SCÈNE IV
Les Mêmes, ARTHUR.
ARTHUR
CÉCILE, à part.
Arthur!
ARTHUR
Vous ici, ma tante?
CÉCILE
Cela vous étonne?
ARTHUR
Ce qui nous arrive est-il assez désagréable!
CÉCILE , 5 part.
L'hypocrite! (Haut.i Que nous arrive-t-il donc?
ARTHUR
Comment! votre avoué ne vous a pas écrit?
CÉCILE
Pourquoi m'écrirait-il?... notre procès n'est-il pas arrêté?...
ARTHUR
Ah! bien oui!... il est jugé!... ma lettre est arrivée trop tard.
CIÎCILE.
Vous avez perdu ?
ARTHUR
Non... J'ai gagné sur toute la ligne.
GUÉRIN, à part.
Quelle tuile!
MADAME GUÉRIN, à part.
Elle le savait! — Mon pauvre enfant!
CECILE , souriant.
Eh bien, colonel, il restait, disiez-vous , une question à vider entre nous?
LOUIS
Il n'y en a plus, madame. -
CÉCILE
C'est vrai; voilà une nouvelle qui change tout. Je vous rends votre parole, colonel.
LOUIS
Vous ne me faites pas l'injure de croire que je la reprendrai?
GUÉRIN , à part.
Troubadour!... (Haut.) Il est beau d'être le courtisan du malheur; cependant, mon ami, si tu n'aimes plus madame, comme tu nous le disais tout à l'heure...
LOUIS
Vous savez bien que c'était une ruse dont vous n'avez pas clé la dupe.
ARTHUR , s'avançant au milieu.
Qu'est-ce que tout cela veut dire ?... A quel propos ces combats de générosité ?
CÉCILE
Ne suis-je pas ruinée?
Merci bien, ma tante; vous me prenez pour un joli monsieur.