V . 1 3 o I . au coup la quille
Ce qui rend les proverbes si obscurs lorsqu'ils ont cess<» d'avoir cours, c'est l'ellipse du verbe à laquelle suppléait la tradition. Dans celui-ci le verbe sous-entendu pourrait être tombe : « Au coup la quille tombe, est à bas » , pour exprimer deux faits qui se suivent sans aucun intervalle, infailliblement. Dans le poëme à la louange de la dame de Beaujeu (1489) :
C'est dommaige qu'elle feust fille ; Elle eust conquis au coup la quiUe Autant que le roi Alexandre!
(Strophe 70.)
Elle eût conquis de suite, cons(*cutivement, sans s arn'^ter.
Dans le passage de Patelin : il babille au coup la quille , signifie qu'im propos n'attend pas Tautre.