V. 892. --Sic Trepperel. — B. el 1490 : « A mon
»» Suis je des foyreux de Bayeux ?
Jehan du Quemin sera joyeux
Mais qu'il saiche que je le sée.
Bé ! par saint Miquiel, je berée
Voulentiers à luy une fés.
LE dràppier.
900 Comment peult il porter le fés
De tant parler? Haï il s'aflblle !
GUILLEMETTE
Celuy qui Taprint à Tescole Ëstoit Normand : ainsi avient Qu'en la tin il luy en souvient, w» Il s'en val
LE DRAPPIER.
Ha , saincte Marie !
Vecy la plus grant resverie Ou je fusse oncques mais bouté.
Jamais ne me fusse doublé Qu'il n'eust huy esté à la foire!
GUILLEMETTE
»w Vous le cuydiez?
V. 895. — Sic Leroy. — LeCaron et Trepperel : « foucreux. » — B., <490 et P. Levet : t foureux, » V. 896. — Le Caron : « Jehau du Quainav. m
«76 LA FAHCK DE PATP]LIN.
LE DRAPPIER.
Saint Jaques, voire!
Mais j'aperçoys bien le contraire.
Sont il ung asne que j'os braire?
Halas, halas, cousin à moy!
Hz seront tous en grant esmoy 916 Le jour quant [je] ne te verray ;
Il convient que je te herray ,
Car tu m'as fait grant trieherj' !
Ton fait il est tout tromper)\
Ha oui danda oui en ravezeie '.'20 Corf ha en euf .
GUILLEMETTE
Dieu vous ayst!
PATELIN
Huis oz bez ou drone noz badou Digaut an can en ho madou Empedit dich guicebnuan Quez que vient ob dre donchaman ^'^ Men ez cachet hoz bouzelou Eny obet grande canon
V. 912. — Sic B. — Leroy, U90, LeCaronet Trepperel « que jorre braire. »
Maz rechet crux dan holcon »
So ol oz merveil gant nacon , Aluzen archet episy, 990 Har cals amour ha courteisy.
Helas t pour dieu entendez y !
Il s'en va I Comment il gargouille !
Mais que deable est ce qu'il barbouille?
Sainte dame, comme il barbote!
«a» Par le corps Dieu I il barbelote
Ses motz tant qu'on n'y entent rien !
Il ne parle pas chrestien , Ne nul langaige qui apere.
GUILLEMETTE
Ce fut la mère de son père ««0 Qui fut attraicte de Bretaigne.
Il se meurt : cecy nous enseigne Qu'il fault ses derniers sacremens.
PATELIN
Hé, par sainct Gigon, tu ne mens.
Vualx te deu , couille de Lorraine ,
V. 943. — Sic Le Caron et Trepperel. — R. et 1490 < tu te mens. )»
«* Dieu te mette en maie sepmaine.
Tu ne vaulx mie une vielz nale.
Va , sanglante botte chavate ,
Va foutre , va , sanglant paillard !
Tu me refais trop le gaillard !
MO Par la mort bieu ! eha, vien t'en boire ,
Et baille moy stan grain de poire ,
Car vraiement je le mangera ,
Et, par sainct George, je beura
A ty. — Que veux lu que je die?
9^» Dy , viens tu nient de Picardie ,
Jacquemart, que t'es ebaubis?
Et bona dies sit vobis,
Magister amantissime ,»
Pater reverendissime.
«eo Quomodo bnilis? quse nova?
Parisius non sunt ova.
V. 945. — 4 490 et Trepperel : « en botte semaine. > Presque toutes les éditions : f en ma/f semaine, » que j*ai gardé. » B. : c en bonne semaine. »
V. 947. — 4 490 : t botte Mnat. » J'ai suivi B , hormis qu'au vers précédent il écrit rate. Botte sanat n'offre pas de sens; botte Mvate, botte éculée, vieille botte.