul encore mettre toutes celles qui ne sont plus disponibles, mais qui n’en sont pas moins existantes; telles sont les terres qui ont recu des labours, les terres déjà ensemencées, les prairies artificielles en pleine prospérité, etc.
Je vais essayer de fairesentir toute l’importance de cette portion du capital ainsi engagé dans le sol, importance qui est aussi grande pour le fermier que pour le propriétaire exploitant. Les deux époques ordinaires d'entrée en ferme sont la Saint-Georges (fin d'avril), et la Saint-Michel ( fin de septembre). Si on prend possession du sol au printemps , on ne Jouira pas, à la vérité, des céréales ensemencées; mais on aura à sa disposition les fumiers
ui ont été amassés pendant l'hiver ,on jouira des engrais qu'a reçus la jachère précédente, et que le dernier blé du fermier sortant n’épuisera pas en totalité. On aura aussi la jouissance des prairies artificielles qui v’auront coùté aucun frais d’ensemencement. Si l’époque d'entrée est fixée à la Saint-Michel, le capital engagé dans le sol au profit du débutant est bien plus considérable encore et plus apparent ; il jonit des emblavures, il jouit des engrais en terre. il jouit enfin de tous les fourrages, de toutes les pailles qui ont été récoltées pendant l'exercice précédent. J'ai parlé dans
AGRICULTURE