‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 487 sur 595 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On a dit que les nouvelles méthodes de comptabilité ne sont claires et intelligibles que pour ceux qui les ont imaginées. Cette assertion est souvent exacte. J'espère cependant avoir évité l’écueil d’une trop grande prolixité ei d’une excessive concision. Toute | méthode exige, pour être comprise dans son ensemble et biensaisie dans ses détails, qu’on | ne se contente pas d’en faire une seule fois la lecture. Que ceux, qui au premier abord n’ont pas apercu parfaitement l’enchainement des différens comptes, relisent cet article, et s’il reste quelque chose de vague et d’obscur dans leur esprit, qu’ils se gardent bien de se laisser dominer par le découragement. Qu'ils commencent leur comptabilité, même sans comprendre entièrement la marche que je propose ; les faits s’éclaireront les uns par les autres, et se caseront naturellement. Cette assertion peut paraître paradoxale, mais elle | ne l’est aucunement, j'en ai l'expérience.

Je terminerai par donner un conseil aux comptables : Les erreurs commises sur les comptes de culture sont importantes sans | doute, puisqu'elles déguisent le véritable produit, et peuvent entrainer le cultivateur dans les spéculations les plus hasardées ; cependant celles que l’on commet sur les comptes courans, ou de personnes, sontencore plus importantes. Si l'erreur est au détriment | du comptable, c’est souvent pour lui une verte irréparable ; si elle est commise au détriment | d'autrui, on soupconnera la bonne foi de celui qui tient les livres, si, trop confiant dans sou savoir, il s’obstine à soutenir qu'il n’a pu se tromper. Ceite bonne opinion que les comptables ont de leur infaillibilité leur nuit | singulièrement dans l’esprit de ceux avec les-

uels ils sont en compte. Il vaut mieux, sans |

oute, être renommé pour son exactitude et son habileté ; mais une erreur franchement reconnue et corrigée lui forme une réputa- | tion de probité et de délicatesse; et celle-là en vaut bien une autre.

Page 1