V. 1 459. — Sic Lerov. — 1 490 : « Soubz voslre esselle
PATELIN, pUidant.
Ha ! sire , le ferez vous pendre Pour six ou sept bestes à laine ? Au mains reprenez vostre alaine ; Ne soyez pas si rigoureux t4«» Au povre bergier douloreux ,
Qui est aussi nu comme ung ver !
LE DRAPPIER.
C'est très bien retourné le ver !
Le diable me fîst bien vendeur De drap à ung tel entendeur !
(Au juge.)
'4w Dea , monseigneur, je lui demande
LE JUGE
Je Tassoulz de vostre demande.
Et vous deffendz le procéder.
C'est un bel honneur de plaider
A un fol ! (Au berger.) Va t'en à tes bestes.
LE BERGIER
<4W Bê !
LE JUGE, au drapier.
Vous monstrez bien qui vous estes , Sire , par le sang nostre dame !
in LA FARCE DE PATELIN.
LE DRAPPIER.
Hé dea , monseigneur, bon gré m'amc , Je luv vueil
S'en pourroit il taire?
LE DRAPPIER , se retournant sur Patelin.
Et c'est à vous que j'ay à faire :
1480 Vous m'avez trompé faulsement , Et emporté furtivement Mon drap par vostre beau langaige.
PATELIN , au juge.
Ho! j'en appelle en mon couraige, Et vous l'ouez bien , monseigneur?
LE DRAPPIER.
1485 M'aist dieu|, vous estes le greigneur
Trompeur! . . .'Monseigneur, quoy qu'on dio.
LE JUGE
C'est une droicte cornardie
Que de vous deux : ce n'est que noise.
(Il se lève.)
V. 1 483. — Sic B. — Le manuscrit de Crozet : « Or j'en appelle. » — Les éditions du xv" siècle tronquent ce vers : < J*en appelle à mon couraige. >»
V. 1 484. — Leroy et < 490 : « Vous Touez. » — Trepperel : « Vous Toyez. »