‹ Maladies de l'appareilChapitre 54 sur 194 · II. — Traitement · texte numérisé non relu

II. — Traitement

Avant de parler de l’étiologie et de la pathogénie de celle afteclion, il importe de connaître le traitement que j’ai cru devoir instituer et qui causa tout d’abord un certain étonnement à l’un de mes collègues.

1° Alimentation lacto-végétarienne : Prendre chaque jour au moins I litre de lait; manger peu de viande, non faisandée et bien cuite, beaucoup de légumes. — 2° Boire le matin à jeun un grand verre d’eau d’Évian ; vingt minutes après un second verre ; enfin, encore vingt minutes après, un troisième verre; le premier additionné d’un cachet de 50 centigrammes de théobromine avec 25 centigrammes de quinale de lithine, le second et le troisième de 25 à 50 centigrammes de lycétol. — 5° Paire pratiquer tous les jours ou tous les deux jours sur le corps un massage méthodique et généralisé. — 4° Prendre beaucoup d’exercice, faire des promenades à pied au grand air. — 5° Cure hydrominérale à Ëvian, Vittel, Martigny, Capvern ou Contrcxéville.

Ce qui causa l’étonnement, c’est que dans cet te médication générale je semblais délaisser absolument le symptôme dominant, la bronchite. Il n'en était rien cependant, comme on va le comprendre.

Il existe, comme on le sait, deux variétés de médications : l'une, celle du passé, qui a fait son temps, est la médication sjmptomatique , dans laquelle le raisonnement n’entre pour rien, que tout le monde, même une personne étrangère à la

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médecine, pourrait prescrire sans peine en s’aidant d’un formulaire thérapeutique ou d’un dictionnaire. A la toux on oppose les opiacés ou la belladone ; à l’expectoration insuffisante, le kermès; à l’expectoration abondante, les modificateurs des sécrétions, la terpine et la térébenthine. De même, dans les affections du cœur, à l’arythmie on oppose invariablement la digitale. Ne voyant survenir aucune amélioration, on en accuse l’inconstance du médicament, sans comprendre qu’on a fait fausse route.

L’autre médication, seule efficace, est la médication pathogénique , qui s’occupe non du symptôme lui-même, mais de la cause efficiente et physiologique de ce symptôme.

Dans les deux cas auxquels je viens de faire allusion, le symptôme dominant était la bronchite, contre laquelle la médication symptomatique avait complètement échoué, parce qu’elle s’était trop attachée à combattre un effet sans remonter à la cause, à la pathogénie.

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