CLOTURE DES COMPTES
partition de ce compte entre toutes les récoltes ; alors tous les comptes marchent de front. ES me s’est assuré que tout est réparti, que chaque compte est chargé des dépenses qu'il a occasionnées, et que les produits qu’il a fournis sont exactement inscrits, on fait les additions et on détermine ainsi pour chacun le bénéfice ou la perte. Je n’entends parler ici que des comptes financiers, car les comptes d'ordre, étant généralement un objet de répartition, ont dû être distribués pendant le courant de l’année, ou du moins avant de faire les additions.
On ne doit regarder comme bénéfice ot comme perte réelle que la différence entre les dépenses et les produits des comptes qu n’ont plüs désormais aucun rôle à jouer. Mais si l’objet pour lequel le compte est établi n’a pas encore parcouru toute la série des transformations qui peuvent l’affecter, on ne peut pas dire qu’il a rapporté du bénéfice ou supporté de la perte ; car qui sait ce que nous réserve l’avenir? Je vais faire sentir cette différence: je suppose qu’on veuille clore Ja comptabilité au 31 décembre 1836. On a deux comptes de blé, l’un pour blé 1836 qui vient d’être récolté, l’autre pour blé 1837 qui viert d’être semé. Le premier de ces deux comptes est terminé puisque la récolte est faite; rien ne peut nous priver des bénéfices qu’il a réalisés, et il est désormais impuissant à réparer les pertes qu’il a pu essuyer. La balance de ce compte est un article de pertes ou de profits. Mais les choses se passent autrement pou le blé 1837 : ce compte présente une forte dé pense occasionnée par les frais d’ensemence ment et de préparations; frais et dépenses qu ne sont encore couverts par aucune espèce d produits. Néanmoins il serait injuste de les considérer comme une perte sèche. car la va leur de cette dépense n’est qu’un prêt, qu’une avance; c’est une valeur réelle qui fait partie essentielle de l’inventaire. En résumé, tout compte qui n’est pas réputé insolvable est balancé par inventaire et non par bénéfice ou par perte. Il n’y aurait qu’un cas où blé 1837 aurait réellement donné de la perte, c’est celui où il aurait été détruit par une gelée, une inondation, etc. Il n’y aurait également qu'un cas où il pourrait réellement donner un bénéfice, c’est celui où l’on aurait vendu la récolte future au hasard. Mais dans l’un et l’autre cas, le compte n’a plus pour le fermier de chances heureuses ou malheureuses à courir.
Avant de procéder aux additions des comptes de culture, il est nécessaire pour opérer méthodiquement de mettre du côté du produit de ces comptes le montant de l’inveutaire nouveau qui les concerne; sans cela on n'arriverait qu'a des résultats faux. Je vais donner un exemple :
DÉPENSES. VACHES. 1856. RECETTES Janvier. 1. Montant de l'inventaire.. . . . . . . . . . 5,400 fr. || Produit en beurre , en lait, en veaux, etc. . . . .. . . 5,600fr. || Dépenses de consommation et d'entretien.. . 4,500 Decembre. 51. Montant de l'inventaire, 4,000 fr. . . . . 4,000 | 7,900 9,600 {l Les dépenses étant de. . . . . . . 7.900 |
Le bénéfice s'élève à.. . . . . . . 1.700
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