LA PERSONNE ET L'ŒUVRE DE TAINE D'APRÈS SA CORRESPONDANCE
I. La Correspondance de Taine. — Généralités sur cette Correspondance : ce (lu'clle nous apprend sur la vie intellectuelle de Taine et sur celle de son temps; — lacunes involontaires et volontaires qu'elle présente, et raisons de ces lacunes; — autres documents importants qu'elle met au jour : les portraits de Flaubert, de Sainte-Beuve, de Renan; — les involontaires échappées
(le sensibilité individuelle 131
II. Les tendances maîtresses de Taine. — Que le fond de la sensibililé chez Taine est proprement romantique : la tristesse, le pessimisme, — Sa forme d'esprit française et classique. — Union de ces deux tendances dans son style : ses examens de conscience littéraires. 143
III. L'histoire morale de Taine. — Son évolution religieuse : le fragment sur la Destinée humaine, et la crise
intellectuelle de la dix-neuvième année; — adoption du panthéisme; — la religion de la science; — liostilité à l'égard du christianisme; — la lettre sur le Disciple; — rationalisme persistant de Taine, en dépit de certaines pages des Origines. — Croyance à la possibilité d'un accord entre la science et le protestantisme. — Sombre pessimisme des dernières années 156
IV. L'histoire de son œuvre. — Nouvelles précisions apportées par la Correspondance sur la genèse des principaux livres de Taine : VEssai sur Tile-Live, — VHistoire de la Liltcral.arc anglaise, — les Origines et leur « défense » à travers la Correspondance. — Presque tous les ouvrages de Taine ont été des ouvrages de circonstance : la destinée, en le détournant de la philosophie pure, l'a utilisé tout entier, et a fait de lui l'écrivain le plus représentatif de sa génération tout entière 178
FERDINANDBRUNETIÈRE
I. En 1894. — La personne physique et le don oratoire. — La personne morale : Pessimisme et bonté. — L'œuvre : sa variété et son unité; — en quoi elle répond aux aspirations contemporaines : par le goût passionné de l'action qu'elle suggère, — par le vrai naturalisme qu'elle prêche, — par la haute moralité qui l'inspire. . 193
IL In memoriam. — Brunetière sur son lit de mort;
— le miracle d'énergie de ses dernières années. — Il éiait né, et même quand il écrivait, il restait orateur, et orateur d'idées : la conférence de Genève sur Calvin;
— les dernières conférences sur V Encyclopédie. — L'œuvre écrite : son caractère évolutif; — le dogmatisme successif de Drunetière; — sa prodigieuse information; — son souci des questions actuelles. — L'évolution religieuse : caractères et principales étapes de cette évolution; — pourquoi Brunetière a tant insisté sur les raisons morales et sociales de croire. — L'homme : sa bonté et sa chaleur de cœur; — sa générosité et sa conscience 203
m. Publications posthumes de Ferdinand Brunetière. — Le volume des Questions actuelles : science et religion relèvent de deux « ordres » diUërenls; — convenance interne entre le catholicisme et la démocratie.
— La dernière série des Discours de combat : la confé-
rence sur les Difficultés de croire. : la question des rapports du bouddhisme et du christianisme; — l'idée de l'union des Églises chrétiennes. — La dernière campagne critique : en quoi les préoccupations religieuses de Brunelière ont renouvelé et fortifié son talent de critique 224
IV. Du marbre pour Brunetière. — Le monument du cimetière Montparnasse. — Que Brunetière mériterait mieux encore. — Gomment il a conquis la notoriété : impressions successives par lesquelles on passait à sofi endroit; — ses cours à l'École normale : son éloquence, son érudition, sa vigueur dialectique, son inquiétude morale. — Brunetière et Berlhelot 243
Unanimité des sympathies qu'a provoquées et méritées Sully Prudhomme. — En quoi sa biographie éclaire et commente son œuvre. — Une âme pascalienne 257
L L'œuvre en prose. — Sully Prudhomme est un philosophe : signification qu'il faut donner à ce terme; — comparaison avec Leconte de Lisle et lleredia. — La philosophie de Sully Prudhomme est plus personnelle qu'originale 261