SCÈNE II
Les MÊMES, LOUIS, MADAME GUÉ R IN entrait
par le fond.
FRANGINE, à part.
Lui!
DESRONCERETS.
Entrez, entrez... Venez voir une fille qui aime mieux son
argent que son père et que son pays. (Francine cache sa Rgnre
dans ses mains.) Va, tu ii'es que l'eiifanL de ma chair, tu n'es pas l'enfant de mon esprit et de mon âme. Garde ta fortune, garde le pain que tu me donnes! Plus d'aumônes! plus rien de toi, rien!... je te renie; je te...
FRANGINE
Mon père!... (U passe ses mains sur son front et sort précipitamment.) MADAME GUÉRIN, à Louis.
Sa raison s'égare tout à fait. Pauvre demoiselle!
FRANGINE, à elle-même.
Ah! c'est trop!
Pardon, mademoiselle, vous nous aviez fait dire de passer chez vous... mais...
FRANGINE, avec effort.
J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Je vous ai tenu parole, madame. Toutes les femmes ne sont pas aussi intéressées que moi, monsieur Guérin : madame Lecoutellier me charge de vous annoncer qu'elle accepte votre main.
LOUIS, froidement.
Comment! elle renoncerait à son mariage judiciaire? C'est trop de bonté!
Voila toute la joie que tu montres? après tes larmes... car lu as pleuré , je t'ai vu !
LOUIS
Ai-je pleuré? Alors c'est mon amour que je pleurais.
Mais qu'cst-il donc arrivé?
FRANGINE , h Louis.
No vous étonnez pas de l'accueil que vous avez reçu; elle était résignécà à faire un mariage de raison, mais elle m'a