‹ Maladies chirurgicales du pénisChapitre 79 sur 80 · GLAND A ORIFICES MULTIPLES · texte numérisé non relu

GLAND A ORIFICES MULTIPLES

qu^une simple fonte ; mais inférieurement cette fente est sur* montée de deux bords en arrière et écartés en avant qui semblent appartenir à une fente distincte de la première et plus superficielle. Malgaigne a donné à cette fente singulière de rorifico uréthral antérieur le nom de 7néat à quatre lèvres,

A son premier degré, le méat à quatre lèvres est formé de deux fentes, dont l'antérieure est extrêmement rapprochée de Tautre, et il garde le calibre ordinaire. A mesure que les bords de la fente extérieure s'écartent, la fente médiane semble remonter vers la partie supérieure du gland ; le méat est alors extrêmement large. A un degré supérieur, les deux fentes sont distinctes, mais il n'y en a qu'une de perforée ; l'autre n'existe qu'à la surface, et c'est, en général, la supérieure. Enfin, à un haut degré, il y a entre les deux orifices un intervalle de 2 à 6 millimètres et plus : la fente supérieure fait suite à un canal qui se termine en cul-de-sac; la fente inférieure occupe la place du frein de la verge, qui manque en partie ou en totalité ; c'est elle qui est le véritable orifice de Vurèthre. C'est à une disposition de ce genre qu'il faut rapporter le cas publié par Fabrice de Hilden sous le titre de : De duplici ductu urinai 10 (i).

La grande lacune supérieure peut cependant avoir un orifice interne, comme le prouve l'une des observations présentées en 1852 à l'Académie de médecine, par Marchai (de Calvi) ; le sujet avait longtemps uriné par les deux orifices ; le supérieur, plus petit et très-court (2 centimètres), s'oblitéra graduellement.

Les deux orifices, au lieu d'être superposés, peuvent être plus ou moins éloignés du premier ; on peut même en rencontrer un troisième; llaller a publié un cas de ce genre ?ous le titre de : Tria ostia in wio glande,

Vidal (2) a observé un cas dans lequel existaient trois ouvertures ; deux perçaient le gland et la troisième était à la partie la plus inférieure de la fosse naviculaire, à la base même du

(1) Cent. Il, obs. LXXVI.

(2 Mémoire cité, p. 142.

Univeilhier a Tait rei>rèsetiler dan imlMofique uu ur^lhre Dornial offran rODnf da gland, »ur la ligne médiane dan^un canal, à parois for! minces, dor^alr d* La verpe jusqu'au ligament ; trait entrt' le forp? caverneux et l'arca» \ier dani la cavité du bassin, où il se ment: chaque branche debiTurcation ( prostate. La pièce mutilée sai-rêlait là être démonstrative, Cruveilhier n'h^sil canal comme représentant les conduits

Marrhal (de Calvi) et Picardat (i ) ont le conduit anormal s'étendait le lon^ d< verse, était sous-cutané et pouvait être l'hysi^. Marchai a pratiqué avec soin I conduit anormal; une bougie n* 1 pou vail jusqu'à la symphyse; mais la l'uK'thrt' n'a pu être démontrée ; jamais iwir ce conduit. Celui qui a été vu par vers le méat anormal il s'échappait, ap pHittes dun liquide clair et peu filant communication avec l'urèthre.

(I) Mucbnl. JcwUmMd* — Picardat, Ihise citée, p. 4t.

I, liai, et Vu

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