V. 1373. C'est Peu-d'acquesl
I^ sens serait déjà clair, à prendre les mots simplement; mais il faut savoir que Peu-d'acquest était alors une espèce de type populaire, comme nous avons vu plus haut (vers 95) Martin Garant. On aimait beaucoup ces plaisanteries. Un vieux domestique s'appelait Lasd' aller; un messager à pied. Heurte-bise ou Enijoide-vent ; un vidangeur, maistre Fify, etc. Ral)elais affectionne tout particulièrement ces noms significatifs; c'est de lui <|ue Beaumarchais a emprunté Bridoison, et à son imitation qu'il a forgé le paire Grippe-soleil,
Dans la farce de r Aveugle, la tripière et son valet, la tripière donne un soufflet au garçon, en lui disant :
Tire tes chausses, Poy d'acquest.
Sauve-toi, monsieur d'Ar^encourt, monsieur de Videgousset.
Nous voyons également figurer Peu-d'ac<iuet dans une pièce de P. G ringoire représentée à Nancy en 152^* : u La feste,)^ dit un vieux chroniqueur, «estoit CNJouie par » Songe-creux et sesenfans Mal-me-serl. Peu-d'aequet
33 i NOTES.
» et Rien-ne-vault , qui jour et nuit jouoient farces » vieilles et nouvelles rebobelinées et joyeuses à mer- » veilles. r>[Mém,de la Société des lettres de Nancy ^ 18û8.) De même, dans ce passage de Patelin^ Pev-d'acquet doit être pris comme un sobriquet donné au berger.