‹ Maladies blennorragiques des voies génito-urinairesChapitre 61 sur 79 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Arrivé au terme de ce long travail, des conclusions s'imposent. Après les recherches contemporaines, on ne peut plus, à moins de commettre ime grave erreur, considérer la blennorrhagie comme ime simple affection locale. Ainsi que l'a excellemment dit mon distingué collègue, le docteur Marcel Sée, c'est une maladie infectieuse, qui, à l'exemple de toutes les infections, est capable d'engendrer des manifestations multiples, dont Turéthrite n'est que la plus fréquente.

Or, nous avons montré les ravages que tend à exercer le gonocoque, après sa pénétration dans l'urèthre, soit qu'il atteigne directement l'individu par les multiples complications dont il est seul coupable ; soit qu'il s'oppose, par une orchite double, à la perpétuation de l'espèce ; soit enfin qu'il atteigne la progéniture, en provoquant chez le nouveau-né une ophtalmie purulente par l'intermédiaire de sa mère, victime elle-même de l'infection conjugale et des conséquences désastreuses qu'elle comporte.

En face de telles éventualités, quand im sujet contracte une première blennorrhagie, il a l'obligation impérieuse de persévérer dans le traitement jusqu'à libération complète et de ne reprendre la vie commune que sur l'autorisation formelle de son médecin. On risque autrement d'entrer dans le domaine de la blennorrhagie chronique, dont la durée indéfinie, avec ses recrudescences fréquentes et la difficulté de guérison empoisonneront l'existence, conduisant trop souvent le malade à la neurasthénie, après l'avoir exposé à toutes les complications qui menacent de l'assaillir, tant que l'écoulement persiste.

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