V. 804 . — Sic B. — 1 490 : « que ce sont
Enfans à Tabbé d'Iverneaux.
Il me fault estre son compere .
GUILLEMETTE
Helas ! pensez à dieu le pere , Mon amy, non pas à guilernes.
LE DRAPPIER.
MO Ha ! quelz bailleurs de baluerncs Sont ce cy? Or tost, que je soyc Payé en or ou en monnoye , De mon drap que vous avez prins !
GUILLEMETTE
Hé dea, se vous avez mesprins Ma Une fois, ne sufTist il mie?
LE DRAPPIER.
Sçavez vous qu'il est, belle amie ?
M'aist dieu ! je ne sçay quel mesprendre; Mais quoy! il convient rendre ou pendre.
Quel tort vous fais je se je vien 810 Céans pour demander le mien?
Que bon gré saint Pierre de Rome! . . .
GUILLEMETTE
Helas 1 tant tormentez cest homme!
Je voy bien à vostre visage , Certes, que vous n'estes pas saige ;
LA FARCK DE PATKLIN. W4
»i» Par ceste pécheresse lasse , Se j'eusse aide je vous liasse.
Vous estes trestout forcené !
LE DRAPPIER.
Helas! j'enraige que je n'ay Mon argent !
GUILLEMETTE
Ha, quel nicelé!
M« Seignez vous ; benedicite ; Faites le signe de la croix.
LE DRAPPIER.
Or regnie je bien se j'acrois De l'année drap ! Quel malade!
PATELIN, déliranl.
Mere de diou , la Goronade , M» Par fyé , y m'en voul anar.
Or renague biou, outre mar.
Ventre de diou ! zen dict gigone ,
Gastuy carible et res ne donne.
Ne carillaine , fuy ta none ; ^ Que de l'argent il ne [me] sonne.
(Au drapier.)
Avez entendu, beau cousin?
GUILLEMETTE, au drapier.
Il eust ung oncle Limosin , Qui fut frère de sa belle ante : C'est ce qui le fait, je me vante, »'* Gergonner en Limosinois.
LE DRAPPIER.
Dea, il s'en vint en tapinois Atout mon drap sous son esselle.
PATELIN, à sa femme.
Venez ens, doulce damiselle.
(Montrant le drapier.)
Et que veult ceste crapaudaille?
»w Alez en arrière , merdaillel
Cha tost, je veuil devenir prestre.
Or cha, que le deable y puist estre ,
En chelle vielle prestrerie !
Et fault il que le prestre rie î^» Quant il deust canter se messe ?
GUILLEMETTE
HelasI helas! l'heure s'apresse Qu'il fault son dernier sacrement.