ART II LU
Pas tant que ma réélection !
CÉCILE
Je suis indignée!... .le vous déteste!
ARTHUR
Si vous croyez que je vous adore!...
CÉCILE, se levant.
J'aime mieux tout perdre que rien partager avec vous!
ARTHUR , se lev.int.
Eh bien, madame, plaidons!
GUÉRIN
:Mais, madame, mais, monsieur, si vous voulez donner un dé menti éclatant à vos avocats!
CÉCILE
Ah! c'est une satisfaction que je payerais cher!
;;0 MAITRE GUÉRFN.
ARTHUR
Moi aussi ; mais lo moyen?
Il est bien simple; réconciliez-vous, transigez.
CÉCILE
Qu'est-ce que cela prouverait?
GUÉRIX.
Que vous n'étiez pour rien ni l'un ni l'autre dans les injures qui vous ont été distribuées par vos défenseurs; et c'est la vérité!... .le jurerais que madame n'a pas donné commission à son avocat de vilipender monsieur?
CÉCILE
Non, certes!
Et que, de son côté, l'avocat de monsieur a tout pris sous son bonnet?
C'est exact.
GUÉRI N
On s;dt bien que ces deux messieurs ont l'habiludo de fouailler leurs bourgeois respectifs.
CÉCILE
Il n'en est pas moins vrai que tous les journaux ont reproduit leurs plaidoiries.
ARTHUR
Qu'elles ont servi de pâture à la malignité de nos amis,
CÉCILE
Et qu'une ti;ansaction entre nous ne réparerait rien.
GUÉRIN
Je ne vois pas pourtant d'autre réparation possible...