SCÈNE VI
DESROXCERETS, seul, puis GUÉRIN.
DESRONCERETS.
Braves gens! — Quelle aventure! — C'est à en perdre la tète... Dupré! (Entre le vieux domestique.) Dupré, faites ma valise, sans réveiller mademoiselle , qui est indisposée.
GUERIN, entr'ouvraut la porte.
Le voilà , bon !
DESRONCERETS.
Si elle me demande demain matin, vous lui direz que je suis sorti de bonne heure, pour aller déjeuner chez madame Guérin.
GUÉRIN, entrant tout h fait.
Déjeuner chez moi? Quel honneur! (D'upré son.)
DESRONCERETS.
C'est un subterfuge, mon ami, pour cacher à ma ûlle un petit voyage... Vous venez donc avec madame Lecoutellier ?
GUÉRIN
Non, je viens seul dans sa voiture.
DESRONCERETS.
Ah! mon ami, quelle affaire! C'est demain qu'expire le délai
fatal de notre réméré. (Il prend un livre sur la table à gauche et le met dans sa poche.)
GUÉRIN, à part.
Elle a eu bon nez de m'envoyer ici. Arthur a parlé.
DESRONCERETS.
Nous n'y pensions plus, ni vous ni moi.
GUÉRIN
J'y pensais, moi; et je venais justement vous rappeler la date. Êtes-vous en mesure ?
DESRONCERETS.
Non, mais je vais chercher la somme à Strasbourg. Je serai de retour demain à quatre heures.
GUÉRIN
Vous prenez donc le convoi de cinq heures?
DES RONCERETS.
Oui, j'ai une heure devant moi.