‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 35 sur 200 · V. 892. --Sic Trepperel. — B. el 1490 : « A mon · texte numérisé non relu

V. 892. --Sic Trepperel. — B. el 1490 : « A mon

»» Suis je des foyreux de Bayeux ?

Jehan du Quemin sera joyeux

Mais qu'il saiche que je le sée.

Bé ! par saint Miquiel, je berée

Voulentiers à luy une fés.

LE dràppier.

900 Comment peult il porter le fés

De tant parler? Haï il s'aflblle !

GUILLEMETTE

Celuy qui Taprint à Tescole Ëstoit Normand : ainsi avient Qu'en la tin il luy en souvient, w» Il s'en val

LE DRAPPIER.

Ha , saincte Marie !

Vecy la plus grant resverie Ou je fusse oncques mais bouté.

Jamais ne me fusse doublé Qu'il n'eust huy esté à la foire!

GUILLEMETTE

»w Vous le cuydiez?

V. 895. — Sic Leroy. — LeCaron et Trepperel : « foucreux. » — B., <490 et P. Levet : t foureux, » V. 896. — Le Caron : « Jehau du Quainav. m

«76 LA FAHCK DE PATP]LIN.

LE DRAPPIER.

Saint Jaques, voire!

Mais j'aperçoys bien le contraire.

Sont il ung asne que j'os braire?

Halas, halas, cousin à moy!

Hz seront tous en grant esmoy 916 Le jour quant [je] ne te verray ;

Il convient que je te herray ,

Car tu m'as fait grant trieherj' !

Ton fait il est tout tromper)\

Ha oui danda oui en ravezeie '.'20 Corf ha en euf .

GUILLEMETTE

Dieu vous ayst!

PATELIN

Huis oz bez ou drone noz badou Digaut an can en ho madou Empedit dich guicebnuan Quez que vient ob dre donchaman ^'^ Men ez cachet hoz bouzelou Eny obet grande canon

V. 912. — Sic B. — Leroy, U90, LeCaronet Trepperel « que jorre braire. »

Maz rechet crux dan holcon »

So ol oz merveil gant nacon , Aluzen archet episy, 990 Har cals amour ha courteisy.

Helas t pour dieu entendez y !

Il s'en va I Comment il gargouille !

Mais que deable est ce qu'il barbouille?

Sainte dame, comme il barbote!

«a» Par le corps Dieu I il barbelote

Ses motz tant qu'on n'y entent rien !

Il ne parle pas chrestien , Ne nul langaige qui apere.

GUILLEMETTE

Ce fut la mère de son père ««0 Qui fut attraicte de Bretaigne.

Il se meurt : cecy nous enseigne Qu'il fault ses derniers sacremens.

PATELIN

Hé, par sainct Gigon, tu ne mens.

Vualx te deu , couille de Lorraine ,

V. 943. — Sic Le Caron et Trepperel. — R. et 1490 < tu te mens. )»

«* Dieu te mette en maie sepmaine.

Tu ne vaulx mie une vielz nale.

Va , sanglante botte chavate ,

Va foutre , va , sanglant paillard !

Tu me refais trop le gaillard !

MO Par la mort bieu ! eha, vien t'en boire ,

Et baille moy stan grain de poire ,

Car vraiement je le mangera ,

Et, par sainct George, je beura

A ty. — Que veux lu que je die?

9^» Dy , viens tu nient de Picardie ,

Jacquemart, que t'es ebaubis?

Et bona dies sit vobis,

Magister amantissime ,»

Pater reverendissime.

«eo Quomodo bnilis? quse nova?

Parisius non sunt ova.

V. 945. — 4 490 et Trepperel : « en botte semaine. > Presque toutes les éditions : f en ma/f semaine, » que j*ai gardé. » B. : c en bonne semaine. »

V. 947. — 4 490 : t botte Mnat. » J'ai suivi B , hormis qu'au vers précédent il écrit rate. Botte sanat n'offre pas de sens; botte Mvate, botte éculée, vieille botte.

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